A qui de droit !

Quand il s'agit de la vérité, le silence devient synonyme de la trahison, ou du moins du mensonge. C'est en cherchant sur le web que j'ai rencontré un site(1) publiant une synthèses conçue à partir de plusieurs articles que j'ai publié sur mon blogs(2) visant  donner des arguments coraniques d'une existence juive organisée dans la terre sainte. La synthèse intitulée  " Vive le sionisme musulman fondamentaliste" a été piquée -sans citer la source- sur un autre site(3)avec comme titre " Le plus sionsite des livres saints: Le Coran"  .

C'est ce que j'appelle une trahison préméditée, en dépit de l'introduction fournie par " le piqueur " de l' article. Jusqu'ici il n'existe de noeud de la question. Le comble est qu'en terminant joyeusement la lecture de l'article,  mais au pied  que nous y arrivons à deux invitations  à un " Articles a lire, à relire et à faire tourner le plus possible!", et  à un site en arabe d'un presumé "fondateur" du Sionisme Musulman Fondamentalisme ". Il faut bien y souligner encore, le dangeureux et sans précédent qualifcatif " FONDATEUR" du sionisme musulman fonfdamentaliste. S'agit-il là d'une SORTE DE SAUCISSON? Apparament le site avait l'air serieux! Site juif et sionsite insistant. Donc pas de place pour gibe!

Voilà donc qu'apparait un mouvement musulman pro-israelien qui servira tôt ou tard à faire taire les hostiles, et mettre difintivement fin  à leurs délires anti-sionsite. C'est dire une manière intelligente de faire sauter l'idéologie islamiste radicale à l'intérieur. N'est-ce pas une arme plusieurs fois plus puissante que n'importe  quelle autre arme nucléaire? dès maintenant nous n'aurons plus besoin que d'ordinateurs pour vaincre un ennemi voilà qu'il est tenace il y a plus de soixante ans.

J'avais pensé, au premier coup, qu'il s'agissait vraiment d'un mouvement structuré, avec plans de travail précis en appui, à integrer avec fierté et gratitude en plus. Ce serait vraiment , à l'occasion, un bon cadre pour rassember des gens avec de bonnes intentions . Mais , contrairement à l'attente  la page était décevante! En cliquant ardement sur le lien,  un blog que je connais déjà et  dont j'etais - sans pudeur  "la femme-sage",   que j'ai personnellemnt baptisé et avoir étè le parrain de tous ses articles qui ne font qu'esquisser mal mes prorpres concepts et idées, qui est là. En face! Même la presentation  du blog en qestion fut piraté - comme il serait fait ulterieurement pour d'autres articles(4)- sans consentement ni indication de la source! Plagia! Ne serait-on pas tomber un nu? Il n'en est pas question.

Après tout bienvenue !!!

- Qui est-ce Hicham Bougrine?

Nombreux sont les gens qui se seraient rués de lui faire des eloges(5)sans  se donner la peine  de la recherche de la vérité effective  et ses intentions implicites dans le plaidoyer pour Israel,  s'appuiant dès les debuts ,sur ma personne tout  en adoptant,  au fur et à mesure, la  defense de  l'idée du sionisme musulman. Leur éxcuse est qu'ils ne connaissent la personne  que du nom, et d'après sa page sur facebook. Mais "le mensonge est une courte corde "comme on dit chez nous. 

 Quel perte que de laisser tomber le devoir de vérifier de telle ou telle allégation  provenant de tel ou tel endroit !  Ensuite, un destin quelconque est en jeu.

Personnellement, outre les "étrangers naïfs et hâtifs",  je me suis trompé de la personne bien que je sois concitoyen, qu'il m'avait cotoyé durant des années de son apprentissage de la theorie de la reconnaissance religeieuse de l'Etat d'Israel - le sionisme musulman fondamentaliste- en-soi,  bien que tout celà je me suis trompé et me permettais de faire de temps à autre à "monsieur Hicham Bougrine " ,  enormement d'eloges, et de me laisser céder, sans  savoir de ses manières d'instrumentalisation de mon nom et  de mes  idées pour des fins égoïstes et miserables. A titre d'exemple:

" Hicham est mon concitoyen villageois. Je le devance de beaucoup d'années. Je me rappelle de Hicham, l'enfant seduit par les histoires de sa soeur Hasna sur la vie animée de sa propre classe, Hasna qui etait alors mon élève dans l'ecole primaire du village. La visite de hicham à notre classe fut le premier contact.C'etait pendant 1984-1985, si je me rappelle bien. En 2003  je retrouve Hicham jeune homme plein d'energie assoiffé d'en savoir sur sa religion et l'islamisme. La coincidence!!! La coincidence est que j'etais entrain d'entamer des recherches sur les fondements coraniques et sunnites d'une reconnaissance religieuse de l'Etat d'israel. Hicham est le seul concitoyen qui a pu, intuitivement saisir la dimension du travail que je lui ai qualifié un jour de BOMBE IDEOLOGIQUE. Son interet n'etait pas en vain, sans resultat: Sa tolerance,sa perseverence sa qualité d'homme serieux l'on aidé tres vite non seulement à penetrer le sujet et relier le religieux au politique, mais aussi à poursuivre l'argumentation fondamentaliste tout en se donnant au procedés analytiques critiques qu'exige une these nouvelle et flatante . C'est pourquoi j'ai choisi de rester loyal à son amitié et de prendre en partage, avec lui, l'objectif, celui de donner d'avantage d'echo à la these de RECONNAISSANCE RELIGIEUSE de l'Etat d'israel. Je suis certain qu'il pourra assumer cette tache. je le remercie beaucoup pour ses efforts deployés dans ce sens. Bon courage!!!"

Je tiens encore à reproduire sur cette page un autre temoignage ulterieur, mais tout à fait contradictoire, d'après avoir étè dévoilé, fait  à l'intention d'une amie musulmane qui connait mieux  la personne  et qui avait étè avide d'en savoir plus sur le cordonnier de son village:

" (...) L'homme m'interdit d'accèder à sa page perso (sur facebook) pour ne pas repondre à des sottises qu'il prone. J'ai ecouté de mes propres moyens  cette interview (sur radio shalom). Je dois écrire à la direction de la radio leur dire que cet homme n'a jamais ouvert le Coran, meme pour une lecture passagere, pour passer pour islamologue - Allah yen3el lli ma ye7chem- C'est sa nature d'imopsteur.  Quand je l'ai rencontré je ne savais pas qu'il avait eu des antecedants juducaires - 2 fois trainé dans des tribunaux pour violence à lâge de la puberté, et 1 ans de prison pour avoir tenté de passer pour policier à casablanca. Cet homme n'a jamais partagé , scientifiquement mes recherches, çà demande une maitrise des outils methodologiques adéquates à ce genre de questions purement fondamentalistes- au sens scientifique,  USUL-Al-FIQH. Mais l'homme qui était un simple cordonnier à Sidi Ahmed, sans relation avec les livres apres avoir quitté ses études secondaires, a pu accumuler un savoir relative à la question siosniste musulman fondamentaliste dont j'ai personnellement forgé le concept et ne cessait de donner des conferences dans des cerles d'amis plus restreints chaque fois que je me trouve dans mon village natal: Sidi Ahmed. C'etait entre 2003 et 2010 date de la coupure. Je pourrais même écrire un compte rendu, surtout que notre homme parle sans cesse d'un mouvement qui ne se trouve que dans sa cervelle tout en évoquant Abdulhadi Palazi. Ce dernier n'a jamais pensé qu'un jour viendrait et serait nomé "sioniste musulman fondamentaliste", même si ses propres propos sont conformes au Coran, il ne s'est jamais attardé sur la question du point de vue methodique,  ce qui rend ces propos des attitudes politiques pro-israeliens coraniquement justifiés. Merci encore . j'attends si tu as des questions!! "

A bon de prétendre admettre l'intelligence spitrituelle pour tout déguisé en moine! Les louanges aleatoires faits de loin et à la hâte expriment certainement un interêt quelconque, et laissent inévitablement à soupçonner des intentions. Ils ne devraient être que superficiels et ne seraient par conséquent qu'un veritable mirage.

En attendant un manifeste siosniste musulman instaurant un mouvement qui puisse raprocher les gens, Il est du devoir de  prendre les choses au serieux et d' "appeller un coq un coq". Le conflit palestino-israelien nécessite un arrangement équitable urgent de la part des deux protagonistes. Mais l'honnêteté  éxige qu'on dénonce à haute voix les manipulateurs et qu' on empêche des curieux addicts de pêcher en eaux troublée. Notre Hicham Bougrine reduit insolemment l'affaire toute entiere en une femme et un Visa!   Que faire alors que chaque " herrag" (6)a sa propre bonne et efficace manière de vaincre sa pauvreté et sa misère?!

--------------------------------------------------------------------------------------------------

1- www.jssnews.com/2010/03/01/vive-le-sionisme-musulman-fondamentaliste/

2- www.amlou.weblogg.no

3- www.amlou.weblogg.no/1238850272_4_avr_2009.html

4 -www.lesioniste.blogspot.com/2010/11/le-mot-hsbara-en-arabe-sur-internet.html

     www.lesioniste.blogspot.com/2010/11/blog-post.html  ( cet article est en Hebreu: היהודי הנודד - מאמר על האתר ומטרותיו בעיתון סוף השבוע של "מקור ראשון ); ce qui traduit (  Juif errant - un article sur le site et les objectis du week-end journal " Makor Rishon" ). Hicham dont l'Hebreu est n'est pas sa langue évite de cite la source de l'article (!)

5 -  www.lesioniste.blogspot.com/2011/05/qui-est-hicham-bougrine-par-jean.html

6 - Dans le dialect marocain le mot "harrag" veut dire " immigré clandestin".

 



David Hansel fils de George Hansel

 Commentaire de monsieur David Hansel reçu sur ce blogg;

"Juste pour dire que ce texte signé "Jean Taieb" est en fait copié mots pour mots d'un article de Georges Hansel paru dans son ouvrage "De la Bible au Talmud" publié chez Odile Jacob."

Messages échangés;

Le 15 janv. 2011 à 01:06, abdelkader amlou <belod_99@yahoo.fr> a écrit :

" Cher monsieur Hansel,
Je suis heureux de recevoir ces notes qui devraient m'echapper. Mais je serai tres reconnaissant si vous auriez l'aimable intention de vouloir me faire part des pages du livre cité dans votre commentaire et qui couvrent la totalité de l'article publié sur mon blog. Votre travail me permettera de faire des changements convenables aux verités . Merci d'avance, monsieur !!
Abdelkader Amlou "

" Cher Monsieur,
Il s'agit des pages 209 à 217 du livre " De la Bible au Talmud" , publié par mon père aux Editions Odile Jacob , qui sont reproduites mot pour mot dans ce texte signé Jean Taieb.
Cordialement
David Hansel "



ESSAIS ET REFLEXIONS SUR LE SIONISME DU CORAN. Par Jean TAIEB

Entre Bible et Coran, qui peut dire qui est le plus sioniste?

Tout d'abord existe-t-il entre judaïsme et islam un conflit d'ordre théologique ? La réponse est sans ambiguïté : un tel conflit n'existe pas. Depuis toujours, l'islam est compris par les Juifs comme un monothéisme strict, un monothéisme d'une pureté parfaite, l'antithèse par excellence de tout paganisme. Le judaïsme a toujours su distinguer christianisme et polythéisme. Il n'empêche que l'idée de l'incarnation divine, du moins dans sa connotation réaliste, est profondément étrangère à notre tradition et détermine un fossé qui ne peut être comblé. Un tel problème ou d'autres analogues n'existent pas dans nos relations avec l'islam.

Le fait suivant, rapporté par Léon Askenazi1, l'illustre parfaitement :

Un peu avant la création de l'Etat d'Israël, le Rav Kook avait été appelé à des discussions par les Anglais. Ils lui ont dit : «Comment vous, les sionistes, vous voulez revenir à Jérusalem ? Que va-t-on faire avec les musulmans ?» Il a répondu: «Quoi ? Il y a une mosquée. Et alors ? Grâce à Dieu, dans une mosquée, il n'y a pas d'idole et s'il y avait la paix entre les Juifs et les musulmans, nous les Juifs d'Israël, de Jérusalem, nous pourrions dire nos prières dans la mosquée, sur la montagne du Temple. Ce serait parfaitement casher. Les musulmans sont de vrais monothéistes.»
Il est frappant de constater que la quasi-totalité des grands théologiens juifs, notamment Saadia Gaon, Maïmonide, Ibn Gabirol, Juda Halévy, sont tous issus de pays musulmans et ont étudié et discuté les doctrines islamiques, reprenant éventuellement à leur compte certaines notions ou arguments, quitte à indiquer avec telle ou telle doctrine des points de divergence. Historiquement tout s'est passé comme si la connaissance de la théologie islamique était utile à la formulation propre de la pensée juive, au même titre que la connaissance et la discussion des doctrines de Platon et d'Aristote2.

Il faut toutefois faire état d'une certaine différence dans l'interprétation du monothéisme entre judaïsme et islam. La notion de monothéisme a deux significations que l'on peut fixer respectivement par les termes d'unicité et d'unité du divin. La première version du monothéisme consiste à professer dans toute sa clarté et toute sa simplicité l'unicité de l'être divin. Telle est la pierre angulaire du credo islamique qui énonce : il n'y a pas d'autre divinité que Dieu. A partir de cette notion pure s'édifie une théologie rationnelle établissant les attributs positifs de cet unique Etre Suprême, lequel est rigoureusement exempt de toute représentation imagée. Rien dans cette conception ne peut choquer un tenant du judaïsme et la théologie juive se présente souvent en première approximation sous une forme semblable.

Cependant, à cette idée d'unicité, le judaïsme en superpose une autre, plus complexe, celle d'unité du divin, qu'il me faut maintenant introduire. Le point de départ en est un saut théologique, en vertu duquel la notion même d'Etre Suprême muni de ses attributs est dépassée, sinon même abandonnée. Dans le Guide des Egarés, Maïmonide a donné de ce saut théologique une formulation sans ambiguïté : en dernière analyse, rien ne peut être positivement énoncé de Dieu. Toute affirmation sur Dieu est une manière de parler excluant son contraire. L'ultime théologie du judaïsme, dit fermement Maïmonide, est négative. La théologie négative définie par Maïmonide place la notion de Dieu dans une transcendance qui non seulement échappe à toute représentation imagée, mais, plus que cela, échappe à toute détermination conceptuelle. Une expression nette de la différence qui apparaît ici entre pensée juive et pensée islamique a été également énoncée par le Rav Kook : le Dieu de l'islam se présente comme un Infini conçu, atteint conceptuellement ; le Dieu du judaïsme comme un Infini non conçu. Une autorité majeure du 18-ème siècle, le Gaon de Vilna, ira même encore plus loin dans cette radicalisation en énonçant : «de l'Infini, on ne peut rien dire ni penser, on ne peut même pas le définir comme l'Existant nécessaire 3.»

Conséquence de ce saut théologique, la relation à l'Infini ne saurait conserver son caractère de simplicité immédiate et directe. Elle se produit à travers les multiples figures où nous rencontrons l'Infini selon une détermination partielle. Pour le dire schématiquement, c'est à travers un monde de valeurs, qui, elles, sont tout à la fois infinies et concevables que s'effectue la relation à l'Infini. Dès lors le principe monothéiste prend une nouvelle signification : il consiste en l'affirmation de l'unité ultime des valeurs, et en conséquence leur conciliation possible, par delà la variété ou les contradictions dans lesquelles nous les saisissons. Telle est l'inspiration centrale de la loi juive : construire un modèle d'existence prenant en compte les nécessités concrètes et au sein duquel chaque aspiration humaine, chaque idéal, chaque transcendance, puisse trouver sa place. Il ne s'agit plus tant d'affirmer l'unicité de l'Etre suprême que l'unité dernière des formes de notre relation à l'Infini, laquelle ne peut se produire qu'à travers une multiplicité de valeurs4. Voici comment Léon Askénazi, à la suite de Jacob Gordin et d'Elie Benamozegh, résume cette conception du monothéisme :


La "sainteté", pour la Torah, c'est l'unité de toutes les valeurs. Chaque peuple, chaque nation, chaque tradition, chaque doctrine, chaque religion à la limite a, semble-t-il, pour tâche dans l'histoire de mettre en évidence, de façon spéciale, telle ou telle valeur en particulier. Le cas du judaïsme est à part. Son idéal, c'est l'unité des valeurs. Jacob Gordin, mon maître, citait le rabbin Elie Benamozegh, qui dans Israël et l'humanité écrit : Chaque nation, chaque tradition a une perle ; mais Israël est le fil du collier5.
Cette conception ne signifie pas relativisme, absence de toute hiérarchisation. Au sein de la constellation des transcendances qui se dévoilent avec l'apparition de l'humain, le judaïsme a des préférences nettes. Pour lui l'éthique, visée d'un perfectionnement personnel bien sûr mais surtout souci des obligations envers autrui et réalisation collective de la justice sociale, tient une place centrale ou en tout cas une place de choix. Le judaïsme privilégie une relation à l'Infini dont l'action morale est à la fois l'accomplissement et le témoignage. Voici comment s'exprime Emmanuel Levinas :

La relation morale réunit donc à la fois la conscience de soi et la conscience de Dieu. L'éthique n'est pas le corollaire de la vision de Dieu. Elle est cette vision même.... Dans l'Arche Sainte d'où Moïse entend la voix de Dieu, il n'y a rien d'autre que les tables de la Loi... ``Dieu est miséricordieux'' signifie ``Soyez miséricordieux comme lui''... Connaître Dieu, c'est savoir ce qu'il faut faire... Le pieux, c'est le juste6.
De même le Rav Kook écrit :

Cela ne nous chagrine pas si telle ou telle structure de justice sociale s'établit sans la moindre mention de Dieu, car nous savons que la seule exigence de justice, sous quelque forme que ce soit, constitue par elle-même l'épanchement divin le plus lumineux...7
Cependant hiérarchiser la constellation des valeurs ne signifie en aucune façon exclusion de l'une quelconque d'entre elles. Il suffit pour le judaïsme que soient respectés certains principes tenus par lui pour universels qui, pour la plupart, sont commandés par la raison ou se trouvent à la base de toute civilisation humaine. Le judaïsme fixe ces principes dans ce que le Talmud appelle les lois noachides, les lois des fils de Noé. Or il est facile de montrer que l'islam satisfait amplement aux exigences de ces lois noachides. En conséquence, nous avons la réponse à la question qui nous est posée : on ne saurait par définition associer à la relation entre judaïsme et islam la notion de choc des valeurs. Ce serait d'emblée contraire à l'idée monothéiste telle qu'elle est comprise par le judaïsme, unité ultime à la fois déclarée et construite de la multiplicité des accès à l'Infini, chacun de ces accès ayant sa pleine légitimité. C'est, entre autres, et peut-être même à une place privilégiée, le cas de l'islam.

Tant que nous nous maintenons sur ce plan théorique, toute divergence entre judaïsme et islam a donc vocation à se concrétiser dans une confrontation d'idées menée sur un mode amical, voire même fraternel. Mais un problème grave apparaît lorsque le monothéisme de l'unicité de l'islam se traduit de façon mécanique dans la vie sociale et politique. En effet, corollaire de la notion d'unicité, la ligne de plus grande pente de cette traduction tend à l'instauration d'une société religieusement homogène, éventuellement même totalitaire. Cette ligne de plus grande pente a souvent été suivie dans le monde islamique, avec notamment pour conséquence pour la communauté juive une situation de soumission institutionnelle accompagnée d'humiliations juridiquement formalisées. Cependant je ne prétends pas qu'il doive obligatoirement en être ainsi. Assurément l'islam peut être interprété sur un mode nuancé et tolérant et cela s'est effectivement produit à certaines périodes heureuses.

A partir du 20e siècle, la tendance hégémonique de l'islam, en corrélation avec la transformation de l'existence juive, a conduit à un nouveau conflit qu'il me faut maintenant décrire. Avec la naissance du mouvement sioniste, le peuple juif est entré dans une nouvelle phase de son histoire. Tout se passe comme si le peuple juif, considéré comme un tout, avait décidé de mettre un terme à des siècles de dispersion et d'absence d'indépendance politique en rétablissant sa souveraineté sur tout ou partie de la terre de Palestine. Or cette terre étant considérée comme une terre musulmane, la réalisation d'un tel processus est inadmissible pour un islam à tendance hégémonique. D'où la naissance d'un conflit de type très spécial. Ce n'est pas un conflit entre deux peuples, tel le conflit israélo-palestinien, où deux peuples se disputent une même terre. Ce n'est pas une guerre de religion, telles ces guerres qui ont opposé dans le passé l'islam et la chrétienté. Ce n'est pas non plus le choc de deux empires ou de deux systèmes sociaux. Dans tous ces exemples classiques les protagonistes, les entités qui s'opposent, relèvent d'un concept commun, peuple, religion, empire, système social. Alors qu'ici nous nous trouvons en face d'un conflit dont les protagonistes sont d'un côté une religion, un monothéisme à visée hégémonique, l'islam, et de l'autre un peuple, le peuple juif, l'essence du conflit étant la contestation religieuse d'une souveraineté nationale.

Cette hétérogénéité entre les parties en cause donne au conflit un caractère d'extrême rigidité. Les termes dans lesquels ce conflit se pose, religion à vocation hégémonique contre peuple aspirant à son indépendance, privent un dialogue de tout objet possible et même d'un langage commun et semblent ne pouvoir conduire qu'à la violence. Comment concilier l'eau et le feu ? Avant de revenir sur ce point dans un instant, je veux souligner deux éléments qui se combinent pour aggraver encore de façon non négligeable la rigidité issue de cette difficulté conceptuelle.

Le premier élément est la dispersion du peuple juif, dispersion en premier lieu géographique mais aussi culturelle. Qu'y a-t-il de commun entre des Juifs intégrés à des nations et à des cultures différentes ? Dans un opuscule célèbre de 1913, Staline avait établi les cinq critères constitutifs de toute identité nationale, et, sur la base de cette analyse, il avait logiquement conclu que les Juifs ne sauraient prétendre à une telle identité. Sans reprendre le détail de la construction stalinienne, les autorités islamiques utilisent souvent une argumentation voisine qui n'accorde à l'existence juive que l'unité d'une religion. Qu'importe si cette argumentation est effectuée de bonne foi ou non ? Dans tous les cas elle contribue à la rigidité du conflit.

Un deuxième élément tient au fait que le processus historique en cours est loin d'être achevé. La majorité du peuple juif vit toujours en diaspora et il n'est pas besoin d'être prophète pour prévoir que, sauf circonstances inattendues, son rassemblement en Israël ne sera pas accompli avant plusieurs dizaines d'années. La nécessité d'une telle durée conduit tout naturellement à nier non seulement la légitimité mais la réalité même du processus. Ne doit-il pas être interprété comme une pure utopie à laquelle les dures lois de l'histoire finiront par mettre un terme ?

Les deux éléments que je viens de mentionner, dispersion du peuple juif et longueur inévitable de son rassemblement, peuvent se réunir en un même argument auquel il est malaisé de répondre. L'histoire ne fournit aucun exemple d'un peuple exilé de sa terre, dispersé pendant des siècles, se rassemblant à nouveau et retrouvant sa souveraineté nationale.

Dès lors quelle valeur peut-on accorder à une revendication qui n'a aucun précédent ? N'est-ce pas tout simplement une chimère ? Le refus islamique jouit donc d'une cohérence et d'un attrait spéculatif indéniable.

On ne sera cependant pas étonné d'apprendre que la tradition juive prend ici le contre-pied de la position islamique. Dans son ouvrage l'Eternité d'Israël, le Maharal de Prague, une autorité talmudique incontestée du 16ème siècle, établit le caractère inéluctable d'une fin de l'exil. Voici, succinctement résumé, le schéma de son argumentation. Le point de départ en est l'évidence de l'existence d'un peuple juif. Or, dit le Maharal, il n'est pas conforme à la nature des choses qu'un peuple soit dispersé, qu'il ne réside pas sur sa terre et même qu'il soit soumis à la souveraineté d'autres nations. Une situation aussi anormale ne saurait subsister toujours et, tôt ou tard, l'histoire du peuple juif retrouvera un cours normal. La dispersion, l'exil et la dépendance politique ne peuvent être que provisoires.

Partis d'une grande proximité théologique, nous voici donc en face de deux logiques antagonistes. Il faut donc nous demander si ce conflit irréductible doit nécessairement conduire à la violence et si, à plus long terme, on ne peut quand même espérer qu'il trouvera sa solution. A partir de maintenant, c'est surtout ma conviction personnelle que je vais présenter.

Il est concevable que le conflit entre l'islam et le peuple juif subsiste dans sa version théorique sans être accompagné de violence. Il ne manque pas de part et d'autre d'esprits pragmatiques qui, comme Jean de La Fontaine, savent que « patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.» La patience et le pragmatisme sont des principes acceptables aussi bien par le peuple juif que par l'islam et ils ont souvent été mis en pratique. Dès lors, on peut concevoir un arrangement provisoire, une sorte de hudna prolongée ou cote bien taillée, permettant à chacun de rester fidèle à sa conception tout en repoussant à une date ultérieure indéterminée son plein accomplissement, excluant par là même le recours à la violence. Mais peut-être n'est-ce qu'un rêve !

Et pour finir, une solution proprement dite du conflit est-elle pensable ? La réponse serait assurément négative si nous n'avions été les témoins en notre temps de la résolution d'un conflit similaire qui apparaissait, si l'on peut dire, encore plus irréductible, je veux parler du conflit millénaire entre le peuple juif et le christianisme ou, plus précisément, l'Eglise catholique. En moins de cinquante ans, il a trouvé sa solution, ce qui était au sens littéral impensable auparavant8. Il est très éclairant d'en décrire les étapes que je ramènerai à trois principales.

Dans un premier temps, sur l'initiative de Jean XXIII, avec le concile Vatican II, l'Eglise catholique a coupé avec son antisémitisme traditionnel. Il suffit de se reporter aux documents diffusés à l'époque par l'opposition au concile pour mesurer l'importance de cette révolution.

Puis, dans les décennies qui ont suivi, nous avons assisté à une révolution cette fois proprement théologique, l'abandon par l'Eglise de la doctrine de la substitution. Le peuple juif n'est plus une branche morte dont l'obstination à refuser le message chrétien explique ou même justifie les malheurs qui l'accablent. Le maintien à côté de l'Eglise d'un peuple juif fidèle à sa foi est désormais reconnu comme absolument légitime, sinon même nécessaire. On attribue souvent à Jean-Paul II le mérite de cette transformation. Il me semble que c'est autant au Cardinal Ratzinger, devenu Benoît XVI et trop vite qualifié de prélat conservateur, que nous la devons. J'ai nettement l'impression qu'il a en tout cas participé directement à la construction théorique de la nouvelle théologie. Enfin dernière étape, grâce avant tout à une décision de Jean Paul II, la reconnaissance par l'Eglise de l'Etat d'Israël. Qu'il puisse subsister telle ou telle divergence plus ou moins importante ne doit pas occulter l'essentiel : sauf retournement improbable, le conflit entre le peuple juif et l'Eglise catholique appartient désormais au passé.

Je n'aurai pas la naïveté de croire qu'il faut s'attendre dans un délai rapproché à une évolution similaire de l'islam. L'espérance d'une solution n'a pas encore de contenu concret mais du moins peut-elle être soutenue en tant qu'idée par l'existence d'un précédent. Je ne peux cependant occulter l'anxiété qui accompagne cette idée et n'ose même pas nommer ce qui a conduit au précédent qui l'a rendue pensable.

Le plus sioniste des Livres saints : le Coran

Vu la valeur scientifique de la synthèse faite sur le site www.geopolitiquebiblique, je trouve la nécessité de la republier sur mon blog.
 Avec mes remerciements les plus sincères à l'auteur.

********************************************



Abdelkader Amlou, écrivain et poète marocain, nous livre une curieuse mais intéressante statistique: sur les 6258 versets coraniques 670 versets, soit plus de 10 %, nous racontent l'histoire des Fils d'Israël. Ces versets sont dispersés dans près de 26 sourates sur 114 soit 23 % du Coran.

La plupart de ces versets peuvent être qualifiés de sionistes dans la mesure où ils retracent l'histoire d'Israël selon un plan divin bien défini: l'entrée de Jacob et ses fils en Egypte, la naissance de la nation avec Moïse, la fondation du royaume et le règne de David et Salomon. Mieux encore, ces versets insistent sur la nécessité pour les Bnei Israël de prendre possession, sans faiblir, de la terre qui leur a été promise par dieu-Allah : Versets 20 et 21 de la sourate 5 : "Souvenez-vous lorsque Moïse dit à son peuple : O, mon peuple, rappelez-vous le bienfait d'Allah sur vous, lorsqu'il a désigné parmi vous des prophètes. Et Il a fait de vous des rois. Et Il vous a donné ce qu'il n'avait donné à nul autre aux mondes. O, mon peuple, entrez dans la terre sainte qu'Allah vous prescrite. Et ne revenez point sur vos pas [en refusant de combattre] car vous retourneriez perdants ".

Qui plus est, les versets qui se rapportent à la promesse d'accorder la terre aux fils de Jacob-Israël n'est pas circonscrite dans le temps ni limitée à des situations spécifiques. Le Coran abonde en rappels des conquêtes des terres saintes par les Fils d'Israël, l'établissement du royaume par David et la construction du Temple par salomon.

Monsieur Amlou en déduit que les musulmans devraient adopter une attitude plus conforme au texte littéral du Coran et réviser leur attitude haineuse vis à vis d'Israël. Halevaï (pourvu que), comme on dit chez nous, mais les choses ne sont pas aussi simples.

Le Coran fait un distinguo assez clair entre les Benou-Israel (Fils d'Israël) et les Yahoud, juifs, descendants du royaume de Yéhouda, qui, pour bon nombre d'entre eux, étaient venus s'installer ou vivaient depuis toujours dans la péninsule arabique . Pour faire simple, lorsqu'il s'agit de retracer une vérité historique incontestable, le Coran utilise le terme de Bné Israël et lorsque cela devient religieux, culturel, politique, bref conflictuel, c'est le mot Yahoud qui est employé. Les Bnéi israël historiques, descendants de Jacob-Yaâcob ont droit à tous les égards, les  Yahoud, c'est une autre affaire, il faut les débusquer derrière chaque pierre et les combattre sans relâche.
 
Autre problème qui a surgi dès le VI siècle c'est la non reconnaissance par Mahomet et ses continuateurs du Talmud. Les Musulmans acceptent et reconnaissent la Torah écrite, mais rejettent le Talmud qui réglemente le cadre de la vie juive. C'est le Talmud en effet qui crée la distance entre  l'environnement arabe tribal et les Yahoud qui se conforment aux enseignements du Talmud dans leur vie religieuse et profane. Pour les nouveaux musulmans, les choses sont claires: d'un côté la parole d'Allah retranscrite dans la Torah et de l'autre la parole des hommes, le Talmud, qui pour eux est un vaste champ de polémiques où aucun rabbin n'est d'accord avec l'autre.

Quant à Mohamet, n'est avis qu'il voulait être intégré dans la lignée des prophètes d'Israël, d'où son insistance à se faire reconnaître comme tel par des juifs de Médine et des environ; la meilleure preuve: l'instauration de Jérusalem comme direction cardinale de la prière. Devant leur refus, il prit deux décisions: la première, massacrer quelques tribus juives, la seconde, se mettre à son compte, en instaurant sa propre croyance, transformée en religion par la suite, et bien entendu, se tourner désormais vers la Mecque.

Les thèses développées par Monsieur Amlou ne lui ont certainement pas valu que des amis et j'admire son courage de les avoir développés. Il n'empêche que son analyse est juste et mériterait d'avantage d'écho, auprès des Juifs et des Autres, et surtout des Musulmans, qui feraient bien d'étudier d'avantage leur Coran en se livrant à une analyse critique des déviations inacceptables que certains de leurs coreligionnaires en font.

Il est clair que tant que les juifs n'avaient pas commencé à prendre possession de la Terre d'Israël, le sionisme coranique était là en tant que projet utopique, de curiosité. « C'est marqué dans le Coran, et puis après, ça ne s'est jamais réalisé ». Dès le moment où le projet a pris corps, les musulmans auraient pu et du s'interroger sur le contenu de leurs saintes écritures, qui par nature se veulent intemporelles, et accepter le droit des Yahoud à la terre promise aux Benou-Israel. Je suis d'ailleurs convaincu que certains d'entre eux l'on fait, mais qu'on les a fait taire, vite fait. Si on ne peut plus faire confiance dans la parole d'Allah, où va t-on ?



Source:  
http://www.geopolitiquebiblique.com/article-29412687.html

Lettre ouverte à la webradio québécoise : RoCKIK.com .

Bonjour,

      J'ai écouté les propos repris par vous de madame Anne-Marie Delcambre, sur ma thèse de "Reconnaissance Religieuse" ou "Le Sionisme Musulman", dont la synthèse fut un "Appel aux musulmans: Quand le Coran est sioniste": http://www.libertyvox.com/files/RocKIK_AnneMarieDelcambre_060428.mp3.

     Je vous prie de bien vouloir réserver le droit de réponse à tous ceux qui faisaient l'objet d'attaques de madame Anne-Marie Delcambre, car, parlant de moi, ses déductions que je qualifie de "hâtives" ont été faites à désorienter le public. A vous même de revoir sa lecture du verset qu'elle lit à moitié rien que pour nous dire que la promesse est abrogée. Ce qui est mensonge. Heureusement le verset de la promesse dans la 5eme sourate est devant vous, vous n'avez qu' ouvrir le Coran, pour lire que la promesse fut retardée de 40 ans "..durant lesquels ils erreront sur la terre.."
     Pour en savoir plus je vous donne le lien à mon blog. www.amlou.weblogg.no.

    Je vous informe que je  soumets  à la publications des articles concernant le "sionisme musulman fondamentaliste", esperant apporter assistance au Moyen-Orient, sans idée aucune d'appeler à remplacer un Etat israélien par un Etat musulman comme disait notre dame.

bien à vous,

Cordialement votre,

Abdelkader Amlou
www.amlou.weblogg.no

Entre Anne-Marie Delcambre et David Bentata






Delcambre

l'imam caché


Inscrit le: 06 Mai 2005
Messages: 10446

MessageAvant de continuer sur l'article n°3 du " Discours coranique: La metaphore", je vous invite à lire la polemique ci-dessous:
Pages Piquées sur libertyvox.com.






Posté le: 10 Juil 2006, 08:21    Sujet du message: L'IMBROGLIO DES "RELIGIONS ABRAHAMIQUES" !
 

Un juif religieux, vivant en Israël et partisan du dialogue entre l'islam et le judaïsme , "attaque" l'article que j'ai écrit contre ce musulman , Abdelkader Amlou, qui prétend que le Coran est sioniste.
En fait le problème qui le gêne , dans ma virulence contre l'islam, c'est qu'en attaquant l'islam ...j'attaque aussi le judaïsme car dans la Thora , les invectives CONTRE LE PEUPLE D'ISRAËL sont nombreuses. Et les invectives que reprend le Coran contre les Juifs sont exactement les mêmes que celles que la Thora dirige contre son propre peuple qui n'a cessé de dévier.
Ce qui est dit dans le Coran "contre les Fils d'Israël" est de la copie pure et simple ou de la restitution par coeur  de ce qui est dit dans les textes de la religion juive.
Autrement dit ce n'est pas le Coran qui attaque les Juifs, c'est le Coran qui reprend les attaques portées par les prophètes de la Bible contre le propre peuple d'Israël. 

Voici le mail de mon "adversaire" , que la paix et la Bénédiction soient sur lui 


Citation:
" Madame Delcambre, dans ses remarques à propos des versets 5-20-:-26, prouve qu'elle n'a jamais lue les Livres de Moïse, la Tora.
Dans les Nombres (un des cinq livres de Moïse) Chapitres 13,14 est racontée l'histoire esquissée (mal) par le Coran et elle aurait compris la condamnation dont fut l'objet le peuple Hébreu. En clair Amalou a eu raison de négliger les versets détaillés par Mme Delcambre pour ce qu'il voulait démontrer; les versets négligés ne diminuent en rien ce que Allah-D.ieu a consenti au peuple Hébreu: la terre d'Israël; Il a simplement différé l'heure de transmission de l'héritage.
Nous conseillons vivement à Mme Delcambre de lire la Tora qu'elle ignore totalement; elle comprendra de nombreuses histoires bibliques racontées dans le Coran avec des 'déviations' dues à des défauts de mémoire: Muhammad débitait ce qui devait être des versets du Coran de nombreuses années après avoir étudié la Tora. C'est du reste une des critiques fondamentales du texte du Coran. Elle pourra alors se joindre à nous dans ces critiques au lieu de se perdre dans des considérations sans fondement.
David Bentata



 Voici ma réponse
Lors de la parution de "l'islam des interdits" qui consacre un gros chapitre aux invectives du Coran contre les juifs, la gentille assistante de Calvi (réalisateur de C dans l'air) Hélène Lebel avait eu la franchise de me dire que la "communauté"(juive) était partagée , concernant mon livre. Certains pensaient que les attaques contre les juifs contenues dans le Coran étaient dangereuses pour eux et que j'avais bien fait de les dénoncer ;
mais d'autres juifs faisaient remarquer que ces attaques étaient les mêmes que celles portées dans leurs propres livres contre eux-mêmes. Et que les musulmans "cultivés" pourraient très facilement le leur dire.
Je n'avais pas oublié cette remarque.

La "lecture juive du Coran " de Haï Bar-Zeev n'a fait que confirmer cette hypothèse , à savoir qu'une grosse partie du Coran est une reprise pure et simple du" Livre de Moïse".

Le problème pour certains juifs "laïcs" c'est qu'ils ignorent leurs propres Ecritures.  Alors c'est vrai que l'islam vient là , dernier arrivé, en ayant copié, déformé et que le modèle de société qu'il veut nous imposer est plus proche du judaïsme que du christianisme, mais d'un judaïsme copié, récité, sans bémols, sans réflexion, sans garde-fou !

Vraiment j'en ai de plus en plus marre de ces foutues religions abrahamiques" qui se soutiennent et dont le combat est un combat contre LA LAÏCITE,
j'en ai marre de ces religions "abrahamiques"qui empêchent qu'on dénonce leurs conneries, qui veulent réintroduire le délit de blasphème.


Qu'est-ce que c'est que ce pouvoir des religions, qui condamnèrent au bûcher hier, qui menacent encore le monde aujourd'hui .
Et ce sont toujours ces foutues religions abrahamiques.
J'aime beaucoup Santiago sur ce forum. Mais je n'aurais pas voulu être juive au moment où Isabelle Ière La Catholique, reine de Castille (1474-1504) est venue au pouvoir , avec Ferdinand d'Aragon, son cher époux  . Son mariage , en 1469 , relaté il y a deux ans(?), par la TV espagnole , m'avait presque fait pleurer ( je me trouvais en Espagne ) . C'est le PAPE qui les nomma ROIS CATHOLIQUES (reyes catolicos) (accent sur le o de to , c'est mon clavier qui ne peut le marquer)
En 1478 , ma charmante petite Isabelle organisa l'Inquisition en Espagne  

D'après le jésuite Pierre Gibert Abraham n'aurait jamais existé 
Je suis résolument laïque. Mon combat est pour la laïcité.
    
Delcambre
l'imam caché


Inscrit le: 06 Mai 2005
Messages: 10446

MessagePosté le: 10 Juil 2006, 10:39    Sujet du message:  

 Ce charmant juif partisan du dialogue entre juifs et musulmans continue de donner ses arguments.



Citation:
Madame,
Vous ne connaissez rien à l'Islam sans connaître la Tora: Muhammad sans la Tora n'aurait pas existé.
Non, Madame, je ne veux pas connaître abrogeants et abrogés, ce qui m'interesse c'est la logique du Coran et ses contradictions. Un livre saint, tel qu'il est pour les Musulmans, ne peut en contenir théoriquement: comment Allah, qui inspire le Coran, reviendrait-Il sur ses décisions (comme la qibla première et deuxième?). Voilà qui est intéressant pour douter de la sainteté du Coran! Ce qui n'empêche de tenter de rechercher la logique des pensées ce que vous refusez de faire en vous enfermant dans votre science.
Erreur! Madame! j'ai parlé de la traduction de Berque simplement pour la numérotation des versets. Je détiens les traductions du Prof. Rivlin et du Dr Ben Shemesh en hébreu sur lesquelles je me base pour le sens.
Je vais répondre sommairement à vos réponses.
Dans le livre que je propose à des éditeurs, je recommande précisemment aux Musulmans de lire la Tora en même temps que le Coran pour saisir les citations décousues et incomplètes de Muhammad.
Voilà une tâche que je vous propose. Elle vous sera utile car votre science reste bancale.
Salutations
David Bentata



Réponse : bien sûr que c'est en grosse partie copié sur le judaïsme, mais pas uniquement, il y a la sourate Marie, qui a eu un fils sans l'intervention d'un homme
Sourate 19 , Maryam , verset 20
" Elle dit : " Comment aurais-je un fils, quand aucun homme ne m'a touchée, et que je ne suis pas une prostituée ? " qâlat annâ yakûnu lî ghulâmun wa lam yamsasnî bacharun wa lam aku baghiyyan"
Et là on s'écarte du judaïsme . Il s'agit en fait d'une hérésie, un mélange entre judaïsme hérétique et christianisme hérétique.
Donc cela ne me servirait à rien de lire la Thora , sinon pour retrouver ce que l'on trouve dans le Coran. Et j'avoue que ces religions ne m'attirent absolument pas.
Seulement c'est intéressant de savoir que le judaïsme a constitué la base de cette troisième religion "abrahamique". Quel imbroglio! 

Ps: pour lire plus : http://libertyvox.com/phpBB/viewtopic.php?t=1286&highlight=bentata

Sionisme musulman(6)

Le discours coranique: La métaphore(2)

      Dans l'anarchie mondiale actuelle ou ce qu'on appelle « vide idéologique », la montée de l'islamisme à multiples discours souvent opposés, islamisme transnational qui, du point de vue occidental, menace la civilisation humaine, alors que le christianisme, souffrant déjà d'une laïcité ferme d'un Europe allant vers son unité politique, se trouve dans l'obligation d'attirer l'intention sur la valeur ajoutée de l'unité spirituelle, sur la base du christianisme qui caractérise l'identité européenne en particulier et, la civilisation  occidentale en général.
     Le pape Benoît XVI  propose un dialogue raisonnable, digne d'un occident raisonnable, car « agir avec violence est contraire à la nature de Dieu et à la nature de l'âme ».
     Les mots
Violence, Dieu, Ame, sont incompréhensibles que dans le contexte culturel occidental. Dans la conception musulmane,  Dieu est transcendant et ne doit être conçu  en tant que sujet concret, ou lui attribuer une image quelconque : tout ce qu'on peut imaginer d'un objet quelconque n'admet aucune ressemblance à Dieu. De même que l'Ame  qui , dans la conception occidentale, est  l'essence indépendante du corps. Cette conception est étrange dans le contexte islamique où le mot prend le sens du mouvement essentiel du corps lui-même. L'âme et le corps sont indissociables l'un de l'autre. Quant à la  Violence , s'elle est l'acte où se manifeste la haine dans son état excessif, elle ne doit être absolument inutile.
     Ceux qui qualifiant l'Islam de violent, le font par comparaison  entre Mohammed et Jésus. Ils ferment les yeux de voir deux réalités historiques radicalement opposées l'une à l'autre. Jésus fut assurément l'expression profonde d'une conscience collective d'un peuple digne d'être souverain, en défaite quasi-totale, soumis à la domination, à l'humiliation  et dépourvu de tout moyen susceptible de permettre à nouveau la renaissance. S'affrontant aux autorités traditionnelles du peuple, celles des romains, était inévitable et rendait impossible sa mission. L'Evangile nous raconte que malgré les miracles dont le peuple lui-même fut témoin, personne n'aurait pu aller loin dans un projet de délivrance : Même les douze disciples l'ont trahis. Le projet de délivrance, puisque Jésus a été venu sauvez les âmes, avait constitué une menace au peuple, qui alors la force négative, n'ayant eu aucune attention d'affronter les romains, irait au contraire plus loin dans sa dénonciation, et serait soucieux de sa crucifixion.
     Certainement, le sort de Mohammed était autre. Après sept siècles d'histoire, dans un désert géographiquement isolé, loin de toute intervention extérieure autre que l'autorité tribale traditionnelle, la marge des libertés personnelles des individus, tout çà, allait en pair avec d'autres facteurs relatifs à la nature du message, détermineront du sort de toute l'Arabie.
     D'où vient au pape l'idée d'un islam violent ? «...à la lecture de l'édition publiée par le professeur Théodore Khoury (Munster) d'une partie du dialogue que le docte empereur Manuel II Paléologue, peut être au cours de son quartier d'hiver en 1391 à Ankara, entretint avec un persan cultivé sur le christianisme et l'islam et sur la vérité de chacun d'eux. ». Un dialogue qui  viendrait en mémoire de l'empereur après plus de six ans de sa date : «  L'on présume que l'empereur lui-même annota ce dialogue au cours du siège de Constantinople entre 1394 et 1402 » et « ainsi s'explique le fait que ses raisonnements (l'empereur) soient rapportés de manière beaucoup plus détaillés(sic) que ceux de son interlocuteur persan ». Le dialogue commente le pape «  porte sur l'étendue de la dimension des structures de la foi contenues dans la Bible et dans le Coran et s'arrête notamment sur l'image de Dieu et de l'homme, mais nécessairement aussi toujours à nouveau sur la relation entre- comme on le disait- les trois « lois » ou trois « ordre de vie », l'Ancien Testament-le Nouveau Testament-le Coran. ».  Le pape dans sa leçon, relativement au sujet de l'islam voudrait seulement aborder un «   argument assez marginal » dans la structure de l'ensemble du dialogue qui dans le contexte de son thème « foi et raison ». disait-il,  l'a  « fasciné » et lui servirait de point de départ à ses réflexion sur le thème.
     Ce qui a fasciné le pape n'est qu'un argument  «  assez marginal » dans toute la structure de l'entretien dont on rapporte des détails d'un seul interlocuteur entre un chrétien et un musulman. Le pape n'est pas sûr de toutes les données. « peut être », « l'on présume », «  ainsi s'explique » sont des expressions d'incertitude, outre quoi  nous pourrions passer si non cet «  argument assez marginal » qui servait de point de départ des réflexions assez dangereuses : Le pape semble présenter un empereur. En vérité il se cache derrière lui et rien ne le dénonce que ses propres commentaires qui viennent de temps à autre compléter un vide laissé où découvert par lui dans un entretien médiéval. 
    «  Dans le septième entretien (dialexis- controverse), nous relate-t-il, l'empereur aborde le thème du djihad, de la guerre sainte. Assurément (l'empereur) savait que dans la 2,256 on peut lire « Nulle contrainte en religion ! ». C'est l'une des sourates de la période initiale, disait les spécialistes (le pape, lui, en est il sûr ?), lorsque Mohamet lui-même n'avait encore aucun pouvoir et était menacé ». « Mais naturellement l'empereur connaissait (sic) aussi les dispositions développées par la suite et fixées dans le Coran à propos de la guerre sainte ». Négligeant quelques détails, l'empereur, continue le pape de commenter, s'adresse à son interlocuteur persan (alors absent) «dans une rudesse qui nous étonne » : « Montre moi donc ce que Mohamet à apporté de nouveau et tu n'y trouveras que des choses mauvaises et inhumaine, comme son mondât de diffuser par l'épée la foi qu'il prêchait ». Interrogation accusative ! Après  des explications vient l'affirmation selon laquelle la violence est en opposition avec la nature de Dieu et la nature de l'âme : « Dieu n'apprécie pas le sang (...) ne pas agir selon la raison est contraire à la nature de Dieu. La foi est le fruit de l'âme non du corps ».
      On ne peut dire de cette déduction que logique et raisonnable du point de vue formel. Mais ( l'empereur qui nous rappelle l'esprit de l'Agora est innocent, il faut le reconnaître) les données coraniques contenues dans les commentaires ci-dessus sont tout à fait renversées. Le verset « Nulle contrainte en religion ! » 2,256 n'appartient pas à la période initiale, mais bien au contraire il est des versets de la seconde période. La deuxième sourate « La vache » dans toute son entierté,  est une sourate de Médine et  ne contient aucun verset mecquois. Ce fut à la seconde période lorsque Mohammed avait été fort puissant et nullement menacé. D'autant plus que les dispositions de la guerre sainte ont été déjà développées avant ce verset là dans la même sourate n°2 que les spécialistes du pape  dont il ne cite de nom, situent à  la première période.
     Prenons ces vérités pour évidentes par elles mêmes. Avant le V.256 de la deuxième sourate, le V.246 parle déjà du combat dans un dialogue entre « des notables parmi les enfants d'Israël » et un Prophète. Mais c'est dans le V.244 que le Coran s'adresse à la communauté nouvelle et ordonne le combat comme il a fait avant dans le V.216 et V.190-191. Ces versets de la même sourate évoquée par le pape (non l'empereur, je le répète) prescrivent le combat sans laisser à l'ombre bien sûr, d'en citer les raisons légitimes de cette procédure. Toutefois, la violence est l'acte où se manifeste la haine excessive peut exprimer un caractère pathologique dans l'aval d'une politique d'agression. Elle ne peut l'être lorsqu'elle traduit un acte préventif surtout dans un contexte hostile et guerrier.
       Le Coran légifère d'entreprendre une politique de prévention, le cas échéant  violente, conformément à la nature humaine. Faut-il se laisser donner à des politiciens qui, sur la base de la raison peuvent justifier une politique d'agression? Mais la question véritable à laquelle il faut s'attaquer est de savoir s'il existe des fils qui relient le Coran aux autres cultures qui le précèdent. Peut-on y trouver des composantes occidentales et asiatiques lointaines? Lesquelles ? Comment les identifier dans l'ensemble de la structure du discours coranique, ces composantes? Comment fonctionnent dans l'imaginaire arabe de jadis et ne cessent d'agir sur les esprits, aujourd'hui et demain, ces composantes?

     En tout  cas le pape court déjà derrière les politiciens et s'arrête de temps à autre devant  les guerriers du moyen âge pour ramasser des arguments assez marginaux fait de mots archaïques, incompréhensibles que dans leurs contextes culturels pour en tisser, peut être, des slogans égales au fameux slogan islamiste : L'islam est la solution !
     Et çà se passe en pleine anarchie créatrice de ce monde post-moderniste mondalisé. Comme tous les mauvais pères!

                                                                                         à suivre

Sionisme musulman(5)

Le discours coranique : La métaphore (1)   

  Le prétendu dialogue entre les cultures auquel de hautes instances politiques et religieuses mondiales appellent n'est, dans le cas le meilleur,  qu'illusion pour ne pas dire mensonge et escroquerie ;  tant que le Pape Benoît XVI, à titre d'exemple, appelle à un dialogue sur la base de l' "ampleur  de la raison", et de même que l'ONU,  sous pression du terrorisme ne cherche  qu'à compromettre politiquement et à réconcilier.
     Si l'on peux réussir un dialogue inter-chretien, le dialogue sur la base de la Raison, telle la Raison est conçue dans le patrimoine occidental, échouera certainement à cause des différences entre les cultures par elles mêmes. Que les gens ne pensent que dans le cadre du contexte socio-culturel de leur regard au monde en général et à leur vie communautaire en particulier.
     La Raison, dans le contexte européen, a bien facilité le passage du mythique au théologique dans le processus  de la formation de la culture hellénistique. La rencontre de la mythologie, la Raison et le monothéisme Toraïque  donna naissance à la théologie chrétienne.
    Les trois éléments forment le béton de l'édifice théologique,  dont la Raison n'est enfin de compte que le moyen d'introduction au sein du monothéisme oriental,  le mythique gréco-romain par l'intermédiaire de l'interprétation.
     Le système herméneutique hellénistique trouve ses références dans l'ensemble du patrimoine gréco-romain que ce soit mythologique ou philosophique devenus fondements essentiels d'une culture populaire  abondante.
     Quelle relation y a-t-il entre cette Raison, la mythologie grecque et le monothéisme oriental ? La question est sérieuse, et on ne peut pas l'exclure tant que la théologie réclame dans sa propriété la Raison, réalité extérieure qui désigne les principes de la logique. Elle dépasse parfois ce sens pour designer une fois encore la sagesse gréco-romaine, mais le moyen par lequel le passage à une théologie fondatrice de la chrétienté trinitaire est assuré : Dans les confusions des significations des mots : Raison ; Parole ; Logos ; Dieu, se manifeste nettement l'influence reçue,  à la fois de la part de la mythologie et de la part de la philosophie. Elle est le moyen d'occidentalisation du monothéisme primitif oriental par le biais de l'interprétation alimentée à partir d'un système mythologique et philosophique  profondément enraciné qui va  embrasser les catégories sociales les plus inférieures tout comme  l'élite supérieure.
     Le triomphe du christianisme suite au triomphe romain, et sous un impérialisme s'étalant sur une grande partie géographique du monde de l'antiquité, avec nations et civilisations, le triomphe du christianisme sous la domination romaine donna naissance à l'idée de Dieu unique, mais avant tout  Dieux de l'homme, dépassant ainsi la tradition ancestrale relative aux divinités particulièrement ethniques et  aboutissant à l'universalité et  à la transcendance coranique.
     Le passage de la mythologie à la théologie nécessitait le long chemin de l'histoire de l'évolution de la pensée occidentale. Le combat auquel s'engageait la Raison contre le mythique depuis les premiers matérialistes naïfs, passant par l'humanisme socratique défendu ardemment  et développé minutieusement  par Platon et Aristote serait doué à l'échec. Les éléments mythologiques  trouveront leurs places dans ce qu'on va appeler théologie étant la science mère qui définira notre vision du monde et déterminera notre comportement vis-à-vis de Dieu.
     Mais la Religion est le système de croyances et de rites nécessaires à la formation de notre vision et à la détermination du comportement réconciliateur. La différence qui le sépare de la théologie et de la même nature que la distance entre la Révélation et la  Pensée. Peut on considérer comme parties égales au dialogue voulu deux parties inégales?  N'est ce pas incompréhensible comment procédera-t-on pendant un dialogue  entre la science donnant sur une religion et une religion donnant sur la science ?  Peut on réussir le dialogue sans que la religion perd de sa nature ?
     Le christianisme hellénistique parait un monothéisme oriental  primitif occidentalisé où Jésus reprend Prométhée dans la fonction de la création de l'homme, cette fois-ci, une création spirituelle. Entre le donneur de la vie au corps et le donneur de la vie à l'âme, il n'y a pas de grande distance, puisque chacun d'eux se doit la place de Dieu, qu'il est à dire de Jésus la version hellénistique de la question de la création de l'homme dans la mythologie grecque. Bien que les deux acteurs partagent  en commun la demarhe-Sacriffice, le compromis entre Dieu-Logos, Dieu-Raison  ou Dieu-parole et Jésus, fils-Dieu,  vient à la place du malentendu traditionnel opposant Prométhée à Zeus.
     Le dialogue entre une théologie et la religion est un EMPTY TALK, un entretien vide, et le mot dialogue dans ce cas n'a pas de sens. On peut comprendre facilement ce que c'est que un dialogue entre deux disciplines scientifiques, mais jamais entre une science et un système de croyances et de rites conçues, pratiqués sous ordonnances strictes d'une volonté transcendante.
     Le christianisme est le résultat des contemplations théologistes occidentales. Il est l'effort déployé pour l'occidentalisation du monothéisme oriental primitif, tout en excluant la tradition juive que ce soit au niveau de la croyance ou celui du rituel qui fonde la Religion. Un dialogue par conséquent, entre théologiens, prôneurs de la «Raison » et la Religion  « violente » par essence, comme vient de suggérer le pape dans sa dernière leçon à Ratisbonne, Septembre 2007, ne tends qu'à permettre à la Raison de convaincre le musulman de se faire couper ce que le pape et certains islamologues prétendent  voir griffes, dans le cas de l'impossibilité d'abandonner  sa propre Foi.
                                                               à suivre  

Avis

Nous reprendrons notre discussion sur le sionisme musulman fondametaliste avant la fin de la semaine en cours.

Sionisme musulman(4)

Le discours coranique : Les juifs d'Arabie.

    

Elle m'imputait que nous sommes peu nombreux
     Les nobles sont peu nombreux j?aurais dit
     Qu'y a-t-il, alors qu'il est puissant notre protégé
      Celui des plus nombreux est humilié?



 

    C'est une adaptation de deux vers d'un poème attribué au célèbre poète arabe Samuel ben Haya ben Adya en réponse à une femme probablement polythéiste.


     Samuel dont les origines remontent à Kahtan, l'ancêtre reculé d'une grande partie des arabes, reconnait son appartenance à une minorité juive, mais puissante que grâce à eux, leurs protégés réjouissaient de paix dans un environnement hostile et injuste par acquis.

     Je me trouve dans l'obligation de citer le nom de ce juif arabe, parceque des écrits appartenant à la littérature juive moderne abandonnent la notion de « juifs arabes » pour la notion « juifs des pays arabes ». Ces écrits ont leurs raisons, mais peut-on refuser que des arabes seraient judaïsés et représentent « des juifs arabes », dont Samuel ben Haya ben Adya n'est en effet qu'un simple exemple ?

      Nous n'avons pas de dates exactes de l'entrée des juifs en Arabie, mais « au moins depuis la sortie de l'Egypt » comme le disait Albert Soued dans une conférence publiée (novembre 2002,http://www.chez.com/soued/khaybar.htm ) en parlant d?Hébreux qui « seraient installés au nord d'Arabie au pays de Madian (fief de Jethro, beau frère de Moïse) et à Taymar (Jeremy 25/32) ». « Au moins » disait Albert, pour donner l'idée que les débuts plongeaient encore loin dans le temps.

     En réalité le voisinge en commun des deux langues, l'Hebreu à l'Arabe, nous pousse à parler d'une origine ethnique commune antérieure à l'ancêtre Abraham et qui ne devrait évoluée que sur les terres d'Arabie avant de partir dans un voyage de générations vers et à travers les pays du nord, et à travers l'Egypt, et retourner  plutard riches en cultures, dans l'Arabie, d'une partie d'entre ces Hébreux connus encore cette fois, sous un autre nom : Les Araméens.

     Le mot "hébreu" et le mot "arabe", dans l'accent la plus authentique, partage le même radical composé de trois consonnes "a", "r","b" avec une petite différence que le "r" dans le mot "arabe" vient à la place du "b" dans le mot "hébreux".

     La seconde étape serait pendant le 1ere Temple. Il s'agit cette fois-ci encore, toujours selon Albert, de « tribus et populations juives » : « Les tribus de Ruben, Gad et une partie de Manassé résidaient à la lisière septentrionale du désert de Nefoud et le long de la côte qui mène d'Aqaba au Hidjaz (Médine et Mecque), sur les hautes plateaux montagneux de Khaybar et wadi Al-Qora. La tribu de Semeone conquit plutôt le mont Seir (Chroniques 4/12) ».

     Mais l'étape la plus importante serait celle d'après la destruction du second Temple quand « 80.000 prêtres s'y seraient réfugiés ». Notons en passant qu'aucune académie de valeur équivalente à celles de Babel ou des Terres saintes n'a pu voir le jour malgré ce nombre de prêtres, que les juifs arabes restèrent dépendants de leurs coreligionnaires des ces centres là.

     Pendant cette période des juifs « essaimèrent dans des implantations agricoles et poussèrent jusqu'à Yathrib (Médine) (?). Lors des épreuves contre Rome les juifs émigrèrent vers Khaybar et vers Médine 150 Km plus au sud. A cette époque là on pouvait estimer la population juive de la zone habitée entre Nattah, Chaq et Koutayba à un demi million d'âmes ». On estimait encore que le nombre de tribus fut d'une vingtaine. Ce chiffre de tribus se réfère aux chroniqueurs arabes qui ne parlent que des juifs de Médine, de ceux des voisinages et de ceux de Khaybar. Un demi million et une vingtaine de tribus ! Tribus ou clans ? Qu'importe le chiffre, l'appellation, dirait-on.

     En tout cas notre poète Samuel appartient à une minorité d'un demi million d'âmes groupées dans une vingtaine de tribus (ou clans) que la femme de son texte poétique semble être juive, d?appartenance à une autre tribu (ou clan) plus nombreuse.

     Ils étaient, comme le décrit Albert Soued, des juifs, qui « travaillaient dans des vallées le jour et se réfugiaient dans leurs forteresses la nuits. Ils étaient réputés pour leur technicité en agriculture (les meilleures dattes de l?Arabie, la vigne, les arbres fruitiers, les légumes) et dans l'élevage de chevaux et de chameaux. Ils étaient spécialistes aussi de vers de soie appris en Chine, le tissage, et la confection de vêtements en soie qui étaient exportés par des caravanes jusqu'en Syrie. Certains étaient bijoutiers ou fabricants d'armes et d'armures. Leurs pitons élevés servaient de phare la nuit pour les caravanes qui acheminaient vers le Hidjaz. Ils étaient aisés, d'une grande hospitalité, ouvrant leurs portes même la nuit. ». Des juifs dont la vie était partagée en toute harmonie avec l'arabe et qui reste dans tous les domaines le point de lumière.

     Quant à leur judaïté, nous ne possédons pas grand-chose sur ces juifs « que rien ne distinguait des arabes, excepte les pratiques religieuses », toutefois, on parlait d'un « judaïsme Halakhique défini par les Rabbins », et de la continuité des contacts avec leurs coreligionnaires de Babel, du Caire, des Terres saintes et du Yémen.

     Déjà au 7ème siècle, l'influence du Talmud faisait jour comme le témoigne l?harmonie dans un environnement arabe tribal et bédouin. Il va de dire que cette harmonie est due, sans aucun doute au principe (La loi du pays et la loi « Dina de malkhuta dina ») attribué au Saboraiim, la phase Talmudique finale qui dominait déjà au 6ème siècle.

     Des coutumes et des traditions partagées en commun en toute harmonie, excepte les pratiques religieuses, en vertu du principe des Saboraiim: Peut-on nier que les traditions orales deviendraient au 7ème siècle le cadre général de la vie juive? La source même de la judaïté arabe, dont le Coran ne cesse de faire écho dans ses versets polémiques et ne cesse de manifester le refus à son égard ?

     En effet le Coran n'accepte que la Torah. Son refus des enseignements définis par les Rabbins est beaucoup plus significatif, et nécessite des questions légitimes, car le Talmud était, durant son histoire, l'objet de disputations entre juives eux même. L'acceptation ou le refus faisaient bases des luttes acharnées dans les milieux juifs avant et après la dernière touche de Rashi. Il est même à dire que la dualité dans le Coran: (Fils d'Israël, Juifs), (Les versets-Contes, Les verstes polémiques) reflète cette dualité qui marque la judaïté elle-même, dans ses deux dimensions fondamentales: La Torah et le Talmud.

 

     La confirmation de la Torah par le Coran, mais le refus réservé au Talmud a été la cause du malentendu entre la première communauté musulmane et les juifs de Médine. Il s'agit là pour le nouveau musulman, d'un point de vue coranique qui distingue entre la Parole de Dieu à accepter et celle des humains à rejeter. 

     les versets polémiques expriment le refus, alors que les versets des fils d'Israël (Versets-contes) relatifs à l'Histoire se conforment à la Torah en tant que plan  où se manifeste la volonté divine.



                        (à suivre)

Les mer i arkivet » 2011 » 2009 » 2008
Abdelkader Amlou

Abdelkader Amlou

53, Agdenes

Kategorier

Arkiv

Siste innlegg

Siste kommentarer

Lenker

hits