Le Coran et Israel

Cela parait contre intuitif mais le Coran légitime Israel et le sionisme. Cela a déja été abordé dans le point 4 du manuel de contre propagande où il est montré que le Coran légitime Israel. Je vais dans ce billet approfondir le sujet en parlant de deux autres intellectuels musulmans (ce ne sont pas les seuls) à avoir assez de courage pour défendre cette position.
1) Abdul Hadi Palazzi
L'Imam de Rome, le Professeur Abdul Hadi Palazzi, un théologien très érudit, qui possède entre autres un doctorat en sciences islamiques par décret du grand Mufti d'Arabie Saoudite, a pris des positions extrêmement courageuses. Depuis quelques années, il fait entendre la voix d'un tout autre Islam, évidemment très minoritaire, fondé sur de nombreux versets du Coran. Il s'appuie notamment sur les versets : Sourate XVII, 100-104 et Sourate V, 20-21 pour affirmer que la terre d'Israël a été donnée non aux enfants d'Ismaël - qui ont reçu l'Arabie - mais aux enfants de Jacob, donc au peuple d'Israël. Le commandement fondamental de l'Islam étant la soumission à Dieu, se révolter contre Israël, c'est se révolter contre Dieu.

Pourtant, même si le Coran désigne les enfants d'Israël comme le "peuple du Livre" que Moïse a amené dans le pays promis et à qui ce pays appartient (Sourate 2:G3 et 5:19-24, 68, 70; lO:91, 94; 44:30, etc.), néanmoins, l'Islam insiste pour dire que le pays d'Israël appartient aux Arabes. De ce fait, Israël doit être détruit! Autrement, l'Islam serait dévoilé comme une fausse religion. Voilà tout le problème. Parler constamment de paix leur permet de mieux se positionner pour anéantir Israël.
Y. Arafat avait fait un appel pour la continuation du djihad (guerre sainte) afin que les pays reprennent Jérusalem. L'ancien leader et président non élu n'avait laissé aucun doute sur ses intentions quand il avait dit: "je n'accorde pas plus d'importance à ce pacte (entre l'OLP et Israël) qu'à celui qui a été signé entre Mahomet et Kuraish". Après avoir signé un "pacte de paix" avec Kuraish, sa propre tribu, Mahomet l'a rompu sous un prétexte quelconque, a tué les leaders Kuraish et a conquis la Mecque. Donc, Arafat était en train de dire que l'alliance entre l'OLP et Israël n'était qu'un autre pas vers leur conquête de ce dernier et qu'elle était faite pour être rompue.
De plus, la conquête, non seulement d'Israël, mais du monde entier est le but immuable de tout l'Islam. Aucun des pays occidentaux n'a ignoré l'existence du Rideau de Fer et du Rideau de Bambou, et chacun connaît la détermination du Communisme à contrôler le monde.
Pourtant, le Rideau Islamique n'est jamais mentionné dans les medias ni son intention de conquérir le monde pour Allah. Il y avait plus de liberté de religion dans l'ancienne URSS et il en existe plus aujourd'hui en Chine communiste qu'il y en a en Arabie Saoudite, en Afghanistan, au Soudan et dans d'autres pays Islamiques.
La construction de mosquées augmente partout dans les pays occidentaux pendant que l'Islam refuse de son côté la liberté aux autres religions dans les pays qu'il contrôle, et on estime qu'un tiers de la population mondiale aura embrassé cette religion à la fin du dernier Millénaire.
Depuis sa conception, l'Islam est une religion de conquête.

Mahomet même a mené 27 invasions dans des villes voisines, et durant sa vie ses disciples se sont engagés dans 50 autres. Ils ont donné un choix aux peuples conquis: se convertir à l'Islam ou mourir. Parfois on leur a donné une autre alternative: payer un lourd tribut. L'Islam a converti par la force des vastes régions qu'il domine actuellement et où la conversion à une autre religion est sévèrement interdite. La conversion à une autre religion en Arabie Saoudite aujourd'hui est punie de mort.
Les terroristes islamiques jouent un rôle spécial dans leur conquête du monde.
 L'Islam offre à ceux qui meurent en djihad l'"assurance" du paradis, et ceci est un grand encouragement pour ceux qui se suicident dans leur mission de destruction par les explosifs qu'ils attachent à leur corps, surtout pour tuer les lsraéliens. Les visages de ces ?héros martyrs? couvrent les murs de Beyrouth et Téhéran...
 Dans sa guerre contre l'Iraq, l'Iran a nettoyé les champs de mines en y envoyant des jeunes garçons devant ses troupes et ses chars. En 1982, dans un seul champ, environ 5000 enfants étaient déchiquetés par les mines afin que l'armée puisse avancer.
Ce terrorisme est toujours expliqué comme étant la faute d'une petite minorité de fanatiques qui ne représente en rien le vrai Islam et les Arabes instruits dans le monde. Mais au contraire, le Coran dit dans Sourate 5:33 (voir aussi 47:4) que tous ceux qui s?opposent à Allah (c?est~à-dire tous ceux qui ne sont pas musulmans) doivent être ?tués, crucifiés ou avoir leurs mains et pieds retranchés?. La sourate 9:5 dit ?de les tuer partout où ils se trouvent, de les prendre comme captifs et de les assiéger?.
?La loi islamique ne reconnaît pas la liberté de l'assemblée, ni la liberté de la presse. Toute personne qui n'est pas musulmane n'a même pas les droits civiques. Elle peut subir une incarcération même sans procès, la torture, et l'assassinat politique; les mains, les pieds, les oreilles, la langue et même la tête pourraient être coupés; toutes ces choses font partie de la loi islamique aujourd'hui parce que tout cela était dans la culture de l'Arabie du septième siècle. Tant que cette vérité n'est pas totalement comprise, les occidentaux ne comprendront jamais pourquoi les musulmans pensent et agissent de cette façon.
Le refus des droits civiques aux femmes, qui est clairement défini dans le texte du Coran, reflète leur maigre conception de la femme dans la culture de l'Arabie du septième siècle
?.
Pour ceux qui comprennent l'anglais, écoutez le prof. Abdul Hadi Palazzi ;      https://www.youtube.com/watch?v=TsTA3KLw9O8
http://www.youtube.com/watch?v=PDe-YZiOZCg
très intéressant aussi : http://alyaexpress-news.com/2015/01/un-membre-du-hamas-sous-la-colere-avoue-que-la-palestine-na-jamais-existe-video/

2) ABDELKADER AMIOU
Un intellectuel marocain montre qu'il y a des sourates sionistes dans le Coran (Livre Saint musulman)  qui ont été écrites durant la période mecquoise.
ABDELKADER AMIOU, ÉCRIVAIN ET POÈTE MAROCAIN, NOUS LIVRE UNE CURIEUSE MAIS INTÉRESSANTE STATISTIQUE : sur les 6258 versets coraniques 670 versets, soit plus de 10 %, nous racontent l?histoire des Fils d?Israël. Ces versets sont dispersés dans près de 26 sourates sur 114 soit 23 % du Coran.
La plupart de ces versets peuvent être qualifiés de sionistes dans la mesure où ils retracent l?histoire d?Israël selon un plan divin bien défini: l?entrée de Jacob et ses fils en Egypte, la naissance de la nation avec Moïse, la fondation du royaume et le règne de David et Salomon.
Mieux encore, ces versets insistent sur la nécessité pour les Bnei Israël de prendre possession, sans faiblir, de la terre qui leur a été promise par dieu-Allah : Versets 20 et 21 de la sourate 5 : ?Souvenez-vous lorsque Moïse dit à son peuple : O, mon peuple, rappelez-vous le bienfait d?Allah sur vous, lorsqu?il a désigné parmi vous des prophètes. Et Il a fait de vous des rois. Et Il vous a donné ce qu?il n?avait donné à nul autre aux mondes. O, mon peuple, entrez dans la terre sainte qu?Allah vous prescrite. Et ne revenez point sur vos pas [en refusant de combattre] car vous retourneriez perdants ?.
Qui plus est, les versets qui se rapportent à la promesse d?accorder la terre aux fils de Jacob Israël n?est pas circonscrite dans le temps ni limitée à des situations spécifiques.
Le Coran abonde en rappels des conquêtes des terres saintes par les Fils d?Israël, l?établissement du royaume par David et la construction du Temple par salomon.
Monsieur Amlou en déduit que les musulmans devraient adopter une attitude plus conforme au texte littéral du Coran et réviser leur attitude haineuse vis à vis d?Israël. Halevaï (pourvu que), comme on dit chez nous, mais les choses ne sont pas aussi simples.
Selon Abdelkader Amlou , le Coran fait un distinguo assez clair entre les Benou-Israel (Fils d? Israël) et les Yahoud, juif, descendant du royaume de Yéhouda, qui, pour bon nombre d?entre eux, étaient venus s?installer ou vivaient depuis toujours dans la péninsule arabique.
Pour faire simple, lorsqu?il s?agit de retracer une vérité historique incontestable, le Coran utilise le terme de Bné Israël et lorsque cela devient religieux, culturel, politique, bref conflictuel, c?est le mot Yahoud qui est employé. Les Bnéi israël historiques, descendants de Jacob-Yaâcob ont droit à tous les égards, les  Yahoud, c?est une autre affaire, il faut les débusquer derrière chaque pierre et les combattre sans relâche.
Autre problème qui a surgi dès le VI siècle c?est la non reconnaissance par Mahomet et ses continuateurs du Talmud. Les Musulmans acceptent et reconnaissent la Torah écrite, mais rejettent le Talmud qui réglemente le cadre de la vie juive. C?est le Talmud en effet qui crée la distance entre l?environnement arabe tribal et les Yahoud qui se conforment aux enseignements du Talmud dans leur vie religieuse et profane. Pour les nouveaux musulmans, les choses sont claires: d?un côté la parole d?Allah retranscrite dans la Torah et de l?autre la parole des hommes, le Talmud, qui pour eux est un vaste champ de polémiques où aucun rabbin n?est d?accord avec l?autre.
Quant à Mohamet, n?est avis qu?il voulait être intégré dans la lignée des prophètes d?Israël, d?où son insistance à se faire reconnaître comme tel par des juifs de Médine et des environ; la meilleure preuve:l?instauration de Jérusalem comme direction cardinale de la prière. Devant leur refus, il prit deux décisions: la première, massacrer quelques tribus juives, la seconde, se mettre à son compte, en instaurant sa propre croyance, transformée en religion par la suite, et bien entendu, se tourner désormais vers la Mecque.  
Les thèses développées par Monsieur Amlou ne lui ont certainement pas valu que des amis et j?admire son courage de les avoir développés. Il n?empêche que son analyse est juste et mériterait d?avantage d?écho, auprès des Juifs et des Autres, et surtout des Musulmans, qui feraient bien d?étudier d?avantage leur Coran en se livrant à une analyse critique des déviations inacceptables que certains de leurs coreligionnaires en font.
Il est clair que tant que les juifs n?avaient pas commencé à prendre possession de la Terre d?Israël, le sionisme coranique était là en tant que projet utopique, de curiosité. « C?est marqué dans le Coran, et puis après, ça ne s?est jamais réalisé ». Dès le moment où le projet a pris corps, les musulmans auraient pu et du s?interroger sur le contenu de leurs saintes écritures, qui par nature se veulent intemporelles, et accepter le droit des Yahoud à la terre promise aux Benou-Israel. Je suis d?ailleurs convaincu que certains d?entre eux l?on fait, mais qu?on les a fait taire, vite fait. Si on ne peut plus faire confiance dans la parole d?Allah, où va t-on ?
-----------------------------------------------------

GEOPOLITIQUE MONDIALE par Albert Soued

Albert Soued et www.nuitdorient.com ? N° 69 ? le 6 janvier 2013

 


Egypte

- Issam al-Arian , conseiller du président Morsi et vice-président des Frères Musulmans annonce: ?Israël aura disparu dans 10 ans?. Il explique sur sa page Facebook que ?les Juifs feraient aussi bien de revenir en Egypte comme dans l?Antiquité, car Israël aura disparu d?ici 10 ans, ses habitants juifs devront rentrer dans leur pays d?origine et le pays s?appellera alors Palestine?.
- Les responsables de la Confrérie des Frères Musulmans, Muhammad Badie and Foutouh Abd al-Nabi Mansour, ont récemment fait des déclarations violemment antisémites. Lors d?une prière publique, Mansour a appelé ?Allah à détruire les Juifs et leurs soutiens?

- Selon de hauts responsables sécuritaires égyptiens et le journal koweïtien Al Qabas, sous l?instigation de la Confrérie des Frères Musulmans, le général Qassem Soleimani, commandant de l?unité d?élite AlQods des Gardiens de la révolution iranienne, se serait entendu avec Issam Al Haddad, conseiller diplomatique du président Morsi pour mettre en place les moyens de prendre le contrôle des services de sécurité égyptiens. Le ministre égyptien de l?Intérieur ne serait pas content.

 

Iran

- La marine iranienne (17 000 hommes) et les forces navales des Gardiens de la Révolution (20 000 hommes), ont mené récemment d?importantes manoeuvres dans les eaux du Golfe et du détroit d?Ormuz, par où transite le tiers du trafic pétrolier mondial, ainsi qu?en mer d?Oman. Ces manoeuvres sont supposées montrer les capacités navales de l?Iran et tester des scénarios de défense et de sécurité. Elles ont intégré des exercices avec des sous-marins et testé plusieurs systèmes de missile. Pour la 1ère fois l?Iran a mené un exercice d?attaque et de défense informatique.

- Selon le Renseignement israélien et un rapport du Centre de Recherches Politiques des Affaires Etrangères, la capacité de Téhéran à répondre à une attaque israélienne sur les sites nucléaires a baissé de manière significative, en raison de la désintégration du régime syrien et de l?affaiblissement du Hezbollah. Dans l?hypothèse d?un conflit armé entre l?Iran et Israël, l?armée syrienne ne s?impliquerait pas et la probabilité d?une participation du Hezbollah s?est considérablement réduite, car ce groupe terroriste  prendrait alors un énorme risque politique au Liban.

 

Autorité palestinienne (AP)

- Les forces de sécurité de l?AP ne cessent de convoquer et d?arrêter des opposants politiques, des journalistes et des blogueurs qui osent critiquer les dirigeants.

- Se plaignant d?une grave crise financière, l?AP vient d?annuler les dettes d?électricité des Palestiniens envers Israël, un ?vol? manifeste d?électricité d?autant plus que le gouvernement de l?AP ne paie pas non plus ses factures.

- Des dizaines de milliers de fonctionnaires de l?AP dans la bande de Gaza reçoivent des salaires sans travailler. La pratique est en vigueur depuis que le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza en 2007. Selon le porte-parole du Fatah, Ahmed Assaf, financée par les contribuables américains et européens, l?AP dépense environ 120 $ millions $/mois dans la Bande de Gaza, contrôlée par le Hamas, par ?clientélisme? politique.

- Le chef du Hamas, Khaled Mashaal, a donné ordre à ses cellules dormantes en Cisjordanie de se préparer à une lutte armée pour prendre le pouvoir au Fatah.

- Selon le Bureau Central Palestinien des Statistiques, il y aurait 11,6 millions de Palestiniens dans le monde en 2012. Il y aurait 4,4 millions de Palestiniens résidant en ?Palestine? (dont 1,7 à Gaza et 2,7 en Cisjordanie), 1,4 millions en Israël, 5,2 millions dans les pays arabes et 0,6 million dans les autres Etats. Le foyer moyen comprendrait 5,6 personnes en 2012, alors qu?il était de 6,4 en 1997.

Selon Souha Arafat, veuve de Yasser Arafat, l?Intifada de l?an 2000 avait été préméditée et planifiée par son époux. Yasser Arafat aurait pris la décision de lancer l?Intifada, immédiatement après l?échec des négociations de Camp David. Elle a précisé: ?Je l?ai rencontré à Paris à son retour, en juillet 2001?. Il m?a dit: ?Camp David a échoué. Tu dois rester à Paris?. Je lui ai demandé ?Pourquoi??, et il m?a répondu : ?Parce que je vais déclencher une Intifada. Ils veulent que je trahisse la cause palestinienne. Ils veulent me faire renoncer à nos principes, et je ne le ferai pas. Je ne veux pas que les amis de Zahwa disent à l?avenir que Yasser Arafat a abandonné la cause et les principes palestiniens. Peut-être serai-je un martyr, mais je dois léguer notre patrimoine historique à Zahwa et aux enfants de Palestine?- Voirhttp://www.memritv.org/clip/en/3689.htm   

- Sur les 600 chrétiens de la bande de Gaza qui sont arrivé en Judée-Samarie lors les deux dernières semaines pour célébrer Noël, des dizaines ont demandé à s?installer en Israël parce qu?ils ne se sentent plus à l?aise sous l?AP et le Hamas.

Des dizaines de familles chrétiennes de Jérusalem-Est ont déménagé dans des quartiers juifs, car elles aussi ne se sentent plus à l?aise parmi les musulmans.

 

Turquie

Membre de l?Otan, la Turquie a levé son veto pratiqué vis à vis d?Israël depuis l?incident de la flottille du ?Mavi Marmara?. Les Etats-Unis avaient imposé cette condition pour placer un système anti-missile Patriot à la frontière syrienne.  Cette décision permettra la reprise de la coopération entre l?Otan et Israël sur le plan de la défense.

 

Islam

- Selon Abdelkader Amlou, écrivain et poète marocain, sur les 6258 versets coraniques 670 versets, soit plus de 10 %, nous racontent l?histoire des Bné (fils) Israël. Ces versets sont dispersés dans près de 26 sourates sur 114 soit 23 % du Coran. Ecrits lors de l?époque dite ?mecquoise?, favorable aux Juifs, la plupart de ces versets peuvent être qualifiés de ?sionistes?, car ils retracent l?histoire d?Israël selon le plan divin défini dans la Bible: l?entrée de Jacob et ses fils en Egypte, la naissance de la nation hébraïque avec Moïse, la fondation du royaume judéen et le règne de David et Salomon.

Ces versets insistent sur la nécessité pour les Bné Israël de prendre possession, sans faiblir, de la terre qui leur a été promise par Allah. Versets 20 et 21 de la sourate 5 : ?Souvenez-vous lorsque Moïse dit à son peuple : Ô, mon peuple, rappelez-vous le bienfait d?Allah sur vous, lorsqu?il a désigné parmi vous des prophètes. Et Il a fait de vous des rois. Et Il vous a donné ce qu?il n?avait donné à nul autre aux mondes. O, mon peuple, entrez dans la terre sainte qu?Allah vous prescrite. Et ne revenez point sur vos pas [en refusant de combattre] car vous retourneriez perdants ?.

Dans les versets ultérieurs de l??époque de Médine?, les Juifs sont appelés ?yahoud?, terme devenu péjoratif, et non plus ?bné yisrael?. Les Bnéi israël historiques, descendants de Jacob-Yaâcob, ont droit à tous les égards; pour les Yahoud, c?est une autre affaire, il faut les débusquer derrière chaque pierre et les combattre sans relâche.

Devant le refus des Juifs de Médine de se rallier à la foi nouvelle de Mahomet, celui-ci prit la décision de massacrer les tribus juives, et de ?se mettre à son compte?, en transformant sa foi en religion. Certains imams, parmi les plus jeunes, comme celui de Rome, soutiennent que les Musulmans ont le devoir de protéger les juifs !

- Hussein Haqqani, un ex-ambassadeur du Pakistan aux Etats-Unis a dit: ?Une religion est ce qu?en font ses adeptes. Les Musulmans, qui ont opté pour la violence, ont choisi de montrer une foi portée vers la colère. Leurs frustrations et leur incapacité à réussir dans la compétition des nations les ont aussi menés à rechercher des ?victoires symboliques??.

 

Israël

La clôture de sécurité avec l?Egypte sera enfin terminée en mars 2013. Elle est longue de 227 km et aura coûté 430 millions $. Cette barrière a pour but de limiter le flux d?immigrants clandestins, sinon de l?arrêter. Elle protège en partie le pays contre les infiltrations terroristes ou mercantiles (drogues, armes, prostituées?), mais réduit les ressources et les déplacements des tribus bédouines encore nomades.

- Sarah Hussein Obama, troisième épouse du père du président Barak Obama, vit dans un village reculé du Kenya et souffrait d?une maladie rare des yeux. Elle a été soignée par des spécialistes de l?hôpitalShalom et est guérie.
Situé dans la capitale guinéenne de Malabo, l?Hôpital Shalom a été fondé par deux israéliens Ovadya Yardena et Ariyeh Horesh. Cet hôpital a aujourd?hui plus de 100 médecins, infirmières et personnels israéliens qui y travaillent. L?hôpital offre des soins médicaux pour les résidents défavorisés de la Guinée équatoriale et d?autres pays voisins.

- Plus de 1.000 migrants soudanais et érythréens ont volontairement quitté le pays au cours des deux derniers mois. Il se confirme que de plus en plus d?immigrés clandestins regagnent volontairement leur pays d?origine du fait qu?Israël leur donne à choisir entre 1.000 ? pour quitter le pays et l?expulsion forcée.
- Selon le Bureau Central des Statistiques, la population d?Israël a augmenté de 1,8% en 2012, parvenant à 7.981.000 âmes à ce jour et 8 millions en février 2013 dont 6 millions de juifs. 170.000 bébés sont nés et 16.500 personnes ont immigré dans l?année.

 

 

Etats-Unis

L?armée de l?Air américaine a procédé à 333 attaques de drone en 2012 en Afghanistan, en augmentation d?1/3 par rapport à l?année précédente, avec un taux de succès appréciable.

 

Grande Bretagne

Sajid Javid, le secrétaire britannique des Affaires économiques et membre du Parlement a témoigné de son soutien à Israël lors d?un déjeuner d?affaires avec des centaines de membres de l?organisation ?Friends of Israel? en déclarant : ?Si j?avais dû partir vivre au Moyen-Orient, je serais parti en Israël. C?est le seul pays de cette région qui partage les mêmes valeurs démocratiques que la Grande-Bretagne?, ajoutant ?Israël est le seul pays libre du Moyen-Orient?

 

France

Véronique Genest, actrice connue notamment dans Julie Lescaut, et son rôle de commissaire, a eu le courage de ?tweeter? : ?l?Islam est dangereux pour notre démocratie, et il le prouve tous les jours? et elle est, depuis, traitée de raciste et d?islamophobe. Lors d?une émission télévisée où elle était invitée (Morandini), elle a fait face à un groupe de personnes ?politiquement correctes? rassemblées en un quasi tribunal. Selon Véronique Genest, les élites françaises et ses journalistes sont surtout mus par des intérêts particuliers, par la peur de l?agression verbale ou physique, le mimétisme et la pensée unique jouant également un rôle dans leur attitude. 

Sionisme? Crime contre l?humanité? Dr Claude Salama

 

Poème du Dr C.Salama en réponse à Mr Erdogan

 mars 21st, 2013  Aschkel

 

 

 

Après la diffusion du dernier poème du Dr Salama qui a connu un succès international, nous vous invitons à lire et à partager, ce poëme-réponse à Recep Tayyip Erdogan.

 

Monsieur Erdogan, premier ministre de Turquie, a récemment qualifié l?antisémitisme et le sionisme de crimes contre l?humanité.

 

Sans faire l?amalgame entre l?hostilité verbale du premier ministre Erdogan et la haine véritable, irrationnelle et  névrotique, du chef de l?Iran Ahmadinnadjab, le docteur Salama montre que, aussi étrange que cela puisse paraître,

 

de grands commentateurs musulmans affirment fermement et courageusement que le Coran est sioniste !

 

Il prévoit le retour des enfants d?Israel sur la Terre d?Israel.

 

Et donc que Mr Erdogan, et tous les musulmans pieux, en s?opposant au sionisme et à Israel, s?opposent aussi à la volonté de D.ieu définie selon l?Islam, telle qu?elle est exprimée clairement dans le Coran.

 

Des traductions (de volontaires) sont à nouveau sollicitées.

Dr Claude Salama

 drclaudesalama@gmail.com 

 

Lire le poeme sur :

http://www.israel-flash.com/2013/03/sionisme-crime-contre-lhumanite-poeme-du-dr-c-salama-en-reponse-a-mr-erdogan/

 

 

A qui de droit !

 

 

Quand il s'agit de la vérité, le silence devient synonyme de la trahison, ou du moins du mensonge. C'est en cherchant sur le web que j'ai rencontré un site publiant une synthèse conçue à partir de plusieurs articles que j'ai publié sur mes blogs visant donner des arguments coraniques d'une existence juive organisée dans la terre sainte. La synthèse intitulée  " Vive le sionisme musulman fondamentaliste" a été piquée -sans citer la source- sur un autre site avec comme titre " Le plus sioniste des livres saints: Le Coran"  .

C'est ce que j'appelle une trahison préméditée, en dépit de l'introduction fournie par " le piqueur " de l' article. Jusqu'ici il n'existe de n?ud de la question. Le comble est qu'en terminant joyeusement la lecture de l'article,  mais au pied  que nous y arrivons à deux invitations  à un " Articles a lire, à relire et à faire tourner le plus possible!", et  à un site en arabe d'un présumé "fondateur" du Sionisme Musulman Fondamentalisme ". Il faut bien y souligner encore, le dangereux et sans précédent qualificatif " FONDATEUR" du sionisme musulman fondamentaliste. S'agit-il là d'une SORTE DE SAUCISSON? Apparemment le site avait l'air sérieux! Site juif et sioniste insistant. Donc pas de place pour gibe!

Voilà donc qu'apparait un mouvement musulman pro-israélien qui servira tôt ou tard à faire taire les hostiles, et mettre définitivement fin  à leurs délires antisionistes. C'est dire une manière intelligente de faire sauter l'idéologie islamiste radicale à l'intérieur. N'est-ce pas une arme plusieurs fois plus puissante que n'importe  quelle autre arme nucléaire? Dès maintenant nous n'aurons plus besoin que d'ordinateurs pour vaincre un ennemi voilà qu'il est tenace il y a plus de soixante ans.

J'avais pensé, au premier coup, qu'il s'agissait vraiment d'un mouvement structuré, avec plans de travail précis en appui, à intégrer avec fierté et gratitude en plus. Ce serait vraiment, à l'occasion, un bon cadre pour rassembler des gens avec de bonnes intentions. Mais, contrairement à l'attente  la page était décevante! En cliquant ardemment sur le lien,  un blog que je connais déjà et  dont j'étais - sans pudeur  "la femme-sage",   que j'ai personnellement baptisé et avoir été le parrain de tous ses articles qui ne font qu'esquisser mal mes propres concepts et idées, qui est là. En face! Même la présentation  du blog en question fut piraté - comme il serait fait ultérieurement pour d'autres articles- sans consentement ni indication de la source! Plagia! Ne serait-on pas tombé un nu? Il n'en est pas question.

Après tout bienvenue !!!

- Qui est-ce Hicham Bougrine?

Nombreux sont les gens qui se seraient rués de lui faire des éloges sans  se donner la peine  de la recherche de la vérité effective  et ses intentions implicites dans le plaidoyer pour Israël,  s'appuient dès les débuts, sur ma personne tout  en adoptant,  au fur et à mesure, la  défense de  l'idée du sionisme musulman. Leur excuse est qu'ils ne connaissent la personne  que du nom, et d'après sa page sur facebook. Mais "le mensonge est une courte corde "comme on dit chez nous. 

 Quelle perte que de laisser tomber le devoir de vérifier de telle ou telle allégation provenant de tel ou tel endroit !  Ensuite, un destin quelconque est en jeu.

Personnellement, outre les "étrangers naïfs et hâtifs",  je me suis trompé de la personne bien que je sois concitoyen, qu'il m'avait côtoyé durant des années de son apprentissage de la théorie de la reconnaissance religieuse de l'Etat d'Israël - le sionisme musulman fondamentaliste- en-soi,  bien que tout cela je me suis trompé et me permettais de faire de temps à autre à "monsieur Hicham Bougrine " ,  énormément d'éloges, et de me laisser céder, sans  savoir de ses manières d'instrumentalisation de mon nom et  de mes  idées pour des fins égoïstes et misérables. A titre d'exemple:

" Hicham est mon concitoyen villageois. Je le devance de beaucoup d'années. Je me rappelle de Hicham, l'enfant séduit par les histoires de sa s?ur Hasna sur la vie animée de sa propre classe, Hasna qui était alors mon élève dans l'école primaire du village. La visite de Hicham à notre classe fut le premier contact. C?etait pendant 1984-1985, si je me rappelle bien. En 2003  je retrouve Hicham jeune homme plein d'énergie assoiffé d'en savoir sur sa religion et l'islamisme. La coïncidence!!! La coïncidence est que j'étais entrain d'entamer des recherches sur les fondements coraniques et sunnites d'une reconnaissance religieuse de l'Etat d'Israël. Hicham est le seul concitoyen qui a pu, intuitivement saisir la dimension du travail que je lui ai qualifié un jour de BOMBE IDEOLOGIQUE. Son intérêt n'était pas en vain, sans résultat: Sa tolérance, sa  persévérance sa qualité d'homme sérieux l'on aidé très vite non seulement à pénétrer le sujet et relier le religieux au politique, mais aussi à poursuivre l'argumentation fondamentaliste tout en se donnant au procédés analytiques critiques qu'exige une thèse nouvelle et flottante. C'est pourquoi j'ai choisi de rester loyal à son amitié et de prendre en partage, avec lui, l'objectif, celui de donner d'avantage d'écho à la thèse de RECONNAISSANCE RELIGIEUSE de l'Etat d'Israël. Je suis certain qu'il pourra assumer cette tache. je le remercie beaucoup pour ses efforts déployés dans ce sens. Bon courage!!!"

Je tiens encore à reproduire sur cette page un autre témoignage ultérieur, mais tout à fait contradictoire, d'après avoir été dévoilé, fait  à l'intention d'une amie musulmane qui connait mieux  la personne  et qui avait été avide d'en savoir plus sur le cordonnier de son village:

" (...) L'homme m'interdit d'accéder à sa page perso (sur facebook) pour ne pas répondre à des sottises qu'il prône. J'ai écouté de mes propres moyens  cette interview (sur radio shalom). Je dois écrire à la direction de la radio leur dire que cet homme n'a jamais ouvert le Coran, même pour une lecture passagère, pour passer pour islamologue - Allah yen3el lli ma ye7chem- C'est sa nature d'imposteur.  Quand je l'ai rencontré je ne savais pas qu'il avait eu des antécédents judicaires - 2 fois trainé dans des tribunaux pour violence à l?âge de la puberté, et 1 ans de prison pour avoir tenté de passer pour policier à Casablanca. Cet homme n'a jamais partagé, scientifiquement mes recherches, çà demande une maitrise des outils méthodologiques adéquats à ce genre de questions purement fondamentalistes- au sens scientifique, USUL-Al-FIQH. Mais l'homme qui était un simple cordonnier à Sidi Ahmed, sans relation avec les livres âpres avoir quitté ses études secondaires, a pu accumuler un savoir relative à la question sioniste musulman fondamentaliste dont j'ai personnellement forgé le concept et ne cessait de donner des conférences dans des cercles d'amis plus restreints chaque fois que je me trouve dans mon village natal: Sidi Ahmed. C'était entre 2003 et 2010 date de la coupure. Je pourrais même écrire un compte rendu, surtout que notre homme parle sans cesse d'un mouvement qui ne se trouve que dans sa cervelle tout en évoquant Abdulhadi Palazi. Ce dernier n'a jamais pensé qu'un jour viendrait et serait nommé "sioniste musulman fondamentaliste", même si ses propres propos sont conformes au Coran, il ne s'est jamais attardé sur la question du point de vue méthodique,  ce qui rend ces propos des attitudes politiques pro-israéliens coraniquement justifiés. Merci encore. J?attends si tu as des questions!! "

A bon de prétendre admettre l'intelligence spirituelle pour tout déguisé en moine! Les louanges aléatoires faits de loin et à la hâte expriment certainement un intérêt quelconque, et laissent inévitablement à soupçonner des intentions. Ils ne devraient être que superficiels et ne seraient par conséquent qu'un véritable mirage.

En attendant un manifeste sioniste musulman instaurant un mouvement qui puisse rapprocher les gens, Il est du devoir de  prendre les choses au sérieux et d' "appeler un coq un coq". Le conflit palestino-israélien nécessite un arrangement équitable urgent de la part des deux protagonistes. Mais l'honnêteté  exige qu'on dénonce à haute voix les manipulateurs et qu?on empêche des curieux addicts de pêcher en eaux troublée. Notre Hicham Bougrine réduit insolemment l'affaire toute entière en une femme et un Visa!   Que faire alors que chaque " herrag" (1)a sa propre bonne et efficace manière de vaincre sa pauvreté et sa misère?!

 

---------------

 

1- Herrag: Immigré clandistin

David Hansel fils de George Hansel

 Commentaire de monsieur David Hansel reçu sur ce blogg;

"Juste pour dire que ce texte signé "Jean Taieb" est en fait copié mots pour mots d'un article de Georges Hansel paru dans son ouvrage "De la Bible au Talmud" publié chez Odile Jacob."

Messages échangés;

Le 15 janv. 2011 à 01:06, abdelkader amlou <belod_99@yahoo.fr> a écrit :

" Cher monsieur Hansel,
Je suis heureux de recevoir ces notes qui devraient m'echapper. Mais je serai tres reconnaissant si vous auriez l'aimable intention de vouloir me faire part des pages du livre cité dans votre commentaire et qui couvrent la totalité de l'article publié sur mon blog. Votre travail me permettera de faire des changements convenables aux verités . Merci d'avance, monsieur !!
Abdelkader Amlou "

" Cher Monsieur,
Il s'agit des pages 209 à 217 du livre " De la Bible au Talmud" , publié par mon père aux Editions Odile Jacob , qui sont reproduites mot pour mot dans ce texte signé Jean Taieb.
Cordialement
David Hansel "



ESSAIS ET REFLEXIONS SUR LE SIONISME DU CORAN. Par Jean TAIEB

Entre Bible et Coran, qui peut dire qui est le plus sioniste?

Tout d'abord existe-t-il entre judaïsme et islam un conflit d'ordre théologique ? La réponse est sans ambiguïté : un tel conflit n'existe pas. Depuis toujours, l'islam est compris par les Juifs comme un monothéisme strict, un monothéisme d'une pureté parfaite, l'antithèse par excellence de tout paganisme. Le judaïsme a toujours su distinguer christianisme et polythéisme. Il n'empêche que l'idée de l'incarnation divine, du moins dans sa connotation réaliste, est profondément étrangère à notre tradition et détermine un fossé qui ne peut être comblé. Un tel problème ou d'autres analogues n'existent pas dans nos relations avec l'islam.

Le fait suivant, rapporté par Léon Askenazi1, l'illustre parfaitement :

Un peu avant la création de l'Etat d'Israël, le Rav Kook avait été appelé à des discussions par les Anglais. Ils lui ont dit : «Comment vous, les sionistes, vous voulez revenir à Jérusalem ? Que va-t-on faire avec les musulmans ?» Il a répondu: «Quoi ? Il y a une mosquée. Et alors ? Grâce à Dieu, dans une mosquée, il n'y a pas d'idole et s'il y avait la paix entre les Juifs et les musulmans, nous les Juifs d'Israël, de Jérusalem, nous pourrions dire nos prières dans la mosquée, sur la montagne du Temple. Ce serait parfaitement casher. Les musulmans sont de vrais monothéistes.»
Il est frappant de constater que la quasi-totalité des grands théologiens juifs, notamment Saadia Gaon, Maïmonide, Ibn Gabirol, Juda Halévy, sont tous issus de pays musulmans et ont étudié et discuté les doctrines islamiques, reprenant éventuellement à leur compte certaines notions ou arguments, quitte à indiquer avec telle ou telle doctrine des points de divergence. Historiquement tout s'est passé comme si la connaissance de la théologie islamique était utile à la formulation propre de la pensée juive, au même titre que la connaissance et la discussion des doctrines de Platon et d'Aristote2.

Il faut toutefois faire état d'une certaine différence dans l'interprétation du monothéisme entre judaïsme et islam. La notion de monothéisme a deux significations que l'on peut fixer respectivement par les termes d'unicité et d'unité du divin. La première version du monothéisme consiste à professer dans toute sa clarté et toute sa simplicité l'unicité de l'être divin. Telle est la pierre angulaire du credo islamique qui énonce : il n'y a pas d'autre divinité que Dieu. A partir de cette notion pure s'édifie une théologie rationnelle établissant les attributs positifs de cet unique Etre Suprême, lequel est rigoureusement exempt de toute représentation imagée. Rien dans cette conception ne peut choquer un tenant du judaïsme et la théologie juive se présente souvent en première approximation sous une forme semblable.

Cependant, à cette idée d'unicité, le judaïsme en superpose une autre, plus complexe, celle d'unité du divin, qu'il me faut maintenant introduire. Le point de départ en est un saut théologique, en vertu duquel la notion même d'Etre Suprême muni de ses attributs est dépassée, sinon même abandonnée. Dans le Guide des Egarés, Maïmonide a donné de ce saut théologique une formulation sans ambiguïté : en dernière analyse, rien ne peut être positivement énoncé de Dieu. Toute affirmation sur Dieu est une manière de parler excluant son contraire. L'ultime théologie du judaïsme, dit fermement Maïmonide, est négative. La théologie négative définie par Maïmonide place la notion de Dieu dans une transcendance qui non seulement échappe à toute représentation imagée, mais, plus que cela, échappe à toute détermination conceptuelle. Une expression nette de la différence qui apparaît ici entre pensée juive et pensée islamique a été également énoncée par le Rav Kook : le Dieu de l'islam se présente comme un Infini conçu, atteint conceptuellement ; le Dieu du judaïsme comme un Infini non conçu. Une autorité majeure du 18-ème siècle, le Gaon de Vilna, ira même encore plus loin dans cette radicalisation en énonçant : «de l'Infini, on ne peut rien dire ni penser, on ne peut même pas le définir comme l'Existant nécessaire 3.»

Conséquence de ce saut théologique, la relation à l'Infini ne saurait conserver son caractère de simplicité immédiate et directe. Elle se produit à travers les multiples figures où nous rencontrons l'Infini selon une détermination partielle. Pour le dire schématiquement, c'est à travers un monde de valeurs, qui, elles, sont tout à la fois infinies et concevables que s'effectue la relation à l'Infini. Dès lors le principe monothéiste prend une nouvelle signification : il consiste en l'affirmation de l'unité ultime des valeurs, et en conséquence leur conciliation possible, par delà la variété ou les contradictions dans lesquelles nous les saisissons. Telle est l'inspiration centrale de la loi juive : construire un modèle d'existence prenant en compte les nécessités concrètes et au sein duquel chaque aspiration humaine, chaque idéal, chaque transcendance, puisse trouver sa place. Il ne s'agit plus tant d'affirmer l'unicité de l'Etre suprême que l'unité dernière des formes de notre relation à l'Infini, laquelle ne peut se produire qu'à travers une multiplicité de valeurs4. Voici comment Léon Askénazi, à la suite de Jacob Gordin et d'Elie Benamozegh, résume cette conception du monothéisme :


La "sainteté", pour la Torah, c'est l'unité de toutes les valeurs. Chaque peuple, chaque nation, chaque tradition, chaque doctrine, chaque religion à la limite a, semble-t-il, pour tâche dans l'histoire de mettre en évidence, de façon spéciale, telle ou telle valeur en particulier. Le cas du judaïsme est à part. Son idéal, c'est l'unité des valeurs. Jacob Gordin, mon maître, citait le rabbin Elie Benamozegh, qui dans Israël et l'humanité écrit : Chaque nation, chaque tradition a une perle ; mais Israël est le fil du collier5.
Cette conception ne signifie pas relativisme, absence de toute hiérarchisation. Au sein de la constellation des transcendances qui se dévoilent avec l'apparition de l'humain, le judaïsme a des préférences nettes. Pour lui l'éthique, visée d'un perfectionnement personnel bien sûr mais surtout souci des obligations envers autrui et réalisation collective de la justice sociale, tient une place centrale ou en tout cas une place de choix. Le judaïsme privilégie une relation à l'Infini dont l'action morale est à la fois l'accomplissement et le témoignage. Voici comment s'exprime Emmanuel Levinas :

La relation morale réunit donc à la fois la conscience de soi et la conscience de Dieu. L'éthique n'est pas le corollaire de la vision de Dieu. Elle est cette vision même.... Dans l'Arche Sainte d'où Moïse entend la voix de Dieu, il n'y a rien d'autre que les tables de la Loi... ``Dieu est miséricordieux'' signifie ``Soyez miséricordieux comme lui''... Connaître Dieu, c'est savoir ce qu'il faut faire... Le pieux, c'est le juste6.
De même le Rav Kook écrit :

Cela ne nous chagrine pas si telle ou telle structure de justice sociale s'établit sans la moindre mention de Dieu, car nous savons que la seule exigence de justice, sous quelque forme que ce soit, constitue par elle-même l'épanchement divin le plus lumineux...7
Cependant hiérarchiser la constellation des valeurs ne signifie en aucune façon exclusion de l'une quelconque d'entre elles. Il suffit pour le judaïsme que soient respectés certains principes tenus par lui pour universels qui, pour la plupart, sont commandés par la raison ou se trouvent à la base de toute civilisation humaine. Le judaïsme fixe ces principes dans ce que le Talmud appelle les lois noachides, les lois des fils de Noé. Or il est facile de montrer que l'islam satisfait amplement aux exigences de ces lois noachides. En conséquence, nous avons la réponse à la question qui nous est posée : on ne saurait par définition associer à la relation entre judaïsme et islam la notion de choc des valeurs. Ce serait d'emblée contraire à l'idée monothéiste telle qu'elle est comprise par le judaïsme, unité ultime à la fois déclarée et construite de la multiplicité des accès à l'Infini, chacun de ces accès ayant sa pleine légitimité. C'est, entre autres, et peut-être même à une place privilégiée, le cas de l'islam.

Tant que nous nous maintenons sur ce plan théorique, toute divergence entre judaïsme et islam a donc vocation à se concrétiser dans une confrontation d'idées menée sur un mode amical, voire même fraternel. Mais un problème grave apparaît lorsque le monothéisme de l'unicité de l'islam se traduit de façon mécanique dans la vie sociale et politique. En effet, corollaire de la notion d'unicité, la ligne de plus grande pente de cette traduction tend à l'instauration d'une société religieusement homogène, éventuellement même totalitaire. Cette ligne de plus grande pente a souvent été suivie dans le monde islamique, avec notamment pour conséquence pour la communauté juive une situation de soumission institutionnelle accompagnée d'humiliations juridiquement formalisées. Cependant je ne prétends pas qu'il doive obligatoirement en être ainsi. Assurément l'islam peut être interprété sur un mode nuancé et tolérant et cela s'est effectivement produit à certaines périodes heureuses.

A partir du 20e siècle, la tendance hégémonique de l'islam, en corrélation avec la transformation de l'existence juive, a conduit à un nouveau conflit qu'il me faut maintenant décrire. Avec la naissance du mouvement sioniste, le peuple juif est entré dans une nouvelle phase de son histoire. Tout se passe comme si le peuple juif, considéré comme un tout, avait décidé de mettre un terme à des siècles de dispersion et d'absence d'indépendance politique en rétablissant sa souveraineté sur tout ou partie de la terre de Palestine. Or cette terre étant considérée comme une terre musulmane, la réalisation d'un tel processus est inadmissible pour un islam à tendance hégémonique. D'où la naissance d'un conflit de type très spécial. Ce n'est pas un conflit entre deux peuples, tel le conflit israélo-palestinien, où deux peuples se disputent une même terre. Ce n'est pas une guerre de religion, telles ces guerres qui ont opposé dans le passé l'islam et la chrétienté. Ce n'est pas non plus le choc de deux empires ou de deux systèmes sociaux. Dans tous ces exemples classiques les protagonistes, les entités qui s'opposent, relèvent d'un concept commun, peuple, religion, empire, système social. Alors qu'ici nous nous trouvons en face d'un conflit dont les protagonistes sont d'un côté une religion, un monothéisme à visée hégémonique, l'islam, et de l'autre un peuple, le peuple juif, l'essence du conflit étant la contestation religieuse d'une souveraineté nationale.

Cette hétérogénéité entre les parties en cause donne au conflit un caractère d'extrême rigidité. Les termes dans lesquels ce conflit se pose, religion à vocation hégémonique contre peuple aspirant à son indépendance, privent un dialogue de tout objet possible et même d'un langage commun et semblent ne pouvoir conduire qu'à la violence. Comment concilier l'eau et le feu ? Avant de revenir sur ce point dans un instant, je veux souligner deux éléments qui se combinent pour aggraver encore de façon non négligeable la rigidité issue de cette difficulté conceptuelle.

Le premier élément est la dispersion du peuple juif, dispersion en premier lieu géographique mais aussi culturelle. Qu'y a-t-il de commun entre des Juifs intégrés à des nations et à des cultures différentes ? Dans un opuscule célèbre de 1913, Staline avait établi les cinq critères constitutifs de toute identité nationale, et, sur la base de cette analyse, il avait logiquement conclu que les Juifs ne sauraient prétendre à une telle identité. Sans reprendre le détail de la construction stalinienne, les autorités islamiques utilisent souvent une argumentation voisine qui n'accorde à l'existence juive que l'unité d'une religion. Qu'importe si cette argumentation est effectuée de bonne foi ou non ? Dans tous les cas elle contribue à la rigidité du conflit.

Un deuxième élément tient au fait que le processus historique en cours est loin d'être achevé. La majorité du peuple juif vit toujours en diaspora et il n'est pas besoin d'être prophète pour prévoir que, sauf circonstances inattendues, son rassemblement en Israël ne sera pas accompli avant plusieurs dizaines d'années. La nécessité d'une telle durée conduit tout naturellement à nier non seulement la légitimité mais la réalité même du processus. Ne doit-il pas être interprété comme une pure utopie à laquelle les dures lois de l'histoire finiront par mettre un terme ?

Les deux éléments que je viens de mentionner, dispersion du peuple juif et longueur inévitable de son rassemblement, peuvent se réunir en un même argument auquel il est malaisé de répondre. L'histoire ne fournit aucun exemple d'un peuple exilé de sa terre, dispersé pendant des siècles, se rassemblant à nouveau et retrouvant sa souveraineté nationale.

Dès lors quelle valeur peut-on accorder à une revendication qui n'a aucun précédent ? N'est-ce pas tout simplement une chimère ? Le refus islamique jouit donc d'une cohérence et d'un attrait spéculatif indéniable.

On ne sera cependant pas étonné d'apprendre que la tradition juive prend ici le contre-pied de la position islamique. Dans son ouvrage l'Eternité d'Israël, le Maharal de Prague, une autorité talmudique incontestée du 16ème siècle, établit le caractère inéluctable d'une fin de l'exil. Voici, succinctement résumé, le schéma de son argumentation. Le point de départ en est l'évidence de l'existence d'un peuple juif. Or, dit le Maharal, il n'est pas conforme à la nature des choses qu'un peuple soit dispersé, qu'il ne réside pas sur sa terre et même qu'il soit soumis à la souveraineté d'autres nations. Une situation aussi anormale ne saurait subsister toujours et, tôt ou tard, l'histoire du peuple juif retrouvera un cours normal. La dispersion, l'exil et la dépendance politique ne peuvent être que provisoires.

Partis d'une grande proximité théologique, nous voici donc en face de deux logiques antagonistes. Il faut donc nous demander si ce conflit irréductible doit nécessairement conduire à la violence et si, à plus long terme, on ne peut quand même espérer qu'il trouvera sa solution. A partir de maintenant, c'est surtout ma conviction personnelle que je vais présenter.

Il est concevable que le conflit entre l'islam et le peuple juif subsiste dans sa version théorique sans être accompagné de violence. Il ne manque pas de part et d'autre d'esprits pragmatiques qui, comme Jean de La Fontaine, savent que « patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.» La patience et le pragmatisme sont des principes acceptables aussi bien par le peuple juif que par l'islam et ils ont souvent été mis en pratique. Dès lors, on peut concevoir un arrangement provisoire, une sorte de hudna prolongée ou cote bien taillée, permettant à chacun de rester fidèle à sa conception tout en repoussant à une date ultérieure indéterminée son plein accomplissement, excluant par là même le recours à la violence. Mais peut-être n'est-ce qu'un rêve !

Et pour finir, une solution proprement dite du conflit est-elle pensable ? La réponse serait assurément négative si nous n'avions été les témoins en notre temps de la résolution d'un conflit similaire qui apparaissait, si l'on peut dire, encore plus irréductible, je veux parler du conflit millénaire entre le peuple juif et le christianisme ou, plus précisément, l'Eglise catholique. En moins de cinquante ans, il a trouvé sa solution, ce qui était au sens littéral impensable auparavant8. Il est très éclairant d'en décrire les étapes que je ramènerai à trois principales.

Dans un premier temps, sur l'initiative de Jean XXIII, avec le concile Vatican II, l'Eglise catholique a coupé avec son antisémitisme traditionnel. Il suffit de se reporter aux documents diffusés à l'époque par l'opposition au concile pour mesurer l'importance de cette révolution.

Puis, dans les décennies qui ont suivi, nous avons assisté à une révolution cette fois proprement théologique, l'abandon par l'Eglise de la doctrine de la substitution. Le peuple juif n'est plus une branche morte dont l'obstination à refuser le message chrétien explique ou même justifie les malheurs qui l'accablent. Le maintien à côté de l'Eglise d'un peuple juif fidèle à sa foi est désormais reconnu comme absolument légitime, sinon même nécessaire. On attribue souvent à Jean-Paul II le mérite de cette transformation. Il me semble que c'est autant au Cardinal Ratzinger, devenu Benoît XVI et trop vite qualifié de prélat conservateur, que nous la devons. J'ai nettement l'impression qu'il a en tout cas participé directement à la construction théorique de la nouvelle théologie. Enfin dernière étape, grâce avant tout à une décision de Jean Paul II, la reconnaissance par l'Eglise de l'Etat d'Israël. Qu'il puisse subsister telle ou telle divergence plus ou moins importante ne doit pas occulter l'essentiel : sauf retournement improbable, le conflit entre le peuple juif et l'Eglise catholique appartient désormais au passé.

Je n'aurai pas la naïveté de croire qu'il faut s'attendre dans un délai rapproché à une évolution similaire de l'islam. L'espérance d'une solution n'a pas encore de contenu concret mais du moins peut-elle être soutenue en tant qu'idée par l'existence d'un précédent. Je ne peux cependant occulter l'anxiété qui accompagne cette idée et n'ose même pas nommer ce qui a conduit au précédent qui l'a rendue pensable.

Le plus sioniste des Livres saints : le Coran

Vu la valeur scientifique de la synthèse faite sur le site www.geopolitiquebiblique, je trouve la nécessité de la republier sur mon blog.
 Avec mes remerciements les plus sincères à l'auteur.

********************************************



Abdelkader Amlou, écrivain et poète marocain, nous livre une curieuse mais intéressante statistique: sur les 6258 versets coraniques 670 versets, soit plus de 10 %, nous racontent l'histoire des Fils d'Israël. Ces versets sont dispersés dans près de 26 sourates sur 114 soit 23 % du Coran.

La plupart de ces versets peuvent être qualifiés de sionistes dans la mesure où ils retracent l'histoire d'Israël selon un plan divin bien défini: l'entrée de Jacob et ses fils en Egypte, la naissance de la nation avec Moïse, la fondation du royaume et le règne de David et Salomon. Mieux encore, ces versets insistent sur la nécessité pour les Bnei Israël de prendre possession, sans faiblir, de la terre qui leur a été promise par dieu-Allah : Versets 20 et 21 de la sourate 5 : "Souvenez-vous lorsque Moïse dit à son peuple : O, mon peuple, rappelez-vous le bienfait d'Allah sur vous, lorsqu'il a désigné parmi vous des prophètes. Et Il a fait de vous des rois. Et Il vous a donné ce qu'il n'avait donné à nul autre aux mondes. O, mon peuple, entrez dans la terre sainte qu'Allah vous prescrite. Et ne revenez point sur vos pas [en refusant de combattre] car vous retourneriez perdants ".

Qui plus est, les versets qui se rapportent à la promesse d'accorder la terre aux fils de Jacob-Israël n'est pas circonscrite dans le temps ni limitée à des situations spécifiques. Le Coran abonde en rappels des conquêtes des terres saintes par les Fils d'Israël, l'établissement du royaume par David et la construction du Temple par salomon.

Monsieur Amlou en déduit que les musulmans devraient adopter une attitude plus conforme au texte littéral du Coran et réviser leur attitude haineuse vis à vis d'Israël. Halevaï (pourvu que), comme on dit chez nous, mais les choses ne sont pas aussi simples.

Le Coran fait un distinguo assez clair entre les Benou-Israel (Fils d'Israël) et les Yahoud, juifs, descendants du royaume de Yéhouda, qui, pour bon nombre d'entre eux, étaient venus s'installer ou vivaient depuis toujours dans la péninsule arabique . Pour faire simple, lorsqu'il s'agit de retracer une vérité historique incontestable, le Coran utilise le terme de Bné Israël et lorsque cela devient religieux, culturel, politique, bref conflictuel, c'est le mot Yahoud qui est employé. Les Bnéi israël historiques, descendants de Jacob-Yaâcob ont droit à tous les égards, les  Yahoud, c'est une autre affaire, il faut les débusquer derrière chaque pierre et les combattre sans relâche.
 
Autre problème qui a surgi dès le VI siècle c'est la non reconnaissance par Mahomet et ses continuateurs du Talmud. Les Musulmans acceptent et reconnaissent la Torah écrite, mais rejettent le Talmud qui réglemente le cadre de la vie juive. C'est le Talmud en effet qui crée la distance entre  l'environnement arabe tribal et les Yahoud qui se conforment aux enseignements du Talmud dans leur vie religieuse et profane. Pour les nouveaux musulmans, les choses sont claires: d'un côté la parole d'Allah retranscrite dans la Torah et de l'autre la parole des hommes, le Talmud, qui pour eux est un vaste champ de polémiques où aucun rabbin n'est d'accord avec l'autre.

Quant à Mohamet, n'est avis qu'il voulait être intégré dans la lignée des prophètes d'Israël, d'où son insistance à se faire reconnaître comme tel par des juifs de Médine et des environ; la meilleure preuve: l'instauration de Jérusalem comme direction cardinale de la prière. Devant leur refus, il prit deux décisions: la première, massacrer quelques tribus juives, la seconde, se mettre à son compte, en instaurant sa propre croyance, transformée en religion par la suite, et bien entendu, se tourner désormais vers la Mecque.

Les thèses développées par Monsieur Amlou ne lui ont certainement pas valu que des amis et j'admire son courage de les avoir développés. Il n'empêche que son analyse est juste et mériterait d'avantage d'écho, auprès des Juifs et des Autres, et surtout des Musulmans, qui feraient bien d'étudier d'avantage leur Coran en se livrant à une analyse critique des déviations inacceptables que certains de leurs coreligionnaires en font.

Il est clair que tant que les juifs n'avaient pas commencé à prendre possession de la Terre d'Israël, le sionisme coranique était là en tant que projet utopique, de curiosité. « C'est marqué dans le Coran, et puis après, ça ne s'est jamais réalisé ». Dès le moment où le projet a pris corps, les musulmans auraient pu et du s'interroger sur le contenu de leurs saintes écritures, qui par nature se veulent intemporelles, et accepter le droit des Yahoud à la terre promise aux Benou-Israel. Je suis d'ailleurs convaincu que certains d'entre eux l'on fait, mais qu'on les a fait taire, vite fait. Si on ne peut plus faire confiance dans la parole d'Allah, où va t-on ?



Source:  
http://www.geopolitiquebiblique.com/article-29412687.html

Lettre ouverte à la webradio québécoise : RoCKIK.com .

Bonjour,

      J'ai écouté les propos repris par vous de madame Anne-Marie Delcambre, sur ma thèse de "Reconnaissance Religieuse" ou "Le Sionisme Musulman", dont la synthèse fut un "Appel aux musulmans: Quand le Coran est sioniste": http://www.libertyvox.com/files/RocKIK_AnneMarieDelcambre_060428.mp3.

     Je vous prie de bien vouloir réserver le droit de réponse à tous ceux qui faisaient l'objet d'attaques de madame Anne-Marie Delcambre, car, parlant de moi, ses déductions que je qualifie de "hâtives" ont été faites à désorienter le public. A vous même de revoir sa lecture du verset qu'elle lit à moitié rien que pour nous dire que la promesse est abrogée. Ce qui est mensonge. Heureusement le verset de la promesse dans la 5eme sourate est devant vous, vous n'avez qu' ouvrir le Coran, pour lire que la promesse fut retardée de 40 ans "..durant lesquels ils erreront sur la terre.."
     Pour en savoir plus je vous donne le lien à mon blog. www.amlou.weblogg.no.

    Je vous informe que je  soumets  à la publications des articles concernant le "sionisme musulman fondamentaliste", esperant apporter assistance au Moyen-Orient, sans idée aucune d'appeler à remplacer un Etat israélien par un Etat musulman comme disait notre dame.

bien à vous,

Cordialement votre,

Abdelkader Amlou
www.amlou.weblogg.no

Entre Anne-Marie Delcambre et David Bentata






Delcambre

l'imam caché


Inscrit le: 06 Mai 2005
Messages: 10446

MessageAvant de continuer sur l'article n°3 du " Discours coranique: La metaphore", je vous invite à lire la polemique ci-dessous:
Pages Piquées sur libertyvox.com.






Posté le: 10 Juil 2006, 08:21    Sujet du message: L'IMBROGLIO DES "RELIGIONS ABRAHAMIQUES" !
 

Un juif religieux, vivant en Israël et partisan du dialogue entre l'islam et le judaïsme , "attaque" l'article que j'ai écrit contre ce musulman , Abdelkader Amlou, qui prétend que le Coran est sioniste.
En fait le problème qui le gêne , dans ma virulence contre l'islam, c'est qu'en attaquant l'islam ...j'attaque aussi le judaïsme car dans la Thora , les invectives CONTRE LE PEUPLE D'ISRAËL sont nombreuses. Et les invectives que reprend le Coran contre les Juifs sont exactement les mêmes que celles que la Thora dirige contre son propre peuple qui n'a cessé de dévier.
Ce qui est dit dans le Coran "contre les Fils d'Israël" est de la copie pure et simple ou de la restitution par coeur  de ce qui est dit dans les textes de la religion juive.
Autrement dit ce n'est pas le Coran qui attaque les Juifs, c'est le Coran qui reprend les attaques portées par les prophètes de la Bible contre le propre peuple d'Israël. 

Voici le mail de mon "adversaire" , que la paix et la Bénédiction soient sur lui 


Citation:
" Madame Delcambre, dans ses remarques à propos des versets 5-20-:-26, prouve qu'elle n'a jamais lue les Livres de Moïse, la Tora.
Dans les Nombres (un des cinq livres de Moïse) Chapitres 13,14 est racontée l'histoire esquissée (mal) par le Coran et elle aurait compris la condamnation dont fut l'objet le peuple Hébreu. En clair Amalou a eu raison de négliger les versets détaillés par Mme Delcambre pour ce qu'il voulait démontrer; les versets négligés ne diminuent en rien ce que Allah-D.ieu a consenti au peuple Hébreu: la terre d'Israël; Il a simplement différé l'heure de transmission de l'héritage.
Nous conseillons vivement à Mme Delcambre de lire la Tora qu'elle ignore totalement; elle comprendra de nombreuses histoires bibliques racontées dans le Coran avec des 'déviations' dues à des défauts de mémoire: Muhammad débitait ce qui devait être des versets du Coran de nombreuses années après avoir étudié la Tora. C'est du reste une des critiques fondamentales du texte du Coran. Elle pourra alors se joindre à nous dans ces critiques au lieu de se perdre dans des considérations sans fondement.
David Bentata



 Voici ma réponse
Lors de la parution de "l'islam des interdits" qui consacre un gros chapitre aux invectives du Coran contre les juifs, la gentille assistante de Calvi (réalisateur de C dans l'air) Hélène Lebel avait eu la franchise de me dire que la "communauté"(juive) était partagée , concernant mon livre. Certains pensaient que les attaques contre les juifs contenues dans le Coran étaient dangereuses pour eux et que j'avais bien fait de les dénoncer ;
mais d'autres juifs faisaient remarquer que ces attaques étaient les mêmes que celles portées dans leurs propres livres contre eux-mêmes. Et que les musulmans "cultivés" pourraient très facilement le leur dire.
Je n'avais pas oublié cette remarque.

La "lecture juive du Coran " de Haï Bar-Zeev n'a fait que confirmer cette hypothèse , à savoir qu'une grosse partie du Coran est une reprise pure et simple du" Livre de Moïse".

Le problème pour certains juifs "laïcs" c'est qu'ils ignorent leurs propres Ecritures.  Alors c'est vrai que l'islam vient là , dernier arrivé, en ayant copié, déformé et que le modèle de société qu'il veut nous imposer est plus proche du judaïsme que du christianisme, mais d'un judaïsme copié, récité, sans bémols, sans réflexion, sans garde-fou !

Vraiment j'en ai de plus en plus marre de ces foutues religions abrahamiques" qui se soutiennent et dont le combat est un combat contre LA LAÏCITE,
j'en ai marre de ces religions "abrahamiques"qui empêchent qu'on dénonce leurs conneries, qui veulent réintroduire le délit de blasphème.


Qu'est-ce que c'est que ce pouvoir des religions, qui condamnèrent au bûcher hier, qui menacent encore le monde aujourd'hui .
Et ce sont toujours ces foutues religions abrahamiques.
J'aime beaucoup Santiago sur ce forum. Mais je n'aurais pas voulu être juive au moment où Isabelle Ière La Catholique, reine de Castille (1474-1504) est venue au pouvoir , avec Ferdinand d'Aragon, son cher époux  . Son mariage , en 1469 , relaté il y a deux ans(?), par la TV espagnole , m'avait presque fait pleurer ( je me trouvais en Espagne ) . C'est le PAPE qui les nomma ROIS CATHOLIQUES (reyes catolicos) (accent sur le o de to , c'est mon clavier qui ne peut le marquer)
En 1478 , ma charmante petite Isabelle organisa l'Inquisition en Espagne  

D'après le jésuite Pierre Gibert Abraham n'aurait jamais existé 
Je suis résolument laïque. Mon combat est pour la laïcité.
    
Delcambre
l'imam caché


Inscrit le: 06 Mai 2005
Messages: 10446

MessagePosté le: 10 Juil 2006, 10:39    Sujet du message:  

 Ce charmant juif partisan du dialogue entre juifs et musulmans continue de donner ses arguments.



Citation:
Madame,
Vous ne connaissez rien à l'Islam sans connaître la Tora: Muhammad sans la Tora n'aurait pas existé.
Non, Madame, je ne veux pas connaître abrogeants et abrogés, ce qui m'interesse c'est la logique du Coran et ses contradictions. Un livre saint, tel qu'il est pour les Musulmans, ne peut en contenir théoriquement: comment Allah, qui inspire le Coran, reviendrait-Il sur ses décisions (comme la qibla première et deuxième?). Voilà qui est intéressant pour douter de la sainteté du Coran! Ce qui n'empêche de tenter de rechercher la logique des pensées ce que vous refusez de faire en vous enfermant dans votre science.
Erreur! Madame! j'ai parlé de la traduction de Berque simplement pour la numérotation des versets. Je détiens les traductions du Prof. Rivlin et du Dr Ben Shemesh en hébreu sur lesquelles je me base pour le sens.
Je vais répondre sommairement à vos réponses.
Dans le livre que je propose à des éditeurs, je recommande précisemment aux Musulmans de lire la Tora en même temps que le Coran pour saisir les citations décousues et incomplètes de Muhammad.
Voilà une tâche que je vous propose. Elle vous sera utile car votre science reste bancale.
Salutations
David Bentata



Réponse : bien sûr que c'est en grosse partie copié sur le judaïsme, mais pas uniquement, il y a la sourate Marie, qui a eu un fils sans l'intervention d'un homme
Sourate 19 , Maryam , verset 20
" Elle dit : " Comment aurais-je un fils, quand aucun homme ne m'a touchée, et que je ne suis pas une prostituée ? " qâlat annâ yakûnu lî ghulâmun wa lam yamsasnî bacharun wa lam aku baghiyyan"
Et là on s'écarte du judaïsme . Il s'agit en fait d'une hérésie, un mélange entre judaïsme hérétique et christianisme hérétique.
Donc cela ne me servirait à rien de lire la Thora , sinon pour retrouver ce que l'on trouve dans le Coran. Et j'avoue que ces religions ne m'attirent absolument pas.
Seulement c'est intéressant de savoir que le judaïsme a constitué la base de cette troisième religion "abrahamique". Quel imbroglio! 

Ps: pour lire plus : http://libertyvox.com/phpBB/viewtopic.php?t=1286&highlight=bentata

Sionisme musulman(6)

Le discours coranique: La métaphore(2)

      Dans l'anarchie mondiale actuelle ou ce qu'on appelle « vide idéologique », la montée de l'islamisme à multiples discours souvent opposés, islamisme transnational qui, du point de vue occidental, menace la civilisation humaine, alors que le christianisme, souffrant déjà d'une laïcité ferme d'un Europe allant vers son unité politique, se trouve dans l'obligation d'attirer l'intention sur la valeur ajoutée de l'unité spirituelle, sur la base du christianisme qui caractérise l'identité européenne en particulier et, la civilisation  occidentale en général.
     Le pape Benoît XVI  propose un dialogue raisonnable, digne d'un occident raisonnable, car « agir avec violence est contraire à la nature de Dieu et à la nature de l'âme ».
     Les mots
Violence, Dieu, Ame, sont incompréhensibles que dans le contexte culturel occidental. Dans la conception musulmane,  Dieu est transcendant et ne doit être conçu  en tant que sujet concret, ou lui attribuer une image quelconque : tout ce qu'on peut imaginer d'un objet quelconque n'admet aucune ressemblance à Dieu. De même que l'Ame  qui , dans la conception occidentale, est  l'essence indépendante du corps. Cette conception est étrange dans le contexte islamique où le mot prend le sens du mouvement essentiel du corps lui-même. L'âme et le corps sont indissociables l'un de l'autre. Quant à la  Violence , s'elle est l'acte où se manifeste la haine dans son état excessif, elle ne doit être absolument inutile.
     Ceux qui qualifiant l'Islam de violent, le font par comparaison  entre Mohammed et Jésus. Ils ferment les yeux de voir deux réalités historiques radicalement opposées l'une à l'autre. Jésus fut assurément l'expression profonde d'une conscience collective d'un peuple digne d'être souverain, en défaite quasi-totale, soumis à la domination, à l'humiliation  et dépourvu de tout moyen susceptible de permettre à nouveau la renaissance. S'affrontant aux autorités traditionnelles du peuple, celles des romains, était inévitable et rendait impossible sa mission. L'Evangile nous raconte que malgré les miracles dont le peuple lui-même fut témoin, personne n'aurait pu aller loin dans un projet de délivrance : Même les douze disciples l'ont trahis. Le projet de délivrance, puisque Jésus a été venu sauvez les âmes, avait constitué une menace au peuple, qui alors la force négative, n'ayant eu aucune attention d'affronter les romains, irait au contraire plus loin dans sa dénonciation, et serait soucieux de sa crucifixion.
     Certainement, le sort de Mohammed était autre. Après sept siècles d'histoire, dans un désert géographiquement isolé, loin de toute intervention extérieure autre que l'autorité tribale traditionnelle, la marge des libertés personnelles des individus, tout çà, allait en pair avec d'autres facteurs relatifs à la nature du message, détermineront du sort de toute l'Arabie.
     D'où vient au pape l'idée d'un islam violent ? «...à la lecture de l'édition publiée par le professeur Théodore Khoury (Munster) d'une partie du dialogue que le docte empereur Manuel II Paléologue, peut être au cours de son quartier d'hiver en 1391 à Ankara, entretint avec un persan cultivé sur le christianisme et l'islam et sur la vérité de chacun d'eux. ». Un dialogue qui  viendrait en mémoire de l'empereur après plus de six ans de sa date : «  L'on présume que l'empereur lui-même annota ce dialogue au cours du siège de Constantinople entre 1394 et 1402 » et « ainsi s'explique le fait que ses raisonnements (l'empereur) soient rapportés de manière beaucoup plus détaillés(sic) que ceux de son interlocuteur persan ». Le dialogue commente le pape «  porte sur l'étendue de la dimension des structures de la foi contenues dans la Bible et dans le Coran et s'arrête notamment sur l'image de Dieu et de l'homme, mais nécessairement aussi toujours à nouveau sur la relation entre- comme on le disait- les trois « lois » ou trois « ordre de vie », l'Ancien Testament-le Nouveau Testament-le Coran. ».  Le pape dans sa leçon, relativement au sujet de l'islam voudrait seulement aborder un «   argument assez marginal » dans la structure de l'ensemble du dialogue qui dans le contexte de son thème « foi et raison ». disait-il,  l'a  « fasciné » et lui servirait de point de départ à ses réflexion sur le thème.
     Ce qui a fasciné le pape n'est qu'un argument  «  assez marginal » dans toute la structure de l'entretien dont on rapporte des détails d'un seul interlocuteur entre un chrétien et un musulman. Le pape n'est pas sûr de toutes les données. « peut être », « l'on présume », «  ainsi s'explique » sont des expressions d'incertitude, outre quoi  nous pourrions passer si non cet «  argument assez marginal » qui servait de point de départ des réflexions assez dangereuses : Le pape semble présenter un empereur. En vérité il se cache derrière lui et rien ne le dénonce que ses propres commentaires qui viennent de temps à autre compléter un vide laissé où découvert par lui dans un entretien médiéval. 
    «  Dans le septième entretien (dialexis- controverse), nous relate-t-il, l'empereur aborde le thème du djihad, de la guerre sainte. Assurément (l'empereur) savait que dans la 2,256 on peut lire « Nulle contrainte en religion ! ». C'est l'une des sourates de la période initiale, disait les spécialistes (le pape, lui, en est il sûr ?), lorsque Mohamet lui-même n'avait encore aucun pouvoir et était menacé ». « Mais naturellement l'empereur connaissait (sic) aussi les dispositions développées par la suite et fixées dans le Coran à propos de la guerre sainte ». Négligeant quelques détails, l'empereur, continue le pape de commenter, s'adresse à son interlocuteur persan (alors absent) «dans une rudesse qui nous étonne » : « Montre moi donc ce que Mohamet à apporté de nouveau et tu n'y trouveras que des choses mauvaises et inhumaine, comme son mondât de diffuser par l'épée la foi qu'il prêchait ». Interrogation accusative ! Après  des explications vient l'affirmation selon laquelle la violence est en opposition avec la nature de Dieu et la nature de l'âme : « Dieu n'apprécie pas le sang (...) ne pas agir selon la raison est contraire à la nature de Dieu. La foi est le fruit de l'âme non du corps ».
      On ne peut dire de cette déduction que logique et raisonnable du point de vue formel. Mais ( l'empereur qui nous rappelle l'esprit de l'Agora est innocent, il faut le reconnaître) les données coraniques contenues dans les commentaires ci-dessus sont tout à fait renversées. Le verset « Nulle contrainte en religion ! » 2,256 n'appartient pas à la période initiale, mais bien au contraire il est des versets de la seconde période. La deuxième sourate « La vache » dans toute son entierté,  est une sourate de Médine et  ne contient aucun verset mecquois. Ce fut à la seconde période lorsque Mohammed avait été fort puissant et nullement menacé. D'autant plus que les dispositions de la guerre sainte ont été déjà développées avant ce verset là dans la même sourate n°2 que les spécialistes du pape  dont il ne cite de nom, situent à  la première période.
     Prenons ces vérités pour évidentes par elles mêmes. Avant le V.256 de la deuxième sourate, le V.246 parle déjà du combat dans un dialogue entre « des notables parmi les enfants d'Israël » et un Prophète. Mais c'est dans le V.244 que le Coran s'adresse à la communauté nouvelle et ordonne le combat comme il a fait avant dans le V.216 et V.190-191. Ces versets de la même sourate évoquée par le pape (non l'empereur, je le répète) prescrivent le combat sans laisser à l'ombre bien sûr, d'en citer les raisons légitimes de cette procédure. Toutefois, la violence est l'acte où se manifeste la haine excessive peut exprimer un caractère pathologique dans l'aval d'une politique d'agression. Elle ne peut l'être lorsqu'elle traduit un acte préventif surtout dans un contexte hostile et guerrier.
       Le Coran légifère d'entreprendre une politique de prévention, le cas échéant  violente, conformément à la nature humaine. Faut-il se laisser donner à des politiciens qui, sur la base de la raison peuvent justifier une politique d'agression? Mais la question véritable à laquelle il faut s'attaquer est de savoir s'il existe des fils qui relient le Coran aux autres cultures qui le précèdent. Peut-on y trouver des composantes occidentales et asiatiques lointaines? Lesquelles ? Comment les identifier dans l'ensemble de la structure du discours coranique, ces composantes? Comment fonctionnent dans l'imaginaire arabe de jadis et ne cessent d'agir sur les esprits, aujourd'hui et demain, ces composantes?

     En tout  cas le pape court déjà derrière les politiciens et s'arrête de temps à autre devant  les guerriers du moyen âge pour ramasser des arguments assez marginaux fait de mots archaïques, incompréhensibles que dans leurs contextes culturels pour en tisser, peut être, des slogans égales au fameux slogan islamiste : L'islam est la solution !
     Et çà se passe en pleine anarchie créatrice de ce monde post-moderniste mondalisé. Comme tous les mauvais pères!

                                                                                         à suivre

Sionisme musulman(5)

Le discours coranique : La métaphore (1)   

  Le prétendu dialogue entre les cultures auquel de hautes instances politiques et religieuses mondiales appellent n'est, dans le cas le meilleur,  qu'illusion pour ne pas dire mensonge et escroquerie ;  tant que le Pape Benoît XVI, à titre d'exemple, appelle à un dialogue sur la base de l' "ampleur  de la raison", et de même que l'ONU,  sous pression du terrorisme ne cherche  qu'à compromettre politiquement et à réconcilier.
     Si l'on peux réussir un dialogue inter-chretien, le dialogue sur la base de la Raison, telle la Raison est conçue dans le patrimoine occidental, échouera certainement à cause des différences entre les cultures par elles mêmes. Que les gens ne pensent que dans le cadre du contexte socio-culturel de leur regard au monde en général et à leur vie communautaire en particulier.
     La Raison, dans le contexte européen, a bien facilité le passage du mythique au théologique dans le processus  de la formation de la culture hellénistique. La rencontre de la mythologie, la Raison et le monothéisme Toraïque  donna naissance à la théologie chrétienne.
    Les trois éléments forment le béton de l'édifice théologique,  dont la Raison n'est enfin de compte que le moyen d'introduction au sein du monothéisme oriental,  le mythique gréco-romain par l'intermédiaire de l'interprétation.
     Le système herméneutique hellénistique trouve ses références dans l'ensemble du patrimoine gréco-romain que ce soit mythologique ou philosophique devenus fondements essentiels d'une culture populaire  abondante.
     Quelle relation y a-t-il entre cette Raison, la mythologie grecque et le monothéisme oriental ? La question est sérieuse, et on ne peut pas l'exclure tant que la théologie réclame dans sa propriété la Raison, réalité extérieure qui désigne les principes de la logique. Elle dépasse parfois ce sens pour designer une fois encore la sagesse gréco-romaine, mais le moyen par lequel le passage à une théologie fondatrice de la chrétienté trinitaire est assuré : Dans les confusions des significations des mots : Raison ; Parole ; Logos ; Dieu, se manifeste nettement l'influence reçue,  à la fois de la part de la mythologie et de la part de la philosophie. Elle est le moyen d'occidentalisation du monothéisme primitif oriental par le biais de l'interprétation alimentée à partir d'un système mythologique et philosophique  profondément enraciné qui va  embrasser les catégories sociales les plus inférieures tout comme  l'élite supérieure.
     Le triomphe du christianisme suite au triomphe romain, et sous un impérialisme s'étalant sur une grande partie géographique du monde de l'antiquité, avec nations et civilisations, le triomphe du christianisme sous la domination romaine donna naissance à l'idée de Dieu unique, mais avant tout  Dieux de l'homme, dépassant ainsi la tradition ancestrale relative aux divinités particulièrement ethniques et  aboutissant à l'universalité et  à la transcendance coranique.
     Le passage de la mythologie à la théologie nécessitait le long chemin de l'histoire de l'évolution de la pensée occidentale. Le combat auquel s'engageait la Raison contre le mythique depuis les premiers matérialistes naïfs, passant par l'humanisme socratique défendu ardemment  et développé minutieusement  par Platon et Aristote serait doué à l'échec. Les éléments mythologiques  trouveront leurs places dans ce qu'on va appeler théologie étant la science mère qui définira notre vision du monde et déterminera notre comportement vis-à-vis de Dieu.
     Mais la Religion est le système de croyances et de rites nécessaires à la formation de notre vision et à la détermination du comportement réconciliateur. La différence qui le sépare de la théologie et de la même nature que la distance entre la Révélation et la  Pensée. Peut on considérer comme parties égales au dialogue voulu deux parties inégales?  N'est ce pas incompréhensible comment procédera-t-on pendant un dialogue  entre la science donnant sur une religion et une religion donnant sur la science ?  Peut on réussir le dialogue sans que la religion perd de sa nature ?
     Le christianisme hellénistique parait un monothéisme oriental  primitif occidentalisé où Jésus reprend Prométhée dans la fonction de la création de l'homme, cette fois-ci, une création spirituelle. Entre le donneur de la vie au corps et le donneur de la vie à l'âme, il n'y a pas de grande distance, puisque chacun d'eux se doit la place de Dieu, qu'il est à dire de Jésus la version hellénistique de la question de la création de l'homme dans la mythologie grecque. Bien que les deux acteurs partagent  en commun la demarhe-Sacriffice, le compromis entre Dieu-Logos, Dieu-Raison  ou Dieu-parole et Jésus, fils-Dieu,  vient à la place du malentendu traditionnel opposant Prométhée à Zeus.
     Le dialogue entre une théologie et la religion est un EMPTY TALK, un entretien vide, et le mot dialogue dans ce cas n'a pas de sens. On peut comprendre facilement ce que c'est que un dialogue entre deux disciplines scientifiques, mais jamais entre une science et un système de croyances et de rites conçues, pratiqués sous ordonnances strictes d'une volonté transcendante.
     Le christianisme est le résultat des contemplations théologistes occidentales. Il est l'effort déployé pour l'occidentalisation du monothéisme oriental primitif, tout en excluant la tradition juive que ce soit au niveau de la croyance ou celui du rituel qui fonde la Religion. Un dialogue par conséquent, entre théologiens, prôneurs de la «Raison » et la Religion  « violente » par essence, comme vient de suggérer le pape dans sa dernière leçon à Ratisbonne, Septembre 2007, ne tends qu'à permettre à la Raison de convaincre le musulman de se faire couper ce que le pape et certains islamologues prétendent  voir griffes, dans le cas de l'impossibilité d'abandonner  sa propre Foi.
                                                               à suivre  

Avis

Nous reprendrons notre discussion sur le sionisme musulman fondametaliste avant la fin de la semaine en cours.

Sionisme musulman(4)

Le discours coranique : Les juifs d'Arabie.

    

Elle m'imputait que nous sommes peu nombreux
     Les nobles sont peu nombreux j?aurais dit
     Qu'y a-t-il, alors qu'il est puissant notre protégé
      Celui des plus nombreux est humilié?



 

    C'est une adaptation de deux vers d'un poème attribué au célèbre poète arabe Samuel ben Haya ben Adya en réponse à une femme probablement polythéiste.


     Samuel dont les origines remontent à Kahtan, l'ancêtre reculé d'une grande partie des arabes, reconnait son appartenance à une minorité juive, mais puissante que grâce à eux, leurs protégés réjouissaient de paix dans un environnement hostile et injuste par acquis.

     Je me trouve dans l'obligation de citer le nom de ce juif arabe, parceque des écrits appartenant à la littérature juive moderne abandonnent la notion de « juifs arabes » pour la notion « juifs des pays arabes ». Ces écrits ont leurs raisons, mais peut-on refuser que des arabes seraient judaïsés et représentent « des juifs arabes », dont Samuel ben Haya ben Adya n'est en effet qu'un simple exemple ?

      Nous n'avons pas de dates exactes de l'entrée des juifs en Arabie, mais « au moins depuis la sortie de l'Egypt » comme le disait Albert Soued dans une conférence publiée (novembre 2002,http://www.chez.com/soued/khaybar.htm ) en parlant d?Hébreux qui « seraient installés au nord d'Arabie au pays de Madian (fief de Jethro, beau frère de Moïse) et à Taymar (Jeremy 25/32) ». « Au moins » disait Albert, pour donner l'idée que les débuts plongeaient encore loin dans le temps.

     En réalité le voisinge en commun des deux langues, l'Hebreu à l'Arabe, nous pousse à parler d'une origine ethnique commune antérieure à l'ancêtre Abraham et qui ne devrait évoluée que sur les terres d'Arabie avant de partir dans un voyage de générations vers et à travers les pays du nord, et à travers l'Egypt, et retourner  plutard riches en cultures, dans l'Arabie, d'une partie d'entre ces Hébreux connus encore cette fois, sous un autre nom : Les Araméens.

     Le mot "hébreu" et le mot "arabe", dans l'accent la plus authentique, partage le même radical composé de trois consonnes "a", "r","b" avec une petite différence que le "r" dans le mot "arabe" vient à la place du "b" dans le mot "hébreux".

     La seconde étape serait pendant le 1ere Temple. Il s'agit cette fois-ci encore, toujours selon Albert, de « tribus et populations juives » : « Les tribus de Ruben, Gad et une partie de Manassé résidaient à la lisière septentrionale du désert de Nefoud et le long de la côte qui mène d'Aqaba au Hidjaz (Médine et Mecque), sur les hautes plateaux montagneux de Khaybar et wadi Al-Qora. La tribu de Semeone conquit plutôt le mont Seir (Chroniques 4/12) ».

     Mais l'étape la plus importante serait celle d'après la destruction du second Temple quand « 80.000 prêtres s'y seraient réfugiés ». Notons en passant qu'aucune académie de valeur équivalente à celles de Babel ou des Terres saintes n'a pu voir le jour malgré ce nombre de prêtres, que les juifs arabes restèrent dépendants de leurs coreligionnaires des ces centres là.

     Pendant cette période des juifs « essaimèrent dans des implantations agricoles et poussèrent jusqu'à Yathrib (Médine) (?). Lors des épreuves contre Rome les juifs émigrèrent vers Khaybar et vers Médine 150 Km plus au sud. A cette époque là on pouvait estimer la population juive de la zone habitée entre Nattah, Chaq et Koutayba à un demi million d'âmes ». On estimait encore que le nombre de tribus fut d'une vingtaine. Ce chiffre de tribus se réfère aux chroniqueurs arabes qui ne parlent que des juifs de Médine, de ceux des voisinages et de ceux de Khaybar. Un demi million et une vingtaine de tribus ! Tribus ou clans ? Qu'importe le chiffre, l'appellation, dirait-on.

     En tout cas notre poète Samuel appartient à une minorité d'un demi million d'âmes groupées dans une vingtaine de tribus (ou clans) que la femme de son texte poétique semble être juive, d?appartenance à une autre tribu (ou clan) plus nombreuse.

     Ils étaient, comme le décrit Albert Soued, des juifs, qui « travaillaient dans des vallées le jour et se réfugiaient dans leurs forteresses la nuits. Ils étaient réputés pour leur technicité en agriculture (les meilleures dattes de l?Arabie, la vigne, les arbres fruitiers, les légumes) et dans l'élevage de chevaux et de chameaux. Ils étaient spécialistes aussi de vers de soie appris en Chine, le tissage, et la confection de vêtements en soie qui étaient exportés par des caravanes jusqu'en Syrie. Certains étaient bijoutiers ou fabricants d'armes et d'armures. Leurs pitons élevés servaient de phare la nuit pour les caravanes qui acheminaient vers le Hidjaz. Ils étaient aisés, d'une grande hospitalité, ouvrant leurs portes même la nuit. ». Des juifs dont la vie était partagée en toute harmonie avec l'arabe et qui reste dans tous les domaines le point de lumière.

     Quant à leur judaïté, nous ne possédons pas grand-chose sur ces juifs « que rien ne distinguait des arabes, excepte les pratiques religieuses », toutefois, on parlait d'un « judaïsme Halakhique défini par les Rabbins », et de la continuité des contacts avec leurs coreligionnaires de Babel, du Caire, des Terres saintes et du Yémen.

     Déjà au 7ème siècle, l'influence du Talmud faisait jour comme le témoigne l?harmonie dans un environnement arabe tribal et bédouin. Il va de dire que cette harmonie est due, sans aucun doute au principe (La loi du pays et la loi « Dina de malkhuta dina ») attribué au Saboraiim, la phase Talmudique finale qui dominait déjà au 6ème siècle.

     Des coutumes et des traditions partagées en commun en toute harmonie, excepte les pratiques religieuses, en vertu du principe des Saboraiim: Peut-on nier que les traditions orales deviendraient au 7ème siècle le cadre général de la vie juive? La source même de la judaïté arabe, dont le Coran ne cesse de faire écho dans ses versets polémiques et ne cesse de manifester le refus à son égard ?

     En effet le Coran n'accepte que la Torah. Son refus des enseignements définis par les Rabbins est beaucoup plus significatif, et nécessite des questions légitimes, car le Talmud était, durant son histoire, l'objet de disputations entre juives eux même. L'acceptation ou le refus faisaient bases des luttes acharnées dans les milieux juifs avant et après la dernière touche de Rashi. Il est même à dire que la dualité dans le Coran: (Fils d'Israël, Juifs), (Les versets-Contes, Les verstes polémiques) reflète cette dualité qui marque la judaïté elle-même, dans ses deux dimensions fondamentales: La Torah et le Talmud.

 

     La confirmation de la Torah par le Coran, mais le refus réservé au Talmud a été la cause du malentendu entre la première communauté musulmane et les juifs de Médine. Il s'agit là pour le nouveau musulman, d'un point de vue coranique qui distingue entre la Parole de Dieu à accepter et celle des humains à rejeter. 

     les versets polémiques expriment le refus, alors que les versets des fils d'Israël (Versets-contes) relatifs à l'Histoire se conforment à la Torah en tant que plan  où se manifeste la volonté divine.



                        (à suivre)

Sionisme musulman(3)

Le discours coranique : De l?idéologique au scientifique


     Anne-Marie Delcambre a commis une grosse erreur, ayant cru pouvoir bannir de ses fondements, un sionisme musulman fondamentaliste fondé légitiment sur le Coran et la Biographie du prophète. Pensant ainsi, elle procède au découpage du verset 26 de la 5eme sourate, pour souligner que la Promesse fut abrogée : « Elle leur est interdite », laissant à l?ombre le reste du verset : « Quarante ans ils erreront sur terre ». Madame Delcambre voulait dire que la Promesse fut abrogée alors qu?elle est retardée de quarante ans, comme le démontre Hermine Leboutte dans son article « au sein de son peuple Hebreu », publié sur AFEMO.

     Il est évident que n?importe quel lecteur attentif et objectif peut remarquer que les versets de la Promesse ne posent pour qu?elle soit accomplie, ni de limite dans le temps ni de conditions spécifiques. Le Coran même nous relate abondamment les événements de la conquête des terres saintes par les Fils d?Israël, l?établissement du royaume avec David, la construction du temple par Salomon etc. Ne serait-ce cependant contradictoire de parler à la fois d?abrogation et de l?établissement ultérieur des royaumes des Fils d?Israël ?

     En effet, la dame à la vocation anti-islam, appartient aux zèles idéologiques « modernistes » représentés cette fois-ci par une islamologie aux procédés ethnologiques colonialistes dont la caractéristique est, bien sûr, un égocentrisme européen, dans le sens propre de la supériorité regardant l?enseignement des non-civilisés de principes des « Lumières ».

     Au temps des révolutions que connaissent les sciences humaines, le reste de prôneurs des idées des « Lumières » persistent encore dans leurs attaques à l?islam, devenu le principal rempart identitaire d?un monde très vaste, riche en ressources humaines, geo-economiques, et qui se trouve aujourd?hui en face d?une mondialisation avide et inhumaine.

     Le réaménagement des sciences humaines afin de relire les cultures est alors nécessaire. Peut-on parler de principes égalitaires parallèles à ceux des « Lumières », contenus aussi dans des textes fondateurs appartenants aux civilisations autres que la civilisation française du 18 ème siècle  , le texte-Islam, par exemple ?

     Toute tentative de réponse positive à cette question risque d?être interprétée de réconcilier ce qui est inconciliable. Il est donc vrai qu?il serait légitime de se mettre au côté de l?attitude hostile, si le lecteur se borna de prendre en considération le contexte social et politique des textes à revoir. La première communauté fut par conséquent violente à cause de la nature violente du texte en soi. Ainsi une catégorie sociale de démunis, d?esclaves longuement soufferts d?inégalités, d?aliénation, d?humiliation serait devenue, d?un seul coup, en embrassant une nouvelle foi libératrice, la force extrêmement brutale et destructive. Faudrait-il être docile devant une alliance de riches aux tendances conservatrices, qui n?observe que des intérêts et cela  en dépit de tout statut moral ? Dans la logique de l?anti-islam ni le défensif ni l?offensif n?est acceptable, malgré la reconnaissance de l?arrogance et la férocité du contexte guerrier déséquilibré: Pauvres contre Riches. Le procédé traditionnel qui consiste à fermer les yeux pour ne plus voir en face, dans le contexte les arguments justificatifs de telle ou telle action, ne séduit heureusement qu?un groupe très limité de chercheurs européens, emprisonnés de leurs propres préjugés.
 
     Avec ces préjugés introducteurs, ils se contentent de s?attaquer aux textes dans leur état statique, afin d?élargir le maximum que possible l?horizon d?interprétations probables et rendre satisfaisantes leurs attitudes prises au préalables. Ils s?efforcent de décrire le COMMENT au lieu de se pencher sur le POURQUOI, qui renvoie directement au contexte sociopolitique du phénomène dans son état évolutif, et dans son etat d?échanges entre les composantes qui  le constituent.  D?où la nécessité d?une Islamologie génétique, dynamique qui répond aux exigences scientifiques et politiques actuelles et dont une islamologie statique prouvait, depuis longtemps, son incapacité de répondre.

     Loin de reconnaître la réciprocité, texte-contexte, rien que pour perdurer des lectures personnelles, comme le faisait certains musulmans sous prétention que le texte, par sa source divine, reste dans sa totalité conforme à tous les temps et lieux, quelques soient les circonstances. Delcambre Quant à elle reprend le même procédé, mais dans le but de démontrer l?importance de son projet, celui de « gommer » les versets « inégalitaires » et ceux qui « stigmatisent les juifs ». Un projet à couper des têtes au lieu d?y changer des interprétations !

     L?objectivité oblige de dépasser les procédés littéraires qui s?attaquent aux textes comme si ces derniers ne surgissaient de nul part. le phénomène est bien complexe par les échanges entre les textes et une réalité historique dense aux composantes multiples. Sur la base de la temporalité nous refusons les exégèses islamistes qui eternalisent  le tout, comme nous rejetons celles des islamologues statiques et descriptifs qui le rejettent  eux aussi dans sa totalité. Dans la perspective TEMPORALITE des textes dans les échanges avec le contexte, nous essayons d?observer les événements du vivant de leurs acteurs, le Prophète d?un côté, les Polythéistes et les Juifs de l?autre.
 
     La « Révélation » en tant qu?événement fondateur reflète une succession de réactions, plus dense que nous le croyons, tout en traçant et retraçant les démarches indépendantes à suivre dans une lutte multidimensionnelle. Une guerre qui met en cause des croyances, des coutumes contenues dans un patrimoine de traditions millénaire. Guerre entre conservateurs et révolutionnaires qui contestaient une situation spirituelle, sociale et politique insupportable. Il s?agit de stratégies contradictoires qui épuisaient de l?idéologique.
 
     L?idéologique, comme dans le Coran et le reste de la littérature musulmane réside aussi dans toute la production littéraire appartenant aux côtés opposants : Polythéistes et juifs. Cette littérature suscite la même importance octroyée à celle musulmane. Objectivité oblige !


(à suivre)

Sionisme musulman(2)

Deux tendances sionistes musulmanes


Avant que le sionisme politique ne soit élaboré, les religieux juifs, le long de l?histoire de la diaspora après la destruction du second temple il y a à peu près 2000 ans, avaient toujours tendance au retour à leurs terres saintes. Ce fut un sionisme naïf qui trouvera très tôt sa place au sein du sionisme politique récemment fondé.


Le sionisme naïf aux fondements Bibliques, et parfois Talmudiques légitimes ne se limite pas dans les textes et les exégèses judaïques, mais il s?étend encore aux textes fondamentaux de l?islam, autant dans le Coran que dans la biographie du Prophète, et l?entendement de ses compagnons qui seraient les prôneurs inéluctables des traditions prophétiques rapportées par les futurs chroniqueurs.


Le sionisme musulman politique rationnel


Le sionisme politique tel est dévoilé dernièrement par Daniel Pipes dans son article sous le titre « Le sionisme musulman » http://fr.danielpipes.org/article/3656 , est un sionisme musulman dépourvu de ses fondements religieux légitimes comme le démontre partiellement l?auteur lui-même. Ne se basant ni sur le Coran ni sur la biographie du Prophète, il réclame le « Droit » à la cité Jérusalem et aux terres saintes. Revendication infondée.


La visite par le prophète de la cité, sa prière lors du voyage nocturne, puis l?autorité musulmane antérieure sont des arguments rationnels loin de justifier un tel droit. Insuffisamment convainquant face à l?argumentation coranique plus solide octroyant ce droit à la partie opposante, les juifs, ce sionisme risque de se trouver hors du Coran et de la démarche du Prophète par conséquent.

La Prière du prophète lors de son voyage nocturne, le Pacte conclu par le Kalifa Omar ben Al-khattab avec les habitants de la cité, alors chrétiens, sont à rejeter comme arguments devant les versets de la Promesse associées à l?acte d?expatriation des juifs de Médine vers le Chem par le prophètes en vertu de reconnaissance de leur droit à ces terres là. C?est sous la lumière du Coran conforme à l?ancien testament que le Prophète se procéda.


Nous sommes en face d?un sionisme musulman politique rationnel qui regroupe toutes les couleurs politiques aux vocations contradictoires. Des laïcs et des islamistes, des chrétiens et des musulmans, des « communistes » et des libéraux, des nationalistes et des nationalistes arabistes, tous côte à côte convergés dans un seul amour : Alqods (Jérusalem). Un mélange de fois dont plus rien ne relie les éléments que la lutte héritée de la période anti-colonialiste, qui aurait donné naissance aux mouvements nationalistes arabistes. Des différentes optiques aujourd?hui unanimes à l?égard d?Israël. Et puisque l?islam fait jour, il n?est pas sans intérêt qu?il devient catalyseur unificateur des frères, autrefois ennemis.


Le sionisme musulman politique fondamentaliste


A l?encontre du sionisme politique rationnel, le sionisme religieux fondamentaliste se conforme aux interprétations réclamant le droit des juifs aux terres saintes sur les bases Bibliques et Coraniques. Rien d?autre que ces deux fondements du premier plan. Sur les bases inabrogeables, le sionisme fondamentaliste se voit dans la nécessité de défendre le droit de tous les peuples de la région à une vie pacifique et juste.


La conformité aux textes Bibliques sous l?orientation du Coran, qui reprend l?histoire des Fils d?Israël sans laisser à l?ombre la Promesse en tant que fait accompli, et ce pour toujours, ne sera de nos jour parfaite si les musulmans ne cesse de refuser l?existence des juifs sur leurs terres d?origines.

Notons en passant que le pacte d?Omar fondant les revendications du sionisme politique rationnel doit être vu à la loupe du Coran et à celle de la pratique du Prophète et consideré comme égarement politique très grave. Une première dans l?histoire. Il relève de la soumission aux conditions proposées par des chrétiens de l?époque. Des conditions qui tendent à garder le statut décrétant Jérusalem comme cité interdite aux juifs : Décret imposée par l?occupation romaine.


Un musulman digne de ce nom, digne de son identité coranique, se tient fermement contre tout statut opposé au texte saint.


La désorientation dés l?aube de l?expansion musulmane de la période post-prophétique continue de jeter ses ombres les plus sombres sur l?avenir de l?ensemble des peuples musulmans. Désorientation motivée par une haine gratuite et profonde aux juifs, longuement inculquée.

Toute attitude sans considération des textes coraniques inabrogeables, fait de mots dont les sens sont propres et explicites, est une attitude insatisfaisante et doit être éludée par le musulman optant pour la conformité absolue à l?optique coranique.


Le sionisme musulman rationnel, dont les adeptes sont si nombreux aujourd?hui grâce l?ignorance, le silence absolu des exégètes, continuera de revendiquer sur la base de la Prière, et sur la base du Pacte d?Omar, mais pour un court terme, après quoi le retour aux fondements coraniques les plus sûres ne tardera pas de se généraliser. Question de temps.

Sionisme musulman(1)

A propos de quelques mots

 Le malentendu entre les parties concernées par l?islam persistera encore, tant que la sous-estimation du sens de quelques mots reste le caractère des discours produits sur le thème « Islam ». C?est la raison pour laquelle l?islamologue française, Madame Anne-Marie Delcambre, s?est donnée la peine à la critique de mon "Appel aux musulmans : Quand le Coran est sioniste", dans le but de détruire la thèse de « Reconnaissance Religieuse » fondée sur le Coran, prétendant que ce livre récupère les prophètes juifs en les purifiant des fautes de leur peuple, et par conséquent, « Israël justifié » dans l?aval du Coran est un « Israël musulman ». 

Madame Delcambre, loin d?avoir voulu tendre sciemment la vérité Coranique, confond des sens à ne plus confondre de quelques mots qui font l?objet de son discours, toujours hostile, sur un islam « extrêmement violant » et sur le prophète Mohammed, le « guerrier » : Affaire de hobbies !


« Juif » et « jew »

On ne trouve pas le mot « juif » dans les écritures hébraïques. Seules les français l?emploient pour designer les adeptes du judaïsme. Chez les anglais le mot « jew » porte le même sens. Aucune liaison n?existe entre les deux mots, sauf leur non appartenance au radical « Juda ». Le son « j », l?ajoutement des anglais qui ont à leur tour traduit si tôt du Latin, les textes saints, avant que les français le fassent, et la large diffusion des textes après l?invention de l?impression, venait dès lors remplacer le son latin « u » et le grec « ou ». Ainsi « Youssef » devient « Joseph », yaâcob » devient « Jacob », « yehouda » devient « Juda » etc.


A l?encontre du français, le mot « Jew » s?apparente manifestement à un autre dans une autre vieille langue qui a commercialisé pour des siècles nombreux avec l?hébreu : Tamazight, dans son dialecte du sud marocain. Il s?agit du mot « gayou » qui signifie « tête », terme pris comme unité de recensement de la population.


Quelque soit l?origine du mot « juif », son sens de culte, de culture, remplace aujourd?hui le sens ethnique d?entité de provenance d?un espace géographiquement limité, ou bien, dans les meilleurs des cas, introduit celui d?appartenance à la tribu de « Juda ».


« Yahoudi » en arabe

Les Arabes quant à eux gardent encore deux nominations distinctes : « Yahoudi » (au singulier), et « Fils d?Israël). La première nomination indique la communauté de provenance de « Yahouda » au sens géographique et culturel,  la seconde pour indiquer les 12 tribus, descendants de Jacob. Alors que les deux sens parfois fondus l?un dans l?autre, fondent le discours dans la littérature musulmane, les anglophones et les francophones « inventent » des mots étrangement nouveaux, loin d?être capable d?envisager tous à la fois les sens géographique, culturel et ethnique.


« Yahoud » (pluriel), « benou-Israel » dans le Coran

Le Coran reprend la terminologie existant déjà sur place, à l?époque, sans confondre de significations. On sait que la présence des cette communauté de Juda au tout culturel différent de celui de l?arabe, et qualifiée de civilisée, a influencé profondément toute la vie de l?arabe au point de se convertir au judaïsme. Lorsque le Coran relate les événements de l?histoire de cette communauté nouvelle, ils nous parle des « Fils d?Israël », mais lorsqu?il s?agit d?une polemie, il parle des « juifs » : On est dans ce cas, en face des « Fils d?Israël et les arabes convertis au judaïsme ». Deux sens, ethnique et culturel.


Islam Littéral et Islam Conventionnel

Le mot « islam » vient dans le texte coranique dans deux sens differents. Relativement à l?histoire des fils d?israel,  pour les définir en tant que monothéiste parfaitement « soumis » (c?est bien la signification de « mouslim, musulman »en arabe) à Dieu. C?est le sens littéral du mot. Le sens conventionnel est celui d?un islam aux 5 piliers. C?est au 7ème siècle avec Mahommed que ce sens devient, inclus le littéral, considérable. Si on prend en considération uniquement la conventionalité du terme, on risque de mettre Abraham, par exemple, en dehors de l?islam, ce qui est d?ailleurs impardonnable.


Entre le Coran et l?Ancien Testament

Dans l?Ancien Testament le mot « juif » est inexistant. Mais on peut traduire l?expression qui les désigne, comme entité religieuse différente des polythéistes, par « Adorateurs de YAHWAH ». Cette expression est rappelée dans le Coran aussi. Adoration de Dieu, dont le fruit n?est en fin de compte qu?une soumission parfaite à la volonté de Dieu contenue dans le mot « islam ». Il n?est pas étonnant dès lors qu?elle soit une expression où converge le sens ethnique et culturel, « fils d?israel » et « juif », car les deux mots renvoient aussi au religieux qu?à l?ethnique. La Torah , s?agissant de l?histoire des fils d?israel s?intéresse à la vie des descendants de Jacob, dans le sens ethnique le plus pur, quant aux Nabiim, ces livres prêtent attention à la polemie au premier plan.


Tout comme la Torah et les nabiim, le Coran suite à la même procédure, entame une séparation entre les deux grands thèmes : l?Histoire et la Religion. Et voilà donc la légitimité de reprendre la communauté dans ces deux dimension : L?ethnie spécifique aux descendants de Jacob,  et la religion partagée avec les autres. Les appellations distinctes sont cependant de recours.


La confusion dans la littérature herméneutique occidentale qui se donne au Coran, à cause de la sous-estimation réservée aux mots, laisse à prévoir le malentendu pour des décennies à venir. D?où l?ambiguïté, la perplexie, qui devraient être évité si l?on apprenait à procéder de manière à respecter le contexte historique, social et politique, pour définir à la perfection autant que possible, les significations des termes employés comme notions décisives dans le tissage du discours.


Appel aux musulmans: Quand le Coran est sioniste

Les islamistes, qui prétendent être attachés au texte saint, le Coran, maintiennent encore, avec beaucoup de mépris, des attitudes hostiles envers Israël.


Ce paradoxe doit être sérieusement examiné !


Nulle personne n'ignore que depuis ses premières lueurs, le mouvement
sioniste, puis l'Etat d'Israël ne cessent d'être ciblés par des fatwas qui font appel à la destruction. On sait encore que dans le contexte colonialiste le monde arabe,inclus la Palestine, dont la question devrait être traitée à part, car cette terre est régie par des textes sacrés indépassables, se trouva dans la nécessité de se révolter. Le retour en masse des juifs, suite à la demande de la foi,paraissait aux yeux des arabes et musulmans, avoir l'aspect d'une force colonialiste et n'a rien de différent de celle des français, celle des anglais qui auraient à déployer leurs forces pour la domination dans la région. Coïncidence ! Et inconvénient qui ne cessent de menacer toute la région.


Le Coran est bien clair en ce qui concerne la promesse de donner la terre sainte aux fils d'Israël. Il suffit de lire du verset 20 au verset 26 de la Sourate n°5 (La Table) pour se rendre compte de cette vérité. La promesse est donnée par Allah et personne n'a contesté ce qui est relatif à la foi. Le seul, à ce que je sais qui a osé contredire la promesse fut Ibn Hazm (11eme siècle). Dans sa célèbre lettre polémique à Ibn-Naghrilla (peut-être le traducteur de quelques passage talmudiques Samuel Ha-Naguid), il a souligné que la promesse est un mensonge juifs "Il est de leurs mensonges que dieu leur a promis de leur donner en possession la terre sainte" a-t-il écrit. Sa justification fut alors le fait de l'histoire : le royaume des fils d'Israël n'existait pas à l'époque, comment admettre alors que Allah puisse promettre quelque chose qui n'aurait plus d'existence ? C'est dire par la suite que Allah est impuissant de se tenir à sa promesse. Allah selon lui n'a rien promis puisque les fils d'israel n'auraient pas régné sur la terre sainte à l'époque d'Ibn hazm. Drôle de déduction pour un fondamentaliste censé ne plus quitter le texte coranique. Que dirait ce grand savant qu'aujourd'hui Israël est vérité historique ? Quitterait-il pour les propos politistes des politicards que sont les Oulémas(savants théologistes) contemporains qui laissent de côté la parole divine, pour s'aligner derrière un publique ignorant dans la majorité, et derrière des politiciens laïcs qui menaient depuis longtemps une lute acharnée contre la religion? L'erreur persiste encore et personne n'a jamais attiré l'attention du publique arabe et musulmane sur le fait dangereux que présente une telle procédure, à la fois pour la foi et la paix mondial.

Sur 6258 versets coranique (6236 selon la méthode Koufie moins de 22 versets selon celle de Médine), 670 versets-contes, soit plus de 10,6°/°, nous racontent l'histoire des fils d'Israël (sans compter bien sûr des centaines d'autres versets polémiques ou d'autres qui parlent du premier ancêtre Abraham ou ceux qui racontent sur Jésus). Ces versets sont dispersés dans près de 26 sourates sur 114 soit 22,8°/°. On peut attribuer sans crainte à ces textes le qualificatif SIONISTES. Pas parce qu'ils reprennent l'histoire du peuple en suivant un plan bien défini : l'entrée de Jacob et ses fils en Egypt, la naissance de la nation avec Moise, la fondation du royaume et le règne de David et Salomon, mais aussi ils appellent à l'entrée du peuple dans le territoire promis " 20. (Souvenez-vous) lorsque Moïse dit à son peuple : "O, mon peuple ! Rappelez-vous le bienfait d'Allah sur vous, lorsqu'Il a désigné parmi vous des prophètes. Et Il a fait de vous des rois. Et Il vous a donné ce qu'Il n'avait donné à nul autre aux mondes. 21. O, mon peuple ! Entrez dans la terre sainte qu'Allah vous prescrite. Et ne revenez point sur vos pas [en refusant de combattre] car vous retourneriez perdants. (sourate n°5.V, 20et21). Selon les règles, le Ijtihad, l'effort à déployer par tout musulman apte à ce genre de travail pour en déduire les lois à appliquer à partir des textes fondamentaux, le coran et la sounnat, est prohibé.


Par conséquent, les musulmans sont appelés à de nouvelles attitudes conformes à la littéralité des textes saints, à rejeter leurs traditions haineuses vis-à-vis d?Israël, en tant que vérité coranique et géographique à jamais (voir sourate n°17. V, 2à8). Nous savons bien que les islamistes et les laïcs se divergent idéologiquement mais ils se convergent facilement lorsqu?il s'agit d'Israël. Qu'ils répondent ou non à cet appel, Israël est le fait accompli, le mot prononcé par Allah.

   Abdelkader amlou
   Membre du conseil de l'AFEMO

Le Coran est-il sioniste?

Le 22 janvier 2005, le poète marocain Abdelkader Amlou lançait une véritable bombe en faisant paraître un article intitulé : « Appel aux musulmans. Quand le Coran est sioniste... »

N'était-ce pas, de sa part, pure provocation des Juifs, surtout quand on sait ce que représente Israël pour la plupart d'entre eux, pratiquants ou laïcs ?

Mais cette explication n'était guère plausible étant donné qu'Abdelkader Amlou est membre du conseil de l'AFEMO (1).

Alors fallait-il croire ce qu'écrit Abdelkader Amlou ?

Le docteur André Nahum, auquel je me suis empressée d'envoyer l'article, a immédiatement estimé qu'il fallait rendre hommage à la bonne volonté d'Abdelkader Amlou et même le féliciter « car il faut un courage réel pour s'exprimer ainsi ».

En apparence Abdelkader Amlou semble dénoncer une injustice : « Les islamistes, qui prétendent être attachés au texte saint, le Coran, adoptent encore des attitudes hostiles et méprisantes envers Israël. Ce paradoxe doit être sérieusement examiné. Personne n'ignore que depuis ses premières lueurs, le mouvement sioniste, puis l'Etat d'Israël ne cessent d'être ciblés (sic) par des fatwas qui font appel à la destruction ».

Comment le Docteur André Nahum, qui a vécu en Afrique du nord (2), ne serait-il pas séduit et conquis par cette voix arabe qui défend le sionisme ? « Les voix arabo-musulmanes qui s'expriment dans le sens de la paix et de la tolérance sont trop rares » écrit-il. C'est pourquoi il rend hommage au poète marocain « qui est allé chercher dans les textes des arguments pour mettre un terme à une haine qui ne donne aucun signe d'essoufflement ».

Abdelkader Amlou n'a effectivement pas ménagé ses efforts pour prouver que le Coran parle abondamment des fils d'Israël.

670 versets sur plus de 6200 évoquent les fils d'Israël souligne-t-il, soit plus de 10,6%, et ces versets sont dispersés dans près de 26 sourates sur 114, soit 22,8% des sourates. Comment ne pas être impressionné par une telle précision mathématique ? Mais il y a mieux et plus fort : « le Coran est clair en ce qui concerne la promesse de donner la terre sainte aux fils d'Israël. Il suffit de lire du verset 20 au verset 26 de la sourate n° 5(la Table) (3) pour se rendre compte de cette vérité. La promesse est donnée par Allah, et personne n'a contesté ce qui est relatif à la foi » (4).

Et Abdelkader Amlou cite les versets 20 et 21 de la sourate 5 sans en omettre une ligne. Verset 20 : « Souvenez-vous quand Moïse dit à son peuple : « Ô mon peuple ! Rappelez-vous le bienfait d'Allah envers vous, lorsqu'Il a désigné parmi vous des prophètes. Et Il a fait de vous des rois et Il vous a donné ce qu'Il n'avait donné à nul autre au monde ». Verset 21 : « Ô mon peuple, entrez dans la Terre sainte qu'Allah vous a prescrite. Et ne revenez point sur vos pas (en refusant de combattre) car vous retourneriez perdants ».

Mais curieusement Abdelkader Amlou, qui conseille au lecteur de lire du verset 20 au verset 26 de la sourate 5, ne va citer que ces deux versets. On peut légitimement penser qu'il écrit un court article et que les versets suivants sont identiques et aussi favorables aux Fils d'Israël. Pourquoi alors alourdir le texte par une énumération de versets ? Or les versets 25 et 26 sont loin d'être aussi gentils pour les Fils d'Israël : Verset 28/25 : « Seigneur ! dit Moïse, je ne réponds que de moi et de mon frère. Sépare nous donc de ce peuple pervers ». Verset 29/26 : « Le Seigneur répondit : « cette terre est interdite aux Fils d'Israël. Durant quarante années, ils erreront dans le pays. Ne te désole point pour ce peuple pervers (fâsiqîna) ».

Notre poète marocain, qui semble vraiment bien connaître le Coran, renvoie d'autre part à la sourate 17, Versets 2 à 8, pour affirmer Israël comme vérité coranique et appeler les musulmans à rejeter « leurs traditions haineuses envers Israël ». Là encore l'érudit musulman ne cite pas les textes - manque de place sans doute ? - mais c'est vraiment dommage pour le lecteur. La sourate 17 est intitulée « Le Voyage Nocturne ou les Fils d'Israël (Al-'Isrâ' ou Banû Isrâ'il) ». Le verset 4 est clair : « Nous avons décrété envers les Fils d'Israël, dans l'Ecriture « vous sèmerez certes le scandale, deux fois sur terre, et vous serez d'une grande superbe » (5).

Face à la façon de procéder d'Abdelkader Amlou on reste perplexe. Veut-il cacher ce qui affaiblirait nettement sa démonstration ? Faut-il parler de regard hémiplégique (6), de paralysie de la moitié du regard, cette moitié de regard qui le rend incapable de voir que si l'on parle effectivement et abondamment des Fils d'Israël, c'est aussi pour rappeler qu'ils ont rompu leur alliance avec Dieu, se sont comportés en impies, en pervers, en menteurs, en faussaires, refusant leurs prophètes, faussant et dénaturant leurs Ecritures, au point que Dieu, excédé, est amené à leur dire : sourate 7, verset 166 : « Soyez des singes abjects » (dégoûtants), en arabe « qiradatan khâsi'îna ». Il est cependant tout à fait remarquable, mais à la réflexion nullement étonnant, qu'Abdelkader Amlou parle dans son article des Fils d'Israël et non pas des Juifs. De même qu'Abraham (Ibrahîm), Moïse (Mûsâ), et les autres prophètes, sont devenus, dans le Coran, des prophètes « purement » musulmans, purifiés des fautes de leur peuple, séparés des erreurs de leurs adeptes, de même que la « vraie » Torah, pour le Coran, c'est celle qui existait avant que les Juifs ne la falsifient ! L'Israël justifié par le Coran est un Israël musulman, et les vrais fils d'Israël sont les croyants musulmans !

Le sionisme qu'Abdelkader Amlou justifie, en se fondant légitimement sur le Coran, est un sionisme musulman et non pas un sionisme visant la restauration d'un Etat juif en Palestine (7). Et c'est là la profonde ambiguïté de cet article qui dépossède le sionisme de sa véritable identité, l'identité juive (8), et procède à un amalgame fondé sur le Coran. Cela aboutit à retirer au sionisme sa spécificité, sa judéité et sa fierté, en le faisant rentrer dans la logique coranique, replaçant en fait les Juifs d'Israël dans le statut de dhimmis (9). Ce n'est peut-être pas ce que veut Abdelkader Amlou, mais appeler les musulmans à revenir au Coran pour accepter Israël et le sionisme, c'est en fait autoriser les musulmans à déposséder, une fois encore, les Juifs actuels de ce dont ils sont le plus fiers, avec l'aval du Coran et dans un désir certainement sincère de faire admettre Israël par le monde arabo-musulman.

Mais faire accepter Israël religieusement, c'est le vider, l'évider de son passé juif. C'est à long terme justifier l'éviction des Juifs d'Israël et leur remplacement par les vrais fils d'Israël, les croyants musulmans, les nouveaux sionistes du nouvel Israël.

Dans le dernier paragraphe de son article et dans un français heurté, Abdelkader Amlou écrit « Nous savons bien que les islamistes et les laïcs se divergent (sic) idéologiquement mais ils se convergent (sic) facilement lorsqu'il s'agit d'Israël. Qu'ils répondent ou non à cet appel, Israël est le fait accompli, le mot prononcé par Allah ».

L'article d'Abdelkader Amlou est un appel aux musulmans pour qu'ils reconnaissent religieusement Israël. Ce que devrait faire le poète marocain, c'est lancer un second appel à ses frères musulmans pour qu'ils examinent les versets polémiques qui stigmatisent les Juifs. J'attends avec impatience un article de lui qui fasse acte de repentance pour les textes judéophobes du Coran.

Alors je croirai possibles de nouvelles attitudes qui ne soient pas assujetties à « littéralité des textes saints » mais qui respectent les droits de tous, sans distinction, qu'ils soient juifs, chrétiens, musulmans ou athées.

Il ne s'agirait plus de vérité coranique mais de vérité humaine tout simplement.

Anne-Marie Delcambre, Paris le 12 Février 2005 pour Primo-Europe.

(1) Association Francophone d'Etudes du Moyen-Orient qui a son siège à Toulouse ; elle fut créée en 2004.
(2) Il exerça la médecine en Tunisie. Il anime maintenant une émission « l'Etoile et le jasmin » sur Radio judaïques FM que l'on peut suivre aussi sur wwwjudaiquesfm.com.

(3) Chaque sourate (chapitre) du Coran porte un titre. La sourate 2 est intitulée « la vache », la sourate 4 « les femmes », la sourate 5 « la table servie »...

(4) Pourtant Abdelkader Amlou cite un contradicteur qui le met mal à l'aise. C'est Ibn Hazm, qu'il appelle Ibn Hazem, un juriste musulman du 11ème siècle, l'illustre représentant de l'école juridique zâhirite (voir « Enquêtes sur l'islam », Editions Desclée de Brouwer p 96, notre chapitre « La figure phare du juriste théologien Ibn Hazm de Cordoue ».

(5) Dans les versets 6 et 7 de la sourate 17 il y a l'allusion à une seconde destruction du Temple de Jérusalem.

(6) Voir le livre de l'iranien Daryush Shayegan, paru en 1989 qui s'intitule « Le regard mutilé » avec comme sous-titre : Schizophrénie culturelle : pays traditionnels face à la modernité ».

(7) Abdelkader Amlou se sent obligé de parler de la célèbre polémique d'Ibn Hazm avec Ibn -Naghrilla où le juriste musulman andalou du 11ème siècle souligne « que la promesse est un mensonge juif » « Il est de leurs mensonges que Dieu leur a promis de leur donner en possession la terre sainte » (Traduction de Abdelkader Amlou).

(8) Voir dans « Enquêtes sur l'islam » notre chapitre 4 « le changement d'identité des personnages bibliques dans le Coran (exemples d'Abraham et de Jésus) p 44 (Editions Desclée de Brouwer, 2004).

(9) Statut de protégés qu'avaient Juifs et Chrétiens en terre d'Islam, moyennant le paiement de deux impôts, la capitation (djizya) et un impôt foncier sur les terres (kharaj).
 



Anne-Marie Delcambre

 

 

Islamologue et professeur d'arabe littéraire.

Au sein de son peuple Hebreu

Ce mois de mars 2005, Anne-Marie Delcambre, docteur en civilisation islamique, nous écrivait dans Contact J, le mensuel juif belge, un article ayant pour titre

" LE CORAN EST-IL SIONISTE ? "

 

Mentionnant l'article du poète marocain Abdelkader Amlou intitulé

 

" APPEL AUX MUSULMANS, QUAND LE CORAN EST SIONISTE... ",

 

elle posait la question de savoir s'il fallait croire ce qu'il écrivait ?

 
MAIS FAUT-IL CROIRE CE QU'ANNE-MARIE DELCAMBRE ECRIT ?


Qu'écrivait Abdelkader Amlou dans son article ?

" LE CORAN EST BIEN CLAIR EN CE QUI CONCERNE LA PROMESSE DE DONNER LA TERRE SAINTE AUX FILS D'ISRAEL. Il suffit de lire du verset 20 au verset 26 de la sourate n° 5 (La Table) pour se rendre compte de cette vérité. LA PROMESSE EST DONNEE PAR ALLAH et personne n'a contesté ce qui est relatif à la foi. "

Qu'observait Anne-Marie Delcambre ?

Abdelkader Amlou cite les versets 20 et 21 de la sourate 5 sans omettre une ligne. Verset 20 " (Souvenez-vous) quand Moïse dit à son peuple ' O mon peuple ! Rappelez-vous le bienfait d'Allah envers vous lorsqu'Il a désigné parmi vous des prophètes. Et Il a fait de vous des rois et Il vous a donné ce qu'Il n'avait donné à nul autre au monde. ' " Verset 21 " O mon peuple, ENTREZ DANS LA TERRE SAINTE QU'ALLAH VOUS A PRESCRITE. Et ne revenez point sur vos pas (en refusant de combattre) car vous retourneriez perdants. "

Moi-même qu'est-ce que j'observe ?

Le Coran terminé dans sa phase rédactionnelle au 7ème siècle après JC rappelle ici à ceux et à celles à qui il s'adresse un épisode bien lointain, du vivant du prophète Moïse lequel dit à son peuple d'entrer dans la Terre Sainte qu'Allah leur a prescrite.

J'en déduis :

Il s'agit bien plus que de " promesse " ! Il s'agit non pas de la promesse (d'Allah) mais de L'ACCOMPLISSEMENT DE CELLE-CI, ce qui est très différent ! Cité donc par Allah Lui-même dans le Coran, si l'on en croit nos amis musulmans.

" Entrez ! ", clame Moïse.

Autrement dit :

" O mon peuple ! Vous les Enfants de notre ancêtre Israël (prénom que reçu Jacob, petit-fils d'Abraham, de la part d'Elohim, nous relate en hébreu l'Ancien Testament ; Elohim souvent traduit par Dieu mais parfois aussi par ange, messager ou céleste) que moi, Moïse, en temps que prophète, je conduis au nom d'Allah, entrez, prenez possession de la Terre Sainte ! Vous êtes chez vous ! Allah l'a décrété ! Le temps de l'accomplissement de la promesse faite jadis à vos pères est arrivé (en ce XIIIème siècle avant JC, vingt siècles avant la rédaction du Coran) ! O jour de gloire que ce jour où vous êtes invités à entrer dans la Terre Sainte d'Israël, promise plusieurs fois à nos pères par Allah ! "

Anne-Marie Delcambre poursuivait :

Mais curieusement Abdelkader Amlou qui conseille au lecteur de lire du verset 20 au verset 26 de la sourate 5 ne va citer que ces deux versets (...). Or les versets 25 et 26 sont loin d'être aussi gentils pour les Fils d'Israël. Verset 25 " ' Seigneur ! ', dit Moïse, ' Je ne réponds que de moi et de mon frère. Sépare-nous donc de ce peuple pervers.' " Verset 26 " (Le Seigneur) répondit ' (Cette terre) est interdite aux Fils d'Israël. Durant quarante années, ils erreront dans le pays. Ne te désole point pour ce peuple pervers (fâsiqîna). ' "

A mon tour de poursuivre :

Sur les sept versets que conseille le poète, s'il en cite deux (20/21), Anne-Marie Delcambre en fait tout autant (25/26). Mais qu'en retenir de succinct et d'essentiel pour une meilleure compréhension ? V 19 les introduisant " Notre messager (Muhammad) est venu pour vous (les gens du Livre ; donc les chrétiens et les juifs) éclairer." V 20 " (Souvenez-vous) Moïse disait ' Il (Allah) vous a donné ce qu'Il ne donna à nul autre au monde.' " V 21 " ENTREZ DANS LA TERRE SAINTE QU'ALLAH VOUS A PRESCRITE. " V 22 " O Moïse, il y a là un peuple de géants. Qu'ils sortent et nous y entrerons ! " V 23 " Deux personnes craignant Dieu dirent ' Entrez ! Ayez confiance en Allah ! Quand vous y serez, vous les dominerez certainement.' " V 24 " Jamais ! Vas-y (Moïse) seul avec ton Seigneur ! " V 25 " O Seigneur ! Je (Moïse) n'ai de pouvoir que sur moi-même et sur mon frère ! Sépare-nous de ce peuple pervers ! " V 26 " Allah conclut ' Ce pays leur sera interdit quarante années durant lesquelles ils erreront sur la terre ! Arrête de te tourmenter pour ce peuple pervers ! ' "

Mon commentaire sera le suivant :

Le Coran présente ici Moïse et son frère comme Saints, prêts à écouter Dieu tandis que, par peur, le peuple résiste. Considéré alors comme pervers, l'entrée en Terre Sainte lui est retardée de quarante ans.

DONC : L'entrée en Terre Sainte ne lui est pas abrogée !

OR : La traduction du verset 26 tel que présenté par Anne-Marie Delcambre l'abroge !

J'Y REVIENDRAI.

En préambule de son article Anne-Marie Delcambre écrivait :

En apparence Abdelkader Amlou semble dénoncer une injustice. " Les islamistes, qui prétendent être attachés au texte saint, le Coran, maintiennent encore, avec beaucoup de mépris, des attitudes hostiles envers Israël. Ce paradoxe doit être sérieusement examiné. Nulle personne n'ignore que depuis ses premières lueurs, le mouvement sioniste puis l'Etat d'Israël ne cessent d'être ciblés (sic) par des fatwas qui font appel à la destruction. "

Si j'ai bien lu :

Abdelkader Amlou ne " semble " pas dénoncer comme l'écrit Anne-Marie Delcambre mais DENONCE CLAIREMENT, BIEN HAUT ET BIEN FORT, les islamistes dans leurs attitudes qu'il considère comme paradoxales, ne pouvant concilier qu'on soit à la fois attachés à Allah et au Coran et en même temps être hostiles envers Israël, ce qui signifie pour lui être hostiles envers Allah !

Anne-Marie Delcambre reconnaissait d'ailleurs peu après que cette voix arabe défend le sionisme.

Mais plus loin elle écrivait rester perplexe quant à la façon de procéder d'Abdelkader Amlou ! Son regard sur le poète se durcissait très fort alors que le docteur André Nahum qu'elle citait, estimait à contrario, qu'il fallait faire les éloges de celui-ci au vu de son " courage réel pour s'exprimer ainsi. "

Veut-il (le poète), questionnait-elle, cacher ce qui affaiblirait nettement sa démonstration ? Faut-il, continuait-elle, parler de regard hémiplégique (...) qui le rend incapable de voir que si l'on parle effectivement et abondamment des Fils d'Israël, c'est aussi pour rappeler qu'ils ont rompu leur alliance avec Dieu, se sont comportés en impies, en pervers, en menteurs, en faussaires, refusant leurs prophètes, faussant et dénaturant leurs Ecritures, au point que Dieu excédé est amené à leur dire, sourate 7, verset 166 " Soyez des singes abjects (dégoûtants) ", en arabe " qiradatan khâsi'îna. "

Personnellement j'écrirai :

Qu'à notre bon poète arabe, exhortant des musulmans à se libérer de leur aversion profonde et violente envers Israël, soit donné la parole quant à son propre regard coranique et qu'il s'exprime lui-même s'il l'estime nécessaire !

Quoiqu'il en soit, je vous livre l'autre moitié du verset 166 mis en exergue par Anne-Marie Delcambre " Puisqu'ils refusèrent (par orgueil) d'abandonner ce qui leur avait été interdit, Je (Allah) leur dis ' Soyez des singes abjects ! ' "

Et j'adoucirai très fort le regard de cette dame sur le Coran par le verset placé sept versets avant cette première série étudiée. V 13 " Et en temps qu'ils ont violé leur pacte, Je (Allah) les ai maudits et J'ai endurci leurs coeurs. Ils ont détourné les paroles (de leurs Ecritures). Tu ne cesseras pas de découvrir leur trahison à l'exception d'un petit nombre d'entre eux. PARDONNE-LEUR ET OUBLIE CAR EN VERITE J'AIME CEUX QUI FONT LE BIEN. "

Mon analyse sera la suivante :

Notre dame commet l'erreur de dire que les injures qu'elle cite (singes abjects) concernent LES (l'entièreté) Fils d'Israël sans distinction, OCCULTANT qu'elles sont uniquement adressées à ceux qui trahissent Allah (comme bien précisé dans le verset) et d'EFFACER de ce contexte coranique la belle leçon d'amour d'Allah qui invite le musulman (le soumis à Dieu) à être indulgent, à pardonner à ceux des Enfants d'Israël qu'Il dénonce.

Par conséquent les critiques qu'elle faisait au poète (cacher ce qui affaiblirait nettement sa démonstration, regard hémiplégique, incapable de voir) curieusement la concernent au premier plan, de mon point de vue, puisque c'est ce qu'elle fait comme je vous l'ai démontré !

Je rebondirai cependant en disant que si d'autres passages du Coran N'INVITENT PAS LES MUSULMANS A PARDONNER ET A OUBLIER LES FAUTES DENONCEES PAR ALLAH LUI-MEME DE CERTAINS DES FILS D'ISRAEL alors il m'est légitime de poser la question de l'honnêteté et de la fidélité de la transcription, dans le Coran, de la pensée de Dieu qui est singulière, UNIQUE et ne peut être versatile, changer d'une page à l'autre du Livre Saint selon l'humeur de celui qui l'écrit pour tous et toutes.

Mais Anne-Marie Delcambre étayait d'avantage ses dires :

Notre poète marocain, écrivait-elle, qui semble vraiment bien connaître le Coran renvoie d'autre part à la sourate 17, versets 2 à 8 POUR AFFIRMER ISRAEL COMME VERITE CORANIQUE ET APPELER LES MUSULMANS A REJETER " LEUR TRADITION HAINEUSE ENVERS ISRAEL. " Là encore l'érudit musulman ne cite pas les textes (...) c'est vraiment dommage pour le lecteur (...). Le verset 4 est clair " Nous avons décrété envers les Fils d'Israël, dans l'Ecriture ' Vous sèmerez certes le scandale, deux fois sur terre, et vous serez d'une grande superbe. ' "

J'ai lu ce passage dans le Coran.

Toujours pour une meilleure compréhension, que dit d'essentiel cette nouvelle série de sept versets choisie par le poète, desquels, s'il n'en cite aucun, Anne-Marie Delcambre ne nous en présente qu'un seul ?

En voici une description succincte :

V 2 " Le Livre que J'(Allah) ai donné à Moïse est un guide pour les Enfants d'Israël. En dehors de Moi, pas de protecteur. " V 3 " O (vous la) postérité de Noé qui était vraiment un serviteur fort reconnaissant. " V 4 (pointé par Anne-Marie Delcambre et duquel je donne une traduction plus accessible) " Dans le Livre (la Loi, l'Ancien Testament) J'avais décrété (annonçé) aux Enfants d'Israël ' Par deux fois vous sèmerez le mal sur la terre d'une façon excessive (et vous serez punis).' " V 5 " Pour la première (punition prédite) J'ai envoyé contre vous Mes serviteurs et Je les ai dotés d'une façon terrible. Ils pénétrèrent jusque dans vos maisons. " V 6 " Ensuite Je vous ai donné la revanche sur eux. J'ai renforcé vos biens et Je vous ai donné plus d'enfants. " V 7 " Faites le bien, il vous revient. Faites le mal, il vous revient aussi. Pour la deuxième (punition prédite), ils (les ennemis que Je vous ai envoyés) affligèrent vos visages et pénétrèrent dans la Mosquée comme ils l'avaient fait la première fois pour tout détruire. " V 8 " Si vous récidivez, Je récidiverai. "

Je constate :

Le verset 4 transcrit par Anne-Marie Delcambre qu'elle dit être clair, lequel parle de corruption excessive semée à deux reprises par les Enfants d'Israël sur la terre, SERT EN REALITE UNIQUEMENT A NOURRIR SA PROPRE THESE, celle qu'elle développe lorsqu'elle parle du REGARD HEMIPLEGIQUE DU POETE ARABE, SE FOCALISANT SUR CE QU'IL LAISSERAIT DANS L'OMBRE ET QU'ELLE VOUDRAIT QU'IL ECLAIRE D'UN REGARD IDENTIQUE AU SIEN ! UN REGARD QUI DETECTE UNIQUEMENT LE MAL ECRIT DANS LE CORAN SUR " LES " FILS D'ISRAEL !

Mais le poète lui-même que veut-il mettre en lumière ? QUELLE EST SA PROPRE THESE ?

Ce deuxième groupe de versets qu'il conseille, parle de ce qu'Allah a écrit dans le Livre donné à Moïse et plus précisément de deux moments où les Enfants d'Israël se comportèrent tellement mal qu'Il leur fit La Guerre Sainte ! Ses Serviteurs détruisirent alors, à deux reprises, la Mosquée et pénétrèrent même dans leurs maisons !

Dans ce passage précis, le Coran ne dit pas de quels événements il s'agit (il n'est pas un livre d'histoire abondant de détails chronologiques).

A cette époque, les Enfants d'Israël n'allant pas à la Mosquée, il est clair pour moi qu'il y fait mention de la destruction répétée de leur Temple de Jérusalem (pour avoir étudié leur hitoire, en relation à Dieu, dans la Bible). La première fois en 587 avant JC et la deuxième fois en 70 après JC.

Mais que disent certains commentateurs musulmans à propos de ces versets ?

Quant au premier mal commis par les Enfants d'Israël, il s'agirait de "L'ASSASSINAT DU PROPHETE ISAIE ET DE L'EMPOISONNEMENT DU PROPHETE JEREMIE" tandis que les ennemis envoyés en Palestine pour exécuter la première punition prédite seraient "les Assyriens (Sennakérib) et les Babyloniens (Nabuchodonosor)." Quant au deuxième mal commis, il s'agirait d'un autre "ASSASSINAT", celui "DE JEAN-BAPTISTE"

Je constate donc qu'ils renvoient pour le premier événement au temps de Sennakérib, roi des Assyriens, lequel assiégea Jérusalem en 701 avant JC (du temps du prophète Isaïe) et au temps de Nabuchodonosor II, roi de Babylone, LEQUEL DETRUISIT LE TEMPLE DE JERUSALEM EN 587 AVANT JC (DU TEMPS DU PROPHETE JEREMIE). Quant au deuxième événement, ils renvoient au premier siècle après JC (du temps de Jean-Baptiste, précurseur de Jésus).

Si le Coran ne dit rien de précis sur tout cela, nous sommes sur des ondes analogues de compréhension, d'accord du moins en ce qui concerne les époques ! Le premier événement (englobant la destruction du Temple) au sixième siècle avant JC et le deuxième au premier siècle après JC.

Pourquoi ai-je développé tout cela ? Pour pouvoir éclaircir la thèse de notre poète.

Aussi revenons à ce que j'ai déjà cité d'Anne-Marie Delcambre :

Notre poète marocain qui semble vraiment bien connaître le Coran renvoie d'autre part à la sourate 17 versets 2 à 8 POUR AFFIRMER ISRAEL COMME VERITE CORANIQUE ET APPELER LES MUSULMANS A REJETER " LEURS TRADITIONS HAINEUSES ENVERS ISRAEL."

Et bien oui, ajouterai-je, notre poète connaît vraiment bien le Coran (et bien plus que celui-ci) ! IL A VU tout ce qu'il y a derrière cette deuxième série de versets présentés (voilés pour ceux et celles qui ne connaissent pas l'histoire du peuple juif) !

Abdelkader Amlou confirme, en épinglant ces versets du Coran, que LES FILS D'ISRAEL ONT NON SEULEMENT RECU LA PROMESSE (D'ALLAH) D'ENTRER DANS LA TERRE SAINTE MAIS QU'ELLE S'EST ACCOMPLIE ! ILS Y SONT ENTRES ! ILS S'Y SONT INSTALLES !

Bien que le Coran ait exclu de son récit ce qui suivit la mort de Moïse, à savoir la conquête de la Palestine par les Enfants d'Israël (incluant leur installation), rapportée en long et en large dans le Livre de Moïse, La Loi (ou l'Ancien Testament), il y fait cependant allusion au verset cité " Entrez dans la Terre Sainte qu'Allah vous a prescrite et ne ne revenez point sur vos pas en refusant de combattre ! "

Le Coran parle bien de combattre, de conquérir comme écrit déjà dix-sept siècles plus tôt dans le Livre de Moïse, La Loi (ou l'Ancien Testament) ! Ce qu'ils firent !

INSTALLATION EN TERRE SAINTE CONFIRMEE PAR LE CORAN PUISQUE CELUI-CI AFFIRME QU'AU SIXIEME SIECLE AVANT JC, LEUR TEMPLE Y FUT DETRUIT (PUNITION D'ALLAH) !

FALLAIT BIEN QU'ILS Y SOIENT ENTRES POUR POUVOIR LE CONSTRUIRE !

Et la traduction juste du verset 26 cité est bien sûr celle qui n'abroge pas (à toujours) l'entrée des Enfants d'Israël en Terre Sainte ! Non pas comme l'écrit Anne-Marie Delcambre " Ce pays leur sera (toujours) interdit ! " Mais comme je l'ai écrit " Ce pays leur sera interdit durant (un temps seulement) ... "

EN REALITE ABDELKADER AMLOU DEMONTRE SA THESE AVEC BRIO ! IL EST A MEME DE LIRE LE CORAN ENTRE LES LIGNES ET ENTRE LES SIECLES ! SON REGARD EST LUMINEUX !

Dans ce même Livre hébreu, présenté par Allah comme un guide pour les Enfants d'Israël mais qui, assurément, l'est aussi pour les musulmans puisque certains de leurs commentateurs vont y puiser ce à quoi le Coran fait allusion sans être cependant suffisament explicite, bien d'autres choses sont écrites quant à l'installation en cette Terre promise des Enfants d'Israël et ce qu'il en suivit.

Peuple hébreu qui voulut, trois siècles après Moïse, vivre sur cette Terre sous le sceptre d'un roi ! Le premier fut Saül (nommé par le prophète Samuel), succédé par David et puis par son fils Salomon. Peuple qui se divisa en deux à la fin du règne de ce dernier : le Royaume du Nord ou Israël avec Samarie pour capitale et le Royaume du Sud ou Juda avec Jérusalem pour capitale. Début de la décadence ! Tous deux s'éteignirent ! Le premier au septième siècle avant JC et le second au sixième siècle avant JC (Nabuchodonosor II).

PEUPLE RESTE ENSUITE ASSUJETTI PRESQUE VINGT-SIX SIECLES jusqu'à ce que la prophétie d'Ezéchiel (sixième siècle avant JC) se réalise !

Ezéchiel chapitre 37, v 21/22 " Ainsi parle Adonaï Yahveh (le Seigneur Dieu) ' Voici que Je vais prendre les Enfants d'Israël parmi les nations où ils sont allés. Je vais les rassembler (pour toujours précise le verset 25) de tous côtés, les ramener sur leur sol et J'en ferai une seule nation. Un seul roi sera leur roi. Ils ne formeront plus deux nations et ne seront plus divisés en deux royaumes.' "

Prophétie réalisée donc en 1948 avec la création de l'Etat d'Israël.

Prophétie d'Ezéchiel définissant également les limites de la Terre d'Israël.

Ezéchiel, chapitre 47, v 15/20 " Au Nord, depuis la Grande Mer [Méditerranée] (...) jusqu'à la ville d'Hamat. A l'Est (...) le Jourdain servira de limite jusqu'à la Mer Orientale [Mer Morte] (...). Du côté du Néguev, au Sud (...), de Tamar jusqu'au torrent d'Egypte à la ville de Cadès et à la Grande Mer (...). A l'Ouest, la Grande Mer servira de limite jusqu'à hauteur de la ville d'Hamat. "

Limites qui se distinguent dans ce même Ecrit hébraïque de celles données lors de la conquête ou lors des différents royaumes.

Et aux versets 21/22, en ce qui concerne les Arabes :

" VOUS PARTAGEREZ CE PAYS ENTRE VOUS (...), POUR VOUS ET POUR LES ETRANGERS QUI SEJOURNENT AU MILIEU DE VOUS ET QUI ONT ENGENDRES DES ENFANTS PARMI VOUS (...). CAR VOUS LES TRAITEREZ COMME L'HABITANT D'ISRAEL. "

Ecrit pour vous, par amour, avec passion et dans la prière à Celui à qui je dois tout.



Hermine Christ

Annalyse technique

D.Albert
www.pro-at.com


Pour faciliter le "miracle" qui doit passer par la religion et dans ce cadre par la réforme du dogme islamiste de rejet en acceptation d'Israel sur sa terre donnée par Dieu Dans la perspective d'une politique (intelligente) et évangéliste que Bush devrait suivre pour satisfaire son électorat : les évangélistes US doivent - faire connaître d'après l'interprêtation de la bible "de Dieu" (dans l'ancien testatment) quelles doivent être les limites territoriales d'Israel -doivent entamer un dialogue avec les dignitaires du Coran et leur faire reconnaître que le Coran aussi reconnait comme eux aussi la souveraineté des juifs sur "Sion" (pas dans 500 ans mais aujourd'hui pour plaire à Allah, sinon pourquoi a t-il déjà laissé faire la "catastrophe" ?) : un seul pays aujourd'hui et dans l'avenir pour les juifs contre 57 aujourd'hui (et bientôt l'Europe?) pour les musulmans Une fois la souveraineté des juifs sur Israel acceptée, le problème démographique d'une conquête d'israel par la démographie musulmane ne se pose plus pour un croyant : les musulmans ne devant pas être sous souveraineté autre que musulmane doivent quitter Israel CQFD La résolution du conflit dépend donc du dialogue des "églises" avec, non les musulmans modérés des rencontres chrétienté islam, mais de ces rencontres avec les islamistes pour qu'un De Gaulle musulman émerge (ou une congrégation ayant statut représentatif) qui puisse faire "repentance" pour ne pas avoir reconnu plus tôt l'existence d'isrel promise par Dieu aux juifs dans le Saint Coran actes de repentances comme a su le faire la chrétienté (sur Galilée, l'Iinquisition, la Shoah...) pour qu'enfin une nouvelle ère de fraternité émerge au nom de Dieu, Jehovah et Allah entre Israel et ses voisins ....... C'est ce qui se passera de toute façon dans 50 ans par une paix forcée avec épuisement des ressources pétrolières arabomusulmanes et une démographie syninyme de pauvreté si israel a pu résister jusque là ...Mais israel n'ayant pas le choix résistera ou détruira ses voisins avant de disparaître ....alors autant anticiper la bonne voie de sortie tout de suite Il serait si intelligent de ne pas attendre cette échéance dans 50 ans et eviter le risque de chaos nucléaire avant Amen .......et c'est ça même...avec un miracle "organisé" Quand on pense qu'un conflit de près de 100 ans dépend d'une phrase de repentance de l'agresseur sur l'agressé (transmettez à qui de droit ...?) Rappel : Les juifs et les musulmans considèrent qu'Abraham est leur patriarche. Mais les sionistes chrétiens contestent aux musulmans qu'ils soient pris en compte dans cette promesse de la terre, arguant du fait qu'ils sont les descendants d'Ismaël, fils d'Abraham et de sa servante Agar. Ismaël n'appartenait donc pas à l' « alliance éternelle » entre Dieu et, de ce fait, il n'avait hérité aucune terre. Les juifs sont considérés descendants d'Isaac, fils d'Abraham et de son épouse, Sarah. Isaac a hérité selon les règles. Ainsi, seuls les juifs sont-ils considérés être fondés à revendiquer à bon droit la terre qui a été une source de conflictualité internationale depuis qu'Israël est devenu un Etat indépendant, en 1948, disent les sionistes chrétiens. -------------------------------------------------------------------------------- SI le raisonnement précedent devant déboucher à une repentance de l'Islam apparait porteur d'avenir et a pu être relayé auprès de l'upjf (relayant primo.org) comme cela semble avoir pu être le cas au regard du lien qui suit retrouvé pour la circonstance (car initialement rédigé en début d'année), j'en suis très heureux De la même manière que le concile Vatican II a pu enfin laver le peuple juif de l'accusation séculière de peuple déicide, accusation pour justifier d'une "nouvelle alliance" de Dieu avec les Chrétiens autorisant la conversion de force du peuple de "l'ancienne alliance" (un peuple "élu" au sens de choisi chassant l'autre), un travail similaire est donc à lancer auprès de l'Islam pour que l'islam évolue et respecte les deux autres religions monothéistes sans vouloir s'y substituer là encore comme "nouveau peuple "élu" d'une l'alliance ultime" pouvant justifier la conversion de force des juifs et chrétiens : cette évolution où juifs et chrétiens réunis doivent convaincre les musulmans de leur droit à vivre leur différence -alors qu'ils sont considérés respectivement par exemple comme des porcs ou des chiens et autres joyeusetés et peuvent dès lors être considérés comme sous-hommes au nom d'Allah ! - doit en passer obligatoirement par la reconnaissance du droit du peuple juif à sa terre ancestrale -constitué des vrais fils d'israel et non de "convertis musulmans" dans une lecture-imposture ou lecture erronée du Coran (cf lien ci-après) - en répondant positivement à : Le Coran est-il sioniste ? Anne-Marie Delcambre Islamologue et professeur d'arabe littéraire. ....... si l'on parle effectivement et abondamment des Fils d'Israël (NB: dans le Coran) , c'est aussi pour rappeler qu'ils ont rompu leur alliance avec Dieu, se sont comportés en impies, en pervers, en menteurs, en faussaires, refusant leurs prophètes, faussant et dénaturant leurs Écritures, au point que Dieu, excédé, est amené à leur dire - sourate 7, verset 166 : « Soyez des singes abjects » (dégoûtants), en arabe « qiradatan khâsi'îna ». Il est cependant tout à fait remarquable, mais à la réflexion nullement étonnant, qu'Abdelkader Amlou parle, dans son article, des Fils d'Israël et non pas des Juifs. De même qu'Abraham (Ibrahîm), Moïse (Mûsâ), et les autres prophètes, sont devenus, dans le Coran, des prophètes "purement" musulmans, purifiés des fautes de leur peuple, séparés des erreurs de leurs adeptes, de même que la "vraie" Torah, pour le Coran, c'est celle qui existait avant que les Juifs ne la falsifient ! L'Israël justifié par le Coran est un Israël musulman, et les vrais fils d'Israël sont les croyants musulmans ! Le sionisme qu'Abdelkader Amlou justifie, en se fondant légitimement sur le Coran, est un sionisme musulman et non pas un sionisme visant la restauration d'un État juif en Palestine.(7) Et c'est là la profonde ambiguïté de cet article, qui dépossède le sionisme de sa véritable identité, l'identité juive(8), et procède à un amalgame fondé sur le Coran. Cela aboutit à retirer au sionisme sa spécificité, sa judéité et sa fierté, en le faisant rentrer dans la logique coranique, replaçant, en fait, les Juifs d'Israël dans le statut de dhimmis(9). Ce n'est peut-être pas ce que veut Abdelkader Amlou, mais appeler les musulmans à revenir au Coran pour accepter Israël et le sionisme, c'est, en fait, autoriser les musulmans à déposséder, une fois encore, les Juifs actuels de ce dont ils sont le plus fiers, avec l'aval du Coran et dans un désir certainement sincère de faire admettre Israël par le monde arabo-musulman. Mais faire accepter Israël religieusement, c'est le vider, l'évider de son passé juif. C'est, à long terme, justifier l'éviction des Juifs d'Israël et leur remplacement par les vrais fils d'Israël, les croyants musulmans, les nouveaux sionistes du nouvel Israël. (...) http://www.upjf.org/documents/showthread.php?threadid=9360 Si l'on est convaincu que la résolution du conflit sera d'origine religieuse et si l'on parvient déjà au résultat précédemment annoncé, il restera en parallèle et de manière cohérente à convaincre les musulmans à renoncer à Jérusalem comme ville sainte de l'Islam suite à interprêtation politique erronée et non religieuse laquelle n'a pas de réalité sur Jérusalem dans l'islam Il faudra aussi minimiser toutes les incitations à la haine anti juive, chrétienne et mécréante du Coran...tout un travail qui ne sera pas simple mais qu'il faudra entreprendre pour faire accéder le Coran à une dimension respectueuse des droits de l'homme et de liberté religieuse tout simplement un second article de fond bien vu dans la foulée sur ces sujets de l'upjf (relayant liberty vox cette fois), mais second article d'A-M Delcambre: Jérusalem et les fils d'Israël vus du côté musulman, A.-M. Delcambre Islamologue et professeur d'arabe littéraire


http://www.upjf.org/documents/showthread.php?threadid=9361

 

Lettre de André Gaillard

Lettre à André Gaillard :

« Bonjour monsieur André gaillard,

  Je suis Abdelkader Amlou le rédacteur de l'appel intitulé " Appel aux musulmans: Quand le Coran est sioniste" publié sur le site de la revue AFEMO. J'avais tellement eu le plaisir de lire récemment sur le site:
http://lesogres.org/article.php3?id_article=372
, un extrait de votre livre ( Le sionisme en Palestine-israel- Fruit amer du judaïsme).

 Mais des questions  dont je me suis confronté et que je dois partager avec  vous, me sont inévitables.

1-Etant musulman, je vois que votre appel aux sionistes, à renoncer à leur entreprise d'un Etat sur des fondements religieuses ne contredit-il pas le
Coran, auquel se référe le musulman?

 2-Supposons  que les juifs sionistes auront répondu positivement à votre appel, pouvez-vous imaginer qu'un musulman ferait de même et accepterait
de son côté la fondation d'un Etat laïc dans son propre pays ?

 Cordialement votre,

 Abdelkader Amlou »



*******************************





Réponse de André gaillard :

« Cher Monsieur,


Je ne puis vraiment pas être d?accord avec l?utilisation des textes religieux pour justifier une quelconque politique ou quelque comportement que ce soit. Pour moi la Bible, l?Évangile, le Coran ne sont pas des textes sacrés ou des références car ils transportent nombre de mythes, c?est-à-dire des données imaginaires inacceptables, dont les interprétations diverses permettent de justifier tout et son contraire, la paix et la guerre, la justice et l?injustice, aussi bien le sionisme (comme le font les sionistes à partir de la Bible et?vous-même à partir du Coran) que l?antisionisme (comme le fait Anne-Marie Delcambre à partir du Coran, dans la réponse à votre article de la revue AFEMO).La plupart des guerres ne sont-elles pas d?origine religieuse ? Pour moi, il n?y a que les vertus laïques qui peuvent être communes : la raison, la morale, la tolérance, la justice, le respect des autres qui sont susceptibles de faciliter la paix entre les hommes.

  Est-ce qu?un musulman  peut accepter un État laïc ? posez-vous comme seconde question. Là, réside  manifestement un grand problème car seul, de tous les pays musulmans, la Turquie a fait, avec Ataturk, un pas vers la laïcité et ce pas semble même remis en cause actuellement. Je suis personnellement très pessimiste sur le monde dépendant de l?islam, religion qui, par ses dogmes, ses traditions (tel le statut des femmes) et ses structures, coupent les ailes des musulmans.Certes, il porte des valeurs mais il reste pour moi la grande cause de la décadence intellectuelle de ce monde depuis la fin du Moyen-Age. Les intellectuels musulmans qui écrivent que la séparation des pouvoirs politique et religieux est possible dans l?islam, séparation capitale pour toute avancée, me semblent bien minoritaires. Et certains sont même persécutés pour leur prise de position.     
Merci de votre message avec mes sentiments très cordiaux.

A. Gaillard  
Les mer i arkivet » 2016 » 2013 » 2011
Abdelkader Amlou

Abdelkader Amlou

57, Agdenes

Kategorier

Arkiv

Siste innlegg

Siste kommentarer

Lenker

hits