Sionisme musulman(5)

Le discours coranique : La métaphore (1)   

  Le prétendu dialogue entre les cultures auquel de hautes instances politiques et religieuses mondiales appellent n'est, dans le cas le meilleur,  qu'illusion pour ne pas dire mensonge et escroquerie ;  tant que le Pape Benoît XVI, à titre d'exemple, appelle à un dialogue sur la base de l' "ampleur  de la raison", et de même que l'ONU,  sous pression du terrorisme ne cherche  qu'à compromettre politiquement et à réconcilier.
     Si l'on peux réussir un dialogue inter-chretien, le dialogue sur la base de la Raison, telle la Raison est conçue dans le patrimoine occidental, échouera certainement à cause des différences entre les cultures par elles mêmes. Que les gens ne pensent que dans le cadre du contexte socio-culturel de leur regard au monde en général et à leur vie communautaire en particulier.
     La Raison, dans le contexte européen, a bien facilité le passage du mythique au théologique dans le processus  de la formation de la culture hellénistique. La rencontre de la mythologie, la Raison et le monothéisme Toraïque  donna naissance à la théologie chrétienne.
    Les trois éléments forment le béton de l'édifice théologique,  dont la Raison n'est enfin de compte que le moyen d'introduction au sein du monothéisme oriental,  le mythique gréco-romain par l'intermédiaire de l'interprétation.
     Le système herméneutique hellénistique trouve ses références dans l'ensemble du patrimoine gréco-romain que ce soit mythologique ou philosophique devenus fondements essentiels d'une culture populaire  abondante.
     Quelle relation y a-t-il entre cette Raison, la mythologie grecque et le monothéisme oriental ? La question est sérieuse, et on ne peut pas l'exclure tant que la théologie réclame dans sa propriété la Raison, réalité extérieure qui désigne les principes de la logique. Elle dépasse parfois ce sens pour designer une fois encore la sagesse gréco-romaine, mais le moyen par lequel le passage à une théologie fondatrice de la chrétienté trinitaire est assuré : Dans les confusions des significations des mots : Raison ; Parole ; Logos ; Dieu, se manifeste nettement l'influence reçue,  à la fois de la part de la mythologie et de la part de la philosophie. Elle est le moyen d'occidentalisation du monothéisme primitif oriental par le biais de l'interprétation alimentée à partir d'un système mythologique et philosophique  profondément enraciné qui va  embrasser les catégories sociales les plus inférieures tout comme  l'élite supérieure.
     Le triomphe du christianisme suite au triomphe romain, et sous un impérialisme s'étalant sur une grande partie géographique du monde de l'antiquité, avec nations et civilisations, le triomphe du christianisme sous la domination romaine donna naissance à l'idée de Dieu unique, mais avant tout  Dieux de l'homme, dépassant ainsi la tradition ancestrale relative aux divinités particulièrement ethniques et  aboutissant à l'universalité et  à la transcendance coranique.
     Le passage de la mythologie à la théologie nécessitait le long chemin de l'histoire de l'évolution de la pensée occidentale. Le combat auquel s'engageait la Raison contre le mythique depuis les premiers matérialistes naïfs, passant par l'humanisme socratique défendu ardemment  et développé minutieusement  par Platon et Aristote serait doué à l'échec. Les éléments mythologiques  trouveront leurs places dans ce qu'on va appeler théologie étant la science mère qui définira notre vision du monde et déterminera notre comportement vis-à-vis de Dieu.
     Mais la Religion est le système de croyances et de rites nécessaires à la formation de notre vision et à la détermination du comportement réconciliateur. La différence qui le sépare de la théologie et de la même nature que la distance entre la Révélation et la  Pensée. Peut on considérer comme parties égales au dialogue voulu deux parties inégales?  N'est ce pas incompréhensible comment procédera-t-on pendant un dialogue  entre la science donnant sur une religion et une religion donnant sur la science ?  Peut on réussir le dialogue sans que la religion perd de sa nature ?
     Le christianisme hellénistique parait un monothéisme oriental  primitif occidentalisé où Jésus reprend Prométhée dans la fonction de la création de l'homme, cette fois-ci, une création spirituelle. Entre le donneur de la vie au corps et le donneur de la vie à l'âme, il n'y a pas de grande distance, puisque chacun d'eux se doit la place de Dieu, qu'il est à dire de Jésus la version hellénistique de la question de la création de l'homme dans la mythologie grecque. Bien que les deux acteurs partagent  en commun la demarhe-Sacriffice, le compromis entre Dieu-Logos, Dieu-Raison  ou Dieu-parole et Jésus, fils-Dieu,  vient à la place du malentendu traditionnel opposant Prométhée à Zeus.
     Le dialogue entre une théologie et la religion est un EMPTY TALK, un entretien vide, et le mot dialogue dans ce cas n'a pas de sens. On peut comprendre facilement ce que c'est que un dialogue entre deux disciplines scientifiques, mais jamais entre une science et un système de croyances et de rites conçues, pratiqués sous ordonnances strictes d'une volonté transcendante.
     Le christianisme est le résultat des contemplations théologistes occidentales. Il est l'effort déployé pour l'occidentalisation du monothéisme oriental primitif, tout en excluant la tradition juive que ce soit au niveau de la croyance ou celui du rituel qui fonde la Religion. Un dialogue par conséquent, entre théologiens, prôneurs de la «Raison » et la Religion  « violente » par essence, comme vient de suggérer le pape dans sa dernière leçon à Ratisbonne, Septembre 2007, ne tends qu'à permettre à la Raison de convaincre le musulman de se faire couper ce que le pape et certains islamologues prétendent  voir griffes, dans le cas de l'impossibilité d'abandonner  sa propre Foi.
                                                               à suivre  

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Abdelkader Amlou

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56, Agdenes

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