Sionisme musulman(4)

Le discours coranique : Les juifs d'Arabie.

    

Elle m'imputait que nous sommes peu nombreux
     Les nobles sont peu nombreux j?aurais dit
     Qu'y a-t-il, alors qu'il est puissant notre protégé
      Celui des plus nombreux est humilié?



 

    C'est une adaptation de deux vers d'un poème attribué au célèbre poète arabe Samuel ben Haya ben Adya en réponse à une femme probablement polythéiste.


     Samuel dont les origines remontent à Kahtan, l'ancêtre reculé d'une grande partie des arabes, reconnait son appartenance à une minorité juive, mais puissante que grâce à eux, leurs protégés réjouissaient de paix dans un environnement hostile et injuste par acquis.

     Je me trouve dans l'obligation de citer le nom de ce juif arabe, parceque des écrits appartenant à la littérature juive moderne abandonnent la notion de « juifs arabes » pour la notion « juifs des pays arabes ». Ces écrits ont leurs raisons, mais peut-on refuser que des arabes seraient judaïsés et représentent « des juifs arabes », dont Samuel ben Haya ben Adya n'est en effet qu'un simple exemple ?

      Nous n'avons pas de dates exactes de l'entrée des juifs en Arabie, mais « au moins depuis la sortie de l'Egypt » comme le disait Albert Soued dans une conférence publiée (novembre 2002,http://www.chez.com/soued/khaybar.htm ) en parlant d?Hébreux qui « seraient installés au nord d'Arabie au pays de Madian (fief de Jethro, beau frère de Moïse) et à Taymar (Jeremy 25/32) ». « Au moins » disait Albert, pour donner l'idée que les débuts plongeaient encore loin dans le temps.

     En réalité le voisinge en commun des deux langues, l'Hebreu à l'Arabe, nous pousse à parler d'une origine ethnique commune antérieure à l'ancêtre Abraham et qui ne devrait évoluée que sur les terres d'Arabie avant de partir dans un voyage de générations vers et à travers les pays du nord, et à travers l'Egypt, et retourner  plutard riches en cultures, dans l'Arabie, d'une partie d'entre ces Hébreux connus encore cette fois, sous un autre nom : Les Araméens.

     Le mot "hébreu" et le mot "arabe", dans l'accent la plus authentique, partage le même radical composé de trois consonnes "a", "r","b" avec une petite différence que le "r" dans le mot "arabe" vient à la place du "b" dans le mot "hébreux".

     La seconde étape serait pendant le 1ere Temple. Il s'agit cette fois-ci encore, toujours selon Albert, de « tribus et populations juives » : « Les tribus de Ruben, Gad et une partie de Manassé résidaient à la lisière septentrionale du désert de Nefoud et le long de la côte qui mène d'Aqaba au Hidjaz (Médine et Mecque), sur les hautes plateaux montagneux de Khaybar et wadi Al-Qora. La tribu de Semeone conquit plutôt le mont Seir (Chroniques 4/12) ».

     Mais l'étape la plus importante serait celle d'après la destruction du second Temple quand « 80.000 prêtres s'y seraient réfugiés ». Notons en passant qu'aucune académie de valeur équivalente à celles de Babel ou des Terres saintes n'a pu voir le jour malgré ce nombre de prêtres, que les juifs arabes restèrent dépendants de leurs coreligionnaires des ces centres là.

     Pendant cette période des juifs « essaimèrent dans des implantations agricoles et poussèrent jusqu'à Yathrib (Médine) (?). Lors des épreuves contre Rome les juifs émigrèrent vers Khaybar et vers Médine 150 Km plus au sud. A cette époque là on pouvait estimer la population juive de la zone habitée entre Nattah, Chaq et Koutayba à un demi million d'âmes ». On estimait encore que le nombre de tribus fut d'une vingtaine. Ce chiffre de tribus se réfère aux chroniqueurs arabes qui ne parlent que des juifs de Médine, de ceux des voisinages et de ceux de Khaybar. Un demi million et une vingtaine de tribus ! Tribus ou clans ? Qu'importe le chiffre, l'appellation, dirait-on.

     En tout cas notre poète Samuel appartient à une minorité d'un demi million d'âmes groupées dans une vingtaine de tribus (ou clans) que la femme de son texte poétique semble être juive, d?appartenance à une autre tribu (ou clan) plus nombreuse.

     Ils étaient, comme le décrit Albert Soued, des juifs, qui « travaillaient dans des vallées le jour et se réfugiaient dans leurs forteresses la nuits. Ils étaient réputés pour leur technicité en agriculture (les meilleures dattes de l?Arabie, la vigne, les arbres fruitiers, les légumes) et dans l'élevage de chevaux et de chameaux. Ils étaient spécialistes aussi de vers de soie appris en Chine, le tissage, et la confection de vêtements en soie qui étaient exportés par des caravanes jusqu'en Syrie. Certains étaient bijoutiers ou fabricants d'armes et d'armures. Leurs pitons élevés servaient de phare la nuit pour les caravanes qui acheminaient vers le Hidjaz. Ils étaient aisés, d'une grande hospitalité, ouvrant leurs portes même la nuit. ». Des juifs dont la vie était partagée en toute harmonie avec l'arabe et qui reste dans tous les domaines le point de lumière.

     Quant à leur judaïté, nous ne possédons pas grand-chose sur ces juifs « que rien ne distinguait des arabes, excepte les pratiques religieuses », toutefois, on parlait d'un « judaïsme Halakhique défini par les Rabbins », et de la continuité des contacts avec leurs coreligionnaires de Babel, du Caire, des Terres saintes et du Yémen.

     Déjà au 7ème siècle, l'influence du Talmud faisait jour comme le témoigne l?harmonie dans un environnement arabe tribal et bédouin. Il va de dire que cette harmonie est due, sans aucun doute au principe (La loi du pays et la loi « Dina de malkhuta dina ») attribué au Saboraiim, la phase Talmudique finale qui dominait déjà au 6ème siècle.

     Des coutumes et des traditions partagées en commun en toute harmonie, excepte les pratiques religieuses, en vertu du principe des Saboraiim: Peut-on nier que les traditions orales deviendraient au 7ème siècle le cadre général de la vie juive? La source même de la judaïté arabe, dont le Coran ne cesse de faire écho dans ses versets polémiques et ne cesse de manifester le refus à son égard ?

     En effet le Coran n'accepte que la Torah. Son refus des enseignements définis par les Rabbins est beaucoup plus significatif, et nécessite des questions légitimes, car le Talmud était, durant son histoire, l'objet de disputations entre juives eux même. L'acceptation ou le refus faisaient bases des luttes acharnées dans les milieux juifs avant et après la dernière touche de Rashi. Il est même à dire que la dualité dans le Coran: (Fils d'Israël, Juifs), (Les versets-Contes, Les verstes polémiques) reflète cette dualité qui marque la judaïté elle-même, dans ses deux dimensions fondamentales: La Torah et le Talmud.

 

     La confirmation de la Torah par le Coran, mais le refus réservé au Talmud a été la cause du malentendu entre la première communauté musulmane et les juifs de Médine. Il s'agit là pour le nouveau musulman, d'un point de vue coranique qui distingue entre la Parole de Dieu à accepter et celle des humains à rejeter. 

     les versets polémiques expriment le refus, alors que les versets des fils d'Israël (Versets-contes) relatifs à l'Histoire se conforment à la Torah en tant que plan  où se manifeste la volonté divine.



                        (à suivre)

10 kommentarer

haddad

20.11.2006 kl.11:15

"Juif arabe " ou " juif des pays arabes " quelle importance ?En 1948 il y avait près d'1 million de juiffs dans les pays maghrébins et arabo-musulmans du proche orient, il n'en reste qu'une dizaine de milliers. Voilà la réalité

28.11.2006 kl.23:55

Exactement, il n'en reste q'une dizaine de miliers. ils sont partis avec leur culture berbero-judaiste ou arabo-judaiste.

drzz

25.04.2007 kl.10:47

Bravo pour cet excellent blog au très bon message.

Abdelkader

27.04.2007 kl.21:19

Merci beaucoup.

J'ai visité ton blog drzz. Je reconnais l'utilité d'y revenir m'informer.

Oeuvrons pour le bien!

0ctar

04.11.2007 kl.14:36

l'islam est une religion trés tolerante por le doit des minorités , durant la periode de mouhamet si les juifs

nom pas rompu la convention avec mouhamet ils erons jusqu'a nos jours akhaybar et a medine. durant le sejour des misulmens en endenouisie les juifs on prosprés de maniere extra ordinaire ,ce n'est

qu'aprés la reconquete des cretiens que les juifs on etait expulsé del'espagne d'aileur la cominauté

juifs actuelle en espagne ne depasse pas les40000 personnes.

04.11.2007 kl.15:50

Avec les polytheistes, il est certain que les juifs de l'arabie ont noué l'alliance contre la communauté naissante; c'est pourquoi la guerre fut la seule destinée pour la continuité du message.

merci pour le poste et bienvenue monsieur Salem!!

kritik

06.02.2009 kl.14:46

Il est évident qu'un Peuple et une Culture se définissent par la Langue,la Tradition (culturelle) et religieuse, jusqu'à une époque contemporaine, partie essentielle de la Culture. La RACE est une ineptie de plus en plus inepte aujourd'hui, pour différencier peuples et cultures: des Latins, des Moyen-Orientaux de types physiques divers, des extrêmes-orientaux persans hindous turco-mongols jaunes, des nordiques, des Slaves, des Celtes, sont devenus Juifs depuis l'Antiquité par concersions/mariages (Ruth est "Moabite" et la Reine de Saba est une noire de la Corne de l'Afrique!) ceci réalisant UN peuple de base-religieuse avec sa langue sacrée et sa Culture complexe et savante, et

qui s'appelle Peuple Juif. Qu'il y ait peu de commun Physiquement entre un "oriental arabique juif" et un juif slavo-nordique ou un Ibero-Latin... sont des évidences : comme en France, aucun repère physique ne permet de dire QUI est, ou n'est pas, Français...un Provençal, un Lorain ou un Breton Bigoudin n'ont que le très vague caractère "Caucasien" en commun!!!!Où est alors la Question?

07.02.2009 kl.22:59

Le Coran, lorsque il traite avec "les gens du Livre hebraique" cite deux appellations distincts : Fils d'Israel et Juifs(Yahoud en arabe). Ces deux appellations posent un probleme: la promesse est faite aux Fils d'Israel et pas aux juifs. Comment s'en sortir? Pour les musulmans mal renseignés, ils faut leurs prouver que la plupart des juifs expulsés d'Arabie par le prophete, pour se rendre aux Chem(Terre Sainte)furent d'origines arabes. Celà veut dire que la promesse ne concerne uniqement les fils d'israel mais elle s'etend pour s'octroyer à toute personne convertis aux judaisme. Merci monsieur Jacque pour la visite.Amitié,Abdelkader

31.08.2009 kl.18:42

je crois que fils d'israel c'est valabre pour les juifs d'arabie puisqu'ils sont les fils de haroun et siméon et manassé qui sont les petits fils de jacob yagoub qui est israel donc c'est des israeliens

Abdelkader Amlou

09.02.2010 kl.16:01

Exactement et ce que je voudrais dire. Tous les juifs sans exception sont doté de ce droit. Le prophete en est l'ragument: l'expatriation des juifs des Banou-Kaynoukâ n'a pas epargné ceux de dscendance arabe. Les arabe convertis se sont expulsés egalement vers la terre sainte. Ce fut le premier retour en masse dans l'histoire de "la nouvelle ere".

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Abdelkader Amlou

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